Pocket (réédition numérique FeniXX)

  • Les sorciers et les sorcières ont existé de tout temps. À Rome, à Athènes, plus tard au Moyen Âge, ils vendaient ouvertement leurs charmes d'amour, leurs invocations à la pluie, leurs sortilèges pour le bétail, tout cela sans le moindre lien au diable. Mais tout changea vers 1450. La sorcière, qui pratiquait le petit commerce de la divination ou du simple maléfice, fut assimilée à une prêtresse du diable habituée du sabbat. Les grands massacres allaient commencer. Si la sorcellerie est éternelle, la mise à mort massive des sorcières en Occident ne fut pratiquée que pendant un temps assez court, tardif (1570-1630), et surtout sur une aire géographique restreinte, entre la Lorraine et la Westphalie, les Alpes et les évêchés rhénans. Pourquoi ? C'est ce à quoi Guy Bechtel s'est attaché à répondre. La liquidation des sorcières fait partie sans doute d'une époque, à partir des XIIe-XIIIe siècles, où l'on persécutait systématiquement les minorités jugées dangereuses : lépreux, Juifs, hérétiques, homosexuels... Et le martyre des sorcières, s'il s'enracine très loin dans l'Histoire, se poursuit encore aujourd'hui.

  • « Mettons tout de suite les choses au point : si certains se sont procuré ce livre pour satisfaire une curiosité malsaine, ils seront déçus. Je n'ai pas le goût du scandale et il n'est pas dans mes intentions de laisser libre cours à des propos captieux, à des images morbides, à une pensée somme toute abjecte, ignoble. Non, je cherche seulement à dire ici avec le plus de simplicité, le plus d'honnêteté possible comment je suis devenu une vache. Je tenterai d'exprimer les différentes étapes de ma transformation sans chercher une dramatisation outrancière, même si encore aujourd'hui je ne peux évoquer sans larmes la première fois que je me suis fait traire. C'était il y a quelques printemps déjà et mes pis endoloris ont pu longtemps témoigner de ma singulière expérience. » Philippe Bonneval devenu Blanchette livre ses souvenirs et ses réflexions sur Dieu, la vie, l'amour, les hommes, les bovidés, répondant tout au long de ces pages à une question longuement ruminée, mais rarement traitée par la littérature : « À quoi ça pense une vache ? »

  • "Pourquoi Clemenceau ? Peut-être une nostalgie, la nostalgie d'un homme d'État à l'âme ardente et forte comme on en chercherait en vain de nos jours. Ah, on ne s'ennuyait pas avec lui ! Sa langue était terrible, sa plume aussi. C'est de lui que j'ai eu envie de tracer le portrait dans toute sa dimension, y compris dans ses traits les plus exécrables. Il en avait. Intolérant, cruel, impulsif, irascible, un monstre d'orgueil... Personnage hors du commun en une époque tumultueuse où la jeune République commençait à peine à s'enraciner dans la nation, toute sa vie a été un long combat pour la défense de ses idéaux de jeunesse, liberté et justice. (...) Le pays l'a adoré, tandis qu'il le tenait, aux heures sombres de la guerre de 14, à bout de bras ; les femmes l'ont aimé jusqu'à son dernier souffle ; ses contemporains l'ont parfois haï ; le pouvoir lui est venu tard mais, alors, quel usage il en a fait !" Françoise Giroud

  • Au fil des siècles, l'attitude des hommes face aux maladies collectives s'est transformée. Avec les innovations thérapeutiques du XXe siècle, l'homme pouvait croire qu'il était parvenu à maîtriser les épidémies. Mais l'apparition du sida, les grandes endémies tropicales et la résurgence d'anciens fléaux, tels que le choléra et la tuberculose, mettent toujours sa vigilance à l'épreuve.

  • Une femme en proie au mimétisme : comment Harriet, la New-Yorkaise défigurée, s'identifie à Zelda, la jeune Egyptienne violée et engrossée, enterrée vive par ses frères. Comment, descendue au plus bas, elle peut remonter à la vie. Publié précédemment sous le pseudonyme d'Hélène Laurens.

  • « Josette avait fait pipi dans sa culotte pendant l'élévation. Les choeurs entonnaient Gloria Deus in Excelsis ; plie, plie, ponctuait Josette s'égouttant sur les dalles. Chez nous la messe était interdite, on pourfendait les calotins, mon père y vendait Le Crapouillot et proclamait « La calotte, ça radote ». Moi j'y allais pour les chants qui crevaient les murs de l'église, pour le soleil en gloire tombant des vitraux, et pour Josette dont la chevelure rousse me brûlait la poitrine, pour cette manie qu'elle avait de s'oublier un peu partout. Après, on descendait au ruisseau. Josette lavait sa petite culotte - sa mère avait des principes. Je regardais ses fesses nues sous sa robe tandis qu'elle se penchait ; les léchais des yeux, si roses et fièrement bombées, fruits d'un autre univers qu'on n'aurait pu nommer sans outrage. Je tremblais et, la nuit, rêvais de tenir entre mes mains ces globes frissonnants, d'en mordre la peau hérissée par la fraîcheur de l'air que brasse le torrent. »

  • Les compagnons du Tour de France formèrent jadis une espèce d'aristocratie ouvrière avec ses lois et ses rites. La plupart d'entre eux élevèrent leur métier au niveau d'un art. Le héros de Jean Grangeot, parti adolescent de Saint-Aignan-sur-Cher, sera initié au travail du bois, de la pierre et du fer par des compagnons plus anciens tout en fréquentant les écoles de Saumur, Angers et Bordeaux. Devenu ingénieur, il construira, tant en France qu'en Espagne, Rhodésie et Roumanie, des ponts et des voies de chemin de fer et participera à la célébration en 1889 du centenaire de la Révolution française, puis à l'Exposition universelle de 1900. De la fin du Second Empire aux lendemains de la dernière guerre mondiale, l'auteur, au travers d'un roman historique riche en aventures et péripéties, plonge ses personnages au coeur de tous les bouleversements de la planète.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Hier, de tous côtés, on disqualifiait la morale. Aujourd'hui, les éthiques sont partout, affichées par les entreprises, revendiquées par les scientifiques, invoquées par les politiques. Que signifie donc cette mode nouvelle ? N'est-elle que le succédané d'une morale introuvable ? Dans la confusion régnante, il faut confronter les pompeux discours aux actes eux-mêmes. À travers l'entreprise, la communication et la recherche biomédicale, il est possible de critiquer l'éthique pour fonder une morale à venir.

  • Montre combien l'instant est une réalité mouvante, qui se métamorphose au gré des oeuvres maîtresses de la littérature européenne.

  • Le Sphinx rouge, le double maléfique du Sphinx de pierre qui siège au pied des pyramides, a été libéré par mégarde. Pour empêcher Seth et le prince félon Chepseska d'utiliser la puissance du Sphinx rouge contre l'Égypte, Papyrus et Théti doivent se rendre au royaume des morts...

  • L'évolution scientifique et technologique des deux derniers siècles a généré une société d'exclus n'ayant plus accès à la dignité. Pour Xavier Emmanuelli, l'exclusion engendre tout à la fois une rupture et un chemin d'espérance : l'homme abandonne un vieux monde sans comprendre encore le monde nouveau qui se cherche. Fort de cette réflexion, il nous invite à développer un "humanitaire" qui ne soit pas une solidarité technicienne, mais bien une véritable attention, une compassion. Tant il est vrai que, bien loin de la lutte sociale, les seules forces capables de restructurer l'homme et la société sont la fraternité et l'amour.

  • Tout ce qui s'était passé depuis qu'elle avait sonné à la porte conduisait à visage-visage. Que s'est-il passé ? Que font Laure et Thomas sous nos yeux, en temps réel, de la première à la dernière page de ce récit ? L'amour intensément, librement - cédant sans frein à leurs impulsions dans une confiance de rêve. Il faut le talent d'un écrivain d'exception pour rendre cette scène absolument unique, comme doit l'être toute rencontre d'une peau avec une autre, et pour nous épargner la moindre gêne au coeur d'un désir si cru, si authentique.

  • - Quels sont vos nom, prénom, âge et profession ? - Roumajon Yves, 62 ans, psychiatre. - Vous avez été commis pour examiner l'accusé et procéder à l'examen psychiatrique. Vous jurez de rendre compte de vos recherches et constatations en votre honneur et conscience. Levez la main droite et dites : « Je le jure »... Le docteur Roumajon a passé de longues heures en face de personnages étranges comme Claude Buffet, deux fois assassin, condamné à mort et guillotiné, Patrick Henry, meurtrier d'un enfant, qui sauva sa tête à Troyes après un procès qui divisa la France, Lucien Léger, « l'Étrangleur », Jean-Charles Willoquet, Pierre Goldman, exemple d'une reconversion étonnante. Il a aussi écouté les confidences de centaines de gosses qui peuplent le quartier qui leur est réservé à Fresnes et de ceux qu'il a accueillis dans le centre qu'il a fondé à Vauhallan, près de Paris. A travers ces récits - dont certains sont déchirants -, ce qu'il montre, c'est l'incroyable gâchis qui est fait parce que la société et l'opinion s'en tiennent à des idées toutes faites sur la délinquance juvénile, les rapports de la psychiatrie et de la justice, les peines qui doivent être appliquées, les traitements qui conviennent.

  • Pavel se rend à Séville car il a l'impression qu'il s'y passera quelque chose. Sa rencontre avec Vargas, le vieil écrivain qui a cessé d'écrire, va bouleverser sa vie.

  • Comment rester parent quand on n'est plus mari et femme ? Les enfants de divorcés ont-ils plus de problèmes que les autres ? Comment se faire aider quand on vit une situation de couple difficile ? Les enfants réagissent-ils différemment selon leur âge ? Doit-on tout leur dire ? Qu'attendre de la justice dans ce domaine ?

  • Un jeune mousse ramène sur son cargo une chienne errante et affamée. Même s'il est un bon bougre, le capitaine annonce au garçon qu'il faudra la débarquer avant le départ. Mais le mousse en décide autrement et cache la chienne dans la cale. En pleine traversée, elle se met à hurler à la mort. Elle sent venir la tempête.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Au confluent des mythes les plus anciens et des théories scientifiques les plus récentes, l'intelligence artificielle s'est développée de manière spectaculaire. Elle s'est donné pour ambition de recréer - au moyen des ordinateurs - les facultés les plus spécifiques de l'homme : voir, parler, raisonner. Pour ce faire, elle a renouvelé les approches traditionnelles de la pensée et du langage, du savoir et du cerveau. Avec ses méthodes originales, ses ambitions immenses, elle est à la croisée des chemins entre la science et la philosophie, la linguistique et la sémiologie, et joue désormais un rôle fondamental dans le paysage de la recherche, comme dans notre vie quotidienne.

  • Au confluent des mythes les plus anciens et des théories scientifiques les plus récentes, l'intelligence artificielle s'est développée de manière spectaculaire. Elle s'est donné pour ambition de recréer - au moyen des ordinateurs - les facultés les plus spécifiques de l'homme : voir, parler, raisonner. Pour ce faire, elle a renouvelé les approches traditionnelles de la pensée et du langage, du savoir et du cerveau. Avec ses méthodes originales, ses ambitions immenses, elle est à la croisée des chemins entre la science et la philosophie, la linguistique et la sémiologie, et joue désormais un rôle fondamental dans le paysage de la recherche, comme dans notre vie quotidienne.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Novélisation de l'adaptation cinématographique du Bossu de Paul Féval par Philippe de Broca (sortie le 3 décembre 1997).

  • "Je vous pose trois questions auxquelles vous me répondrez en toute franchise : Acceptez-vous de sauter n'importe où, en blind ? Acceptez-vous de sauter avec vingt-deux mètres-seconde de vent ? Acceptez-vous de sauter sans appui-chasse ? - Je réponds oui à vos trois questions, mon Commandant." C'est la vocation des légionnaires parachutistes : sauter, quelles que soient les conditions atmosphériques, quel que soit le danger. L'histoire des légionnaires parachutistes du 2e B.E.P. commence, en Indochine, en 1949. Le séjour débute au Cambodge dans la décontraction. Pas pour longtemps. Voler au secours d'un poste, d'une unité en difficulté devient, très vite, une routine souvent meurtrière... Puis, dans la nuit du 3 au 4 octobre 1951, le bataillon intervient en unité constituée. Ce sera la bataille de Nghia Lo, suivie de celle du Ba Vi, les opérations "Lorraine", "Marion", Na San, Langson... Le 10 avril 1954, les hommes du 2e B.E.P. sautent sur Diên Biên Phu. La plupart disparaissent au combat, ou sont faits prisonniers. Le 3e B.E.P., qui arrivait en renfort, revendique l'honneur de s'appeler 2e B.E.P. De l'Algérie, au Tchad, à Kolwezi, l'histoire du 2e R.E.P., héritier du 2e B.E.P., commence.

  • De tous nos rois, François Ier est certes celui qui a donné naissance aux plus nombreuses images d'Épinal : François Ier armé chevalier par Bayard sur le champ de bataille de Marignan ; François Ier, au soir de Pavie, écrivant à sa mère : « Tout est perdu, fors l'honneur » ; François Ier s'aliénant Henri VIII d'Angleterre par son luxe insolent au camp du Drap d'or ; François Ier accueillant Benvenuto Cellini et Léonard de Vinci en France ; François Ier et ses belles favorites... Louis XII, son prédécesseur, soupirait en le regardant : « Ce gros garçon va tout gâter. » En réalité, ce fut un roi aussi intelligent et fin politique que Louis XI. Favorisé par un physique séduisant, il n'inspirait pas de méfiance à ses ennemis, et réussisait à les prendre dans sa toile. Il parvint à tromper Charles Quint, à faire admettre aux Français la nécessité d'une alliance avec Soliman l'Infidèle. Mécène et humaniste, cet homme de la Renaissance en fut le symbole même. Au sein d'une cour chamarrée et brillante, François Ier mène le bal, amoureux de l'amour, créant l'état civil, entérinant la primauté du français sur le latin dans la rédaction des actes officiels, développant l'imprimerie, fondant le Collège des lecteurs royaux, futur Collège de France, bâtissant le port du Havre, Fontainebleau et l'admirable Chambord au coeur de sa couronne de forêts, agrandissant la France, encourageant Jacques Cartier dans son exploration du Canada. D'Amboise à Marignan, de Fontainebleau à Paris, de Calais à Pavie, de la prison de Pizzighetone à celle de Madrid, de Bayonne au Louvre, André Castelot nous enlève au grand galop - et aussi avec émotion - à la découverte de ce roi trop méconnu.

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