Plumes Et Crayons

  • Au début du XIXe, la Cité de Carcassonne est en très mauvais état et délaissée par ses habitants au profit de la ville basse plus moderne et plus facile d'accès. Prosper Mérimée, écrivain et inspecteur général des monuments historiques, a le coup de foudre pour ce monument en perdition et confie le début des restaurations à l'architecte Viollet-le-Duc. En cette fin de XIXe, de nombreux travaux vont redonner un éclat et même une certaine aura à la cité.
    Albert Robida, dessinateur et écrivain, amoureux du moyen-âge et des vieilles pierres (sa reconstitution du vieux Paris lors de l'exposition universelle de 1900 nous le démontre) rédige et dessine alors ce charmant conte sur la fameuse légende du trésor caché de Carcassonne. Ce petit livre pour enfants est publié la première fois en 1926. Les années suivantes, après quelques rééditions, il est rapidement tombé dans l'oubli. Voici donc ressuscitée cette légende avec les magnifiques dessins en noir et en couleurs d'un des plus grands dessinateurs Français.
    Albert Robida (1848-1926) était auteur, caricaturiste, illustrateur, chroniqueur, maître de l'anticipation et historien de Paris. Son oeuvre est riche de plus de 60 000 dessins et de 200 livres illustrés. En préface, une biographie de Robida par Adolphe Brisson.

  • Fin 1882, Robida annonce la prochaine sortie de l'ouvrage « Le Vingtième Siècle » qui doit transporter le lecteur en 1952. Avec sa boule de cristal, il s'amuse à imaginer toutes les évolutions techniques du prochain siècle. Pour rappel, le premier prototype de téléphone a fait ses premiers essais en 1876 et en 1880, la télégraphie par câble est le seul moyen de communication à distance. Le télégraphe sans fil ne sera expérimenté qu'en 1895. Et Robida prédit : la visio-conférence, le télé-achat, la télévision (avec le mot télé), les journaux télévisés, les disques, cassettes et systèmes d'enregistrement, les caméras de télésurveillance, les interphones, les lignes aériennes (alors que Clément Ader ne volera la première fois qu'en 1890), les transports urbains rapides (TGV, RER), les joies du camping et caravaning, le travail des femmes, le droit de vote et même l'élection de femmes à la députation, les sociétés de restauration industrielles, les publicités, les armes de destruction massive, les chars, les hélicoptères, la guerre chimique, la pollution chimique et industrielle et la protection de la nature avec les zones naturelles protégées...
    Visionnaire et écologiste avant l'heure, il abhorre l'évolution technologique qui, selon lui, va progressivement anéantir la nature et l'homme. Il prédit la surpopulation qui va fragiliser la race humaine et la rendre plus sensible aux miasmes et aux microbes !
    Albert Robida (1848-1926) était auteur, caricaturiste, illustrateur, chroniqueur, maître de l'anticipation et historien. Son oeuvre est riche de plus de 60 000 dessins et de 200 livres illustrés.

    Première réédition de la Vie Electrique depuis la fin du XIXe. Le texte a entièrement été recomposé mais en gardant la mise en page originale. le format est identique et toutes les gravures en couleurs sont bien reproduites en couleurs. Livre relié, dos rond, cousu et à couvertures rigides illustrées.

  • Comme le dit Albert Robida dans ce petit livre publié en 1905 : Esquissons des projets, faisons des propositions. Il y a toujours des projets en l'air destinés à s'évaporer en nuages, en flocons de fumée que le vent effiloche tout de suite, comme aussi des projets qui s'entassent dans des cartons pour y dormir un éternel sommeil. Mais dans le nombre il y en a qui sortent un beau jour de ces cartons-catacombes, et ce sont quelquefois les plus mauvais. Cela s'est vu souvent, cela se voit et se verra encore.
    Après un rapide historique de l'Ile de la Cité, Albert Robida nous décrit tous les vestiges anciens disparus sous le marteau des promoteurs et met en avant tout ce merveilleux patrimoine en commençant bien sur par Notre-Dame. Il termine par le XXXe siècle avec une île de la Cité en ruine. L'Ouvrage original est illustré de 22 dessins et d'une eau-forte de la vue de la pointe orientale de l'ile de la Cité avec Notre-Dame.
    Livre de format 148x210, de 76 p. agrafé.

  • "Albert Robida, né à Compiègne le 14 mai 1848 et mort à Neuilly-sur-Seine le 11 octobre 1926, était un dessinateur, lithographe, aquafortiste, caricaturiste et romancier. Pendant près d'un demi-siècle, de La Tour enchantée (1880) aux Mésaventures de Jean-Paul Choppart (1926), Albert Robida a consacré à l'enfance et à la jeunesse une part importante de ses talents de dessinateur et d'écrivain : soixante et onze titres écrits et/ou illustrés, soit près d'un tiers de sa production, sans compter les revues auxquelles il a donné couvertures et dessins.

    L'ensemble offre une grande diversité d'inspirations : le fantastique et l'anticipation, le roman historique, les histoires amusantes ou rocambolesques, thèmes de prédilection de Robida, dominent dans les vingt-deux ouvrages dont il est l'auteur ; dans les livres qu'il a seulement illustrés, on trouve des contes et légendes, des classiques de la littérature picaresque et des romans d'aventures.

    L'éditeur Henri Laurens, avec sa collection des « Chefs-d'oeuvre à l'usage de la jeunesse » s'appuie sur des textes confirmés de la littérature universelle pour promouvoir l'oeuvre des meilleurs illustrateurs de son temps. Les Voyages de Gulliver illustrés par Robida figurent parmi les premiers titres de cette collection, et accordent en effet toute la vedette à l'artiste dont les multiples vignettes et les luxueuses gravures en couleurs irriguent généreusement le texte. L'illustrateur y privilégie les facettes comiques et fantastiques du roman, suivant en cela ses propres inclinations, mais aussi les voeux de l'éditeur qui souhaite offrir aux enfants un livre « de pur amusement », excluant la puissante et amère satire de Swift.
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