La Musardine

  • Publiée en 1998 dans une édition grand format par les éditions de la musardine avec un succès immédiat, et maintenant épuisée, voici que réparait en édition de poche l'excellente anthologie de la fessée et de la flagellation d'alexandre dupouy.
    Florilège judicieusement établi, choix mûrement réfléchi et pesé, mêlant le meilleur de quelques chefs-d'oeuvre à de surprenants extraits de livres souvent inconnus, ce remarquable ouvrage compose au final un très attractif cocktail de lectures, dans l'un des domaines certes un peu réservés, mais qui compte parmi les plus courus de l'univers amoureux. si, comme nous l'espérons, ce recueil rencontre la faveur de nos lecteurs, alexandre dupouy lui donnera sans doute une suite, car ce n'est assurément pas - quoique souvent des plus rares - la matière qui manque.

  • Cette image est destinée à un public majeur.

    J'ai plus de 18 ans

    Joyeux enfer

    Alexandre Dupouy

    À l'heure où la pornographie envahit nos écrans, si nous allions voir comment nos aïeux excitaient leurs pupilles ?...

    Dès le milieu du XIXe siècle apparaissent les premiers daguerréotypes obscènes qui vont inspirer Gustave Courbet et son Origine du monde. Au fil des décennies, ce type d'images ardemment convoitées, mais coûteuses et proposées « sous le manteau », va se populariser. Dans le même temps, les modèles académiques craintifs et soumis des premiers clichés disparaissent au profit de femmes affranchies, dont le regard audacieux et provocateur n'hésite pas à saisir l'oeil du photographe et du voyeur. C'est cette épopée, s'étalant de 1850 à 1930, qu'Alexandre Dupouy propose de nous conter en révélant, suivant un classement thématique, une sélection pointue et rigoureuse de plus de 300 photographies vouées à dévoiler le talent injustement méconnu de ces artistes anonymes et de leurs modèles complices dans l'authentique expression de leur sexualité arrogante et libertine.

    Le livre est accompagné d'un DVD intitulé « Porno Folies », comprenant 9 films pornographiques clandestins du début du siècle, pour une durée totale de 60 minutes : « Strip-tease forain » ; « La Nouvelle Secrétaire » ; « Le peintre » ; « Clownerie » ; « Photo nuptiale » ; « Avec ses pieds » ; « École de danse » ; « Étape en forêt » ; « Dernières cartouches ».

  • Dans Souvenirs sur Apollinaire (1945), Louise Faure-Favier intitule le dix-huitième chapitre de son ouvrage « Apollinaire et les femmes ou le chapitre impossible », en soulignant qu'il est encore bien trop tôt pour démêler l'écheveau des amours de son ami poète.
    Depuis, de nombreuses études et biographies sur Apollinaire sont parues, mais aucune sur la place essentielle qu'occupent la sexualité et les femmes dans la vie et l'oeuvre de l'écrivain.
    Qu'elles se soient appelées Mareye, Linda, Annie, Marie, Lou ou Madeleine, les femmes du « Mal-Aimé » n'ont jamais semblé pouvoir assouvir les désirs du poète. Il y faut davantage : des centaines de lettres et de poèmes où l'obscène le dispute à la splendeur du verbe, une oeuvre érotique parmi les meilleures du siècle, une activité d'éditeur bravache pour faire découvrir Sade ou Nerciat au profane. Mais qu'est-ce qui fait courir Apollinaire, quel est donc ce feu sacré qui couve, ce désir qu'il s'agit de brûler ?
    Cet ouvrage révèle la face cachée du grand poète, monument de la littérature française, éternel jouisseur dont la hardiesse bucolico-pornographique éclate : « Si tu savais comme j'ai envie de faire l'amour, c'est inimaginable. C'est à chaque instant la tentation de saint Antoine, tes totos chéris, ton cul splendide, tes poils, ton trou de balle, l'intérieur si animé, si doux et si serré de ta petite soeur, je passe mon temps à penser à ça, à ta bouche, à tes narines. C'est un véritable supplice. C'est extraordinaire, ce que je peux te désirer. [.] Mon Lou je me souviens de notre 69 épatant à Grasse. Quand on se reverra on recommencera. » (Lettre de Guillaume à Lou, 13 janvier 1915.)

  • Paris a de tous temps été considérée comme la capitale du plaisir et de la joie de vivre. Les « petites femmes de Paris » furent élevées au rang de mythe, tandis que la « vie parisienne » était une forme probable du paradis sur terre. La ville a été le décor de milliers d'aventures galantes : les histoires d'amour les plus extraordinaires, les spectacles les plus émouvants, les débauches les plus extravagantes.
    Des rois et des reines aux moeurs très libres, des écrivains et des artistes sachant décrire avec fougue et verdeur les plaisirs de l'amour, quelques femmes extraordinaires et libres, un décor si propice aux intrigues, tout était en place pour cela. Nous allons visiter le Paris de l'amour. Au fil des pages nous rencontrerons les grisettes et les premières strip-teaseuses, les grandes courtisanes et les modèles des peintres de Montparnasse, Louis XV, le Régent, Casanova, Colette, Mistinguett, les lesbiennes chic américaines, les homosexuels de la Cour et ceux des ruelles, les comédiennes de la Comédie-Française, les habitués du Palais-Royal, les inventeurs de la photographie érotique, la police des moeurs, les hommes et les femmes nus statufiés sur les places publiques, et mille autres personnages de la grande comédie érotique parisienne. Cet ouvrage est illustré d'une centaine de photographies et de documents, pour la plupart inédits, provenant de la collection privée de l'un des plus grands spécialistes parisiens de l'histoire de l'érotisme.

empty