Pocket (réédition numérique FeniXX)

  • Les sorciers et les sorcières ont existé de tout temps. À Rome, à Athènes, plus tard au Moyen Âge, ils vendaient ouvertement leurs charmes d'amour, leurs invocations à la pluie, leurs sortilèges pour le bétail, tout cela sans le moindre lien au diable. Mais tout changea vers 1450. La sorcière, qui pratiquait le petit commerce de la divination ou du simple maléfice, fut assimilée à une prêtresse du diable habituée du sabbat. Les grands massacres allaient commencer. Si la sorcellerie est éternelle, la mise à mort massive des sorcières en Occident ne fut pratiquée que pendant un temps assez court, tardif (1570-1630), et surtout sur une aire géographique restreinte, entre la Lorraine et la Westphalie, les Alpes et les évêchés rhénans. Pourquoi ? C'est ce à quoi Guy Bechtel s'est attaché à répondre. La liquidation des sorcières fait partie sans doute d'une époque, à partir des XIIe-XIIIe siècles, où l'on persécutait systématiquement les minorités jugées dangereuses : lépreux, Juifs, hérétiques, homosexuels... Et le martyre des sorcières, s'il s'enracine très loin dans l'Histoire, se poursuit encore aujourd'hui.

  • Montre combien l'instant est une réalité mouvante, qui se métamorphose au gré des oeuvres maîtresses de la littérature européenne.

  • Comment la vie naît-elle ? Par quel mystère, de la réunion d'un principe mâle et d'un principe femelle, surgit un être animé ? Question fondamentale de l'histoire des idées, qui se trouve au coeur des grands débats des XVIIe et XVIIIe siècles - à l'époque où la science moderne se construit -, avant de devenir l'un des axes fondamentaux de la recherche moderne. On trouvera dans cette anthologie : une introduction générale qui situe la question dans son contexte et présente ses principaux aspects. Les textes fondamentaux des savants et des philosophes - parfois les mêmes auteurs - qui ont posé ce problème et tenté de le résoudre ; des textes originaux, souvent devenus introuvables, toujours vivants et étonnants. Une documentation de première main, qui permet d'assister en direct à la naissance d'une science dont les développements et les enjeux sont considérables : la biologie.

  • Jung est l'un des pères de la psychanalyse. Ses relations avec Freud sont complexes, sa doctrine paraît déroutante.

  • Ce second volume couvre la période de la pleine expansion coloniale (1879-1900) aux années 20 et 30, marquée par la revendication anticoloniale.

  • Ce troisième volume analyse les phases du décin colonial jusqu'à la décolonisation sous De Gaulle et les derniers DOM-TOM.

  • Les idées, les arts, les sociétés. Dans ce monde qui nous fait peur, les libéraux nous disent que tout ira pour le mieux dans le meilleur des mondes si nous nous abandonnons aux lois de l'économie ! Mais nous prêtons plus volontiers l'oreille à ceux qui crient à l'horreur économique et nous désignent des coupables plausibles : multinationales, marchés financiers, progrès technique... Les uns et les autres nous trompent. Aux faux espoirs de la "pensée unique" libérale répondent les peurs imaginaires et les boucs émissaires d'une "contre-pensée unique", anti-économique, anti-européenne, anti-mondialisation. Une société horrible nous guette en effet, mais cette horreur n'a rien d'économique, elle est politique. Elle résulte de nos choix collectifs et des stratégies de pouvoir de nos gouvernements, elle est inscrite dans le mutisme des citoyens qui ne se dressent plus pour dire le monde qu'ils attendent. L'horreur politique est plus scandaleuse et plus monstrueuse que l'horreur économique, parce qu'elle est choisie, acceptée. Mais c'est là aussi notre raison d'espérer, car d'autres choix sont toujours possibles...

  • Comment l'affirmation de la suprématie de l'homme sur l'animal, dans l'idéologie occidentale, a-t-elle servi à légitimer d'autres dominations et discriminations à l'intérieur de l'humanité ? Telle est l'interrogation soulevée par cet ouvrage. L'auteur ne présente pas une dénonciation de type écologique des traitements iniques infligés à nos "frères inférieurs", mais l'analyse du processus qui conduit à extraire de l'humanité des êtres humains et à les traiter comme des bêtes. Cette opération de "bestialisation" provoque la "diabolisation" d'"espèces" entières de populations : les femmes, les Barbares, le peuple, l'autre... Certains propos, pudiquement oubliés, des plus grands penseurs, pourraient prêter à sourire s'ils n'avaient préparé, ou accompagné, des pratiques d'exclusion parfois meurtrières.

  • Qu'il soit objet de fascination ou de répulsion, qu'il séduise ou qu'il trouble, qu'on l'exalte ou qu'on le nie, qu'on en fasse la clef du comportement des hommes ou l'obstacle à leur élévation, le corps est au centre de nos réflexions depuis la plus haute antiquité. On trouvera dans cette anthologie : une introduction synthétique sur l'histoire de cette question ; un choix de textes fondamentaux pour chacun des grands thèmes traités : sa représentation, son rôle dans la constitution de l'identité, le problème de la connaissance du corps ; des textes significatifs des différentes approches, celles de la littérature, de la morale, de la religion, de la philosophie, de la psychanalyse.

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