Langue française

  • Paru en 1901 dans "La Vie illustrée" puis en version intégrale en 1902, "L Horloge des siècles" est une anticipation à rebours. Un cataclysme cosmique provoque la rotation en sens inverse de la Terre. Mais bien plus grave, il entraîne un dérèglement de la marche du temps qui, soudain, fonctionne « à l'envers » de ce que l'on en connaît ! Les vieillards redeviennent jeunes, les plus jeunes retombent en enfance et, pire, les morts ressuscitent, avant, eux aussi, de rajeunir inexorablement... Les situations, les carrières, les couples, bref la société, tout se trouve emporté dans ce maëlstrom du temps inversé. Entre cocasserie et sérieux de la réflexion sur le temps, sur l'histoire, sur la guerre, sur la question sociale ou sur l'humanité en général, Robida nous entraîne dans un roman échevelé, loin des sentiers balisés de la connaissance. Et le livre s'arrête lorsque s'annonce le retour prévisible du « dernier coup de canon de Waterloo », pour ne pas dire de la bête noire de Robida : Napoléon Ier. Qu'il croque d ailleurs, dans un de ses 55 dessins, chevauchant en compagnie de la Mort pour le nouveau malheur de l'humanité... Albert Robida (1848-1926) est plus connu aujourd'hui comme un très grand illustrateur ; pourtant ses romans d'anticipation sont à redécouvrir. Il y déploie une prémonition stupéfiante dans ses inventions futuristes plus vraies que la réalité.

  • Parmi les vieilles cités françaises qui ont conservé les monuments de leur passé, Montferrand occupe une place véritablement unique. Alors que dans la plupart des villes les édifices d'autrefois semblent dépaysés et font parfois une étrange figure au milieu des constructions modernes, les vieux hôtels et la belle église de Montferrand se présentent dans le cadre, resté intact, pour lequel ils ont été construits. Il semble que l'histoire se soit arrêtée pour Montferrand le jour où un roi de France, oublieux des services que la commune de Montferrand avait rendus à ses ancêtres, supprima son autonomie et l'annexa à sa puissante voisine.
    Habitant depuis de longues années Montferrand, M. Victor Favyé était tout particulièrement désigné pour entreprendre ce travail. Non seulement il aime sa vieille cité, mais il en connaît toutes les pierres et les moindres curiosités, il sait l'histoire de toutes ces maisons et a étudié avec soin tous les témoignages qui nous sont parvenus sur le passé de Montferrand et sur ses institutions municipales, religieuses, populaires. Et il a eu le rare bonheur de trouver pour l'illustrer le crayon d'un de nos artistes dont le talent sait si bien évoquer les monuments d'autrefois. Les gravures du Maître Robida, sont vraiment dignes des consciencieux imagiers qui taillèrent dans la pierre de Volvic avec une imagination charmante les tympans et les statues qui sont la parure de ces vieux logis (extrait de la préface, édition originale).
    Initialement éditée en 1923, cette monographie méritait amplement d'être remise à disposition du public auvergnat.
    Elle permettra de mieux connaître et apprécier le passé de cette cité, annexée dès le milieu du XVIIIe siècle à Clermont d'Auvergne.

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