Plon (réédition numérique FeniXX)

  • Avant d'écrire « Le temps du soupçon », commentaire de la dernière conférence de presse du Président de la République, j'ai longuement hésité. Si certaines voix s'étaient élevées, si François Mauriac ou André Malraux avaient répondu au général de Gaulle ce qu'ils auraient répondu à tout autre homme d'Etat tenant de pareils propos, je serais resté au dehors d'un débat dans lequel je ne puis m'engager en toute sérénité. Aucun des écrivains, honneur des lettres françaises, n'a parlé. Je me suis donc résolu ou résigné à plaider contre un réquisitoire d'autant plus insidieux qu'il demeure camouflé. J'ai pensé que ce témoignage ne prendrait sa pleine signification qu'à la condition d'y joindre les articles publiés pendant la crise du printemps 1967 et deux études sur Israël et les Juifs, écrites en 1960 et 1962, à l'époque où l'alliance franco-israélienne assurait aux Français d'origine juive une sécurité morale dont les privent, aujourd'hui, les péripéties de l'Histoire.

  • Le professeur Israël remet en question la médecine telle qu'elle est enseignée et pratiquée aujourd'hui. Alors que le devoir du médecin est de servir le malade, les modalités de sa sélection et de sa formation, les réglementations bureaucratiques à la recherche d'économies nécessaires, l'entraînent vers de graves dérives et compromettent à la fois l'homme et la profession. "J'appartiens à la cohorte des hommes de terrain que jamais aucun décideur n'a consultés, ni sur l'organisation des études, ni sur l'allocation des sommes consacrées à la santé, à la recherche, à l'enseignement, ni sur la distribution des soins, ni sur la moralisation de la profession, et je profite de l'occasion qui m'est offerte pour rappeler quelques valeurs. En particulier, celle de la vie humaine et sa dangereuse mise en cause par la revendication d'une euthanasie médicale."

  • Industriel français, l'auteur analyse les faiblesses de son pays, étudie les perspectives qu'offre l'Europe de Maastricht et propose des solutions. Il mesure les avantages et les limites de la mondialisation. Sans refuser l'idée européenne, il plaide pour une Europe des nations dont il craint la disparition.

  • L'auteur s'insurge contre ce qu'il appelle les tartuffes de droite et de gauche, qui se présentent comme les adeptes du multiculturalisme, en arrivant à accepter l'excision, considèrent le voile islamique comme un détail, comparent la lutte contre l'immigration avec les lois antijuives et ouvrent ainsi un boulevard au Front national.

  • Surtout, qu'on ne se méprenne pas sur le sens de ce livre. Dans le monde d'aujourd'hui, des milliers d'hommes et de femmes méritent le qualificatif d'humanitaires. Beaucoup d'entre eux sont des anonymes, isolés au sein de petites organisations locales. Ce ne sont pas ces individus, dignes de notre respect, que je tiens à accuser avec vigueur. Ce sont les politiques..., ce sont les grandes organisations..., ce sont certains médias..., ce sont les complicités croisées, qui finissent par construire un mur d'irréalité, d'idéalisation. Le ton est donné. Bernard Debré, ancien ministre de la Coopération, spécialiste de l'Afrique, a décidé de s'insurger. Il décrit les échecs de l'ONU, montre l'alibi que représentent les causes humanitaires pour les grosses puissances. Il évoque aussi la politisation des organisations non gouvernementales (ONG), l'humanitaire business, l'impréparation. N'a-t-on pas envoyé des médicaments périmés en Arménie, des chasse-neige en Afrique ?... Autre dérive de l'humanitaire : le spectacle. Tel humanitaire a été filmé sac de riz sur l'épaule, et plusieurs prises furent nécessaires pour obtenir la meilleure mise en scène. Tel politique s'est montré dans l'enceinte d'une école, expliquant son action, alors qu'il venait dans ce pays africain pour la première fois. Bernard Debré prône un nouvel humanitaire fondé sur l'éthique et le courage international.

  • A la veille des élections européennes, un pamphlet sur le rôle néfaste des sondages qui manipulent l'opinion publique et faussent le jeu démocratique en se substituant à la citoyenneté.

  • Sujet ouvertement polémique, traité avec une grande liberté de ton, qui aborde l'actualité judiciaire, mais aussi surtout l'avenir du système politique français, miné par une crise de confiance sans précédent dans l'histoire de la Ve République. Actuellement juge au tribunal de grande instance de Paris, l'auteur est aussi président de l'Union syndicale des magistrats (USM).

  • C. Melnik révèle un certain nombre d'analyses stratégiques qui ont guidé les hommes d'Etat et déterminé le destin des nations de la guerre froide à la guerre d'Algérie.

  • Le maire RPR d'Antony, député des Hauts-de-Seine, rappelle les fondements idéologiques propres à la droite, sa vision de l'Histoire, sa conception de l'avenir, son idée de l'homme et de la société.

  • Membre du bureau politique du RPR, R. Bachelot, avec sa prise de position favorable au PACS, s'oppose à sa famille politique. A la suite de ses déclarations sur le PACS, elle a reçu des lettres qu'elle propose ici de décrypter et d'analyser. Elle en a extrait un descriptif des mutations morales de la société.

  • La question du juge, de sa place et de sa fonction dans notre société, est une question récente. Nous assistons en effet, depuis les années 80, au développement d'une société de droit et à l'avènement du juge qui en est la figure emblématique. Il n'y a plus d'immunités. Voilà que les juges prétendent appliquer toutes les lois et exercer la plénitude de leurs fonctions ! Que leur rôle annoncé soit leur rôle réel ! Il s'agit là d'une révolution culturelle. Et nous sommes encore au milieu du gué. Cette judiciarisation de la société, associée au journalisme dit d'investigation, comporte un risque : voir tout à fait disparaître la présomption d'innocence et la vie privée au profit d'une justiciabilité commune et aboutir à un mythique « gouvernement des juges ». Mais ces excès, présents ou possibles, sont moins importants que les effets profonds. C'est par le juge que parlent à nouveau les textes fondateurs, que l'égale dignité est assurée, que les « affaires » deviennent transparentes et que la législation pléthorique se transforme en justice. Le discours politique lui emprunte sa vertu : l'impartialité, et son mode de recherche de la vérité probable : le contradictoire. C'est cette dimension nouvelle du droit et de la place du juge, tiers longtemps absent devenu tiers actif, que nous expose cet essai d'un praticien qui est aussi un philosophe du droit.

  • Depuis bientôt trente ans, l'école n'est envisagée que du point de vue de sa réforme et voit défiler des projets perpétuels de refondation. Les jeunes d'aujourd'hui, ballottés par les lubies du moment, sont plongés dans un savoir émietté, lacunaire et instable. De nombreux théoriciens - qui n'ont parfois jamais enseigné - tâchent, contre l'évidence, de démontrer l'élévation du niveau des connaissances scolaires. Tandis que l'écriture, la lecture, l'histoire sombrent dans les décombres, de nombreuses idoles apparaissent : les médias, l'électronique, internet. Cet essai s'efforce de faire un bilan et de proposer, en revenant à des idées simples, ce qu'il faut enseigner, afin d'interrompre le processus actuel d'apprentissage de l'ignorance.

  • François Fejt donne ici les résultats d'une enquête qu'il a menée au cours des dernières années sur la situation des juifs en U.R.S.S. et dans les pays communistes. Cette enquête, conduite avec un parti pris d'objectivité et de lucidité remarquable, s'imposait d'autant plus que la vague d'antisémitisme qui déferle de nouveau sur l'Occident prête à un tel livre une actualité inattendue. Depuis la mort de Staline, le problème ne cesse de provoquer des débats passionnés. Les autorités communistes, quant à elles, prétendent qu'il s'agit d'un faux problème, puisque l'application du marxisme-léninisme doit apporter une solution définitive à la question des nationalités et que les constitutions en vigueur dans tous les pays communistes ont mis l'antisémitisme hors la loi. Le fait est qu'on a assisté, après la Révolution d'Octobre, à une renaissance de la culture juive en Union Soviétique et que de nombreux israélites se virent ouvrir les portes des plus hauts postes de l'État et de la vie économique. Pourtant les juifs soviétiques ont failli, à la fin du règne de Staline, être victimes d'une déportation massive et bien que, depuis 1953, leur sort se soit beaucoup amélioré, ils restent l'objet de discriminations de toutes sortes, se sentant même parfois menacés d'un antisémitisme populaire latent. Quelles sont les causes de ces contradictions ? C'est ce que François Fejt a tenté d'expliquer de manière originale, avec, à l'appui, les pièces les plus intéressantes du dossier qu'il a constitué à cet effet. Son but n'a pas été de dresser un réquisitoire : c'est au contraire par une analyse serrée qu'il a cherché à élucider le problème, en s'inspirant de la sociologie marxiste et des lois de développement de la société soviétique. L'antisémitisme des pays communistes apparaîtra, à travers cette étude, comme l'une des armes utilisées par les nouvelles élites contre l'ancienne intelligentsia, dans la lutte pour les postes dirigeants. Dans d'autres cas, ce sont certains clans qui s'en servent pour détourner le mécontentement populaire. En général, le malaise qui caractérise les rapports de l'État communiste avec les juifs vient du fait que ceux-ci sont porteurs de traditions et de déchirements millénaires qui les rendent particulièrement rebelles à se laisser emprisonner dans les schémas du marxisme. Aussi François Fejt estime-t-il que cette question ne saurait trouver de solution sans une libéralisation, une décontraction progressive du régime social soviétique.

  • Que sera la médecine du XXIe siècle ? Qui seront les médecins de demain, pour quelles maladies, et pour quels malades ? C'est à ces questions fondamentales, qui nous concernent tous, que le professeur Bernard Glorion, président du Conseil de l'Ordre des médecins, a décidé de répondre. Refusant la langue de bois, trop souvent reprochée aux organisations officielles, il ne fuit pas les grands débats : la réforme de l'enseignement médical, les défis technologiques et scientifiques, les nouvelles maladies, la médecine préventive, la médecine prédictive, et le statut de l'embryon, la prise en compte de la fin de vie, les médecines publique ou libérale et, bien sûr, le problème de la Sécurité sociale. Il prône une réforme en profondeur du monde de la santé, tant dans les institutions que dans l'université, les syndicats, le ministère et... le Conseil de l'Ordre. Sa profession de foi : un nouveau partenariat médecin/patient.

  • Il est incontestable que la liberté d'une nation ne peut être garantie que par un système de sécurité, et qu'il est désormais impossible - à la plupart des nations - d'assurer leur sécurité par leurs propres moyens. Qu'on le veuille ou non, la communauté fait loi, mais elle exige - en contrepartie - une aliénation partielle de la liberté de chacune des nations qui la composent. Les pays de l'Europe « résiduelle » - c'est-à-dire l'Europe non encore recouverte par l'influence soviétique - sont d'autant plus pénétrés de ces vérités fondamentales, qu'ils ont dû subir, à moins d'un quart de siècle de distance, deux guerres mondiales, qui les ont tous laissés pareillement affaiblis, et dans un état de sécurité précaire. Mais alors, entre les deux gigantesques puissances de l'U.R.S.S. et des États-Unis, comment l'Europe ainsi mise en question pourra-t-elle conserver sa personnalité, son indépendance et son autorité ? C'est à ces interrogations que s'efforce de répondre ici le Maréchal Juin, qui fut, on le sait, commandant en chef des Forces alliées Centre Europe, de 1951 à 1956. Sous le titre L'Enlèvement d'Europe, Henri Massis a voulu rassembler - d'une seule vue - les questions qu'il a naguère abordées dans l'Occident et son destin, et les confronter à nouveau avec l'événement. L'Europe, placée entre les deux géants, est sommée de choisir ou le protectorat des États-Unis ou l'hégémonie de l'Union soviétique. Ce dilemme tragique donne une actualité plus urgente que jamais aux problèmes que l'auteur expose. Aussi importe-t-il que ces vues restent dans la circulation des idées, et soient mises ainsi à la portée du grand public.

  • Moins de trois millions d'habitants, mais le plus grand gisement de bauxite du monde, quatre-vingt-dix pour cent d'illettrés, mais les plus jeunes ministres dont on puisse rêver, une indépendance jouée à pile ou face, mais obtenue - pour la première fois dans l'histoire - sans verser une goutte de sang, des sacrifices et des incantations dans les villages reculés, mais un gouvernement écouté et efficace jusqu'au fond de la forêt, bref un pays que le monde entier surveille avec la plus extrême attention et où la France, la Chine et un marxisme un peu dissous par les chaleurs, jouent leur prestige et leur influence, voilà ce qu'est aujourd'hui la Guinée livrée à elle-même. Dans ce livre, Fernand Gigon ne s'est pas contenté de nous raconter son entrevue avec Sékou Touré, de nous faire assister à une séance décisive du Conseil des ministres, ou de nous décrire la population de Konakry, travaillant volontairement le dimanche pour restaurer les rues de la ville : il a, certes, photographié la Guinée, le sourire éblouissant de son Président, la gesticulation ancestrale de ses tribus et, à l'autre limite de la brousse, le comportement des ouvriers noirs sur l'immense chantier de Fria, mais c'est pour analyser ensuite et mieux comprendre une expérience politique et humaine, probablement unique dans l'histoire du siècle. Si la Guinée, malgré les balbutiements d'une liberté aussi soudaine, ne trébuche pas dans les mois à venir, tous les autres pays d'Afrique noire seront tentés d'imiter son exemple. Si, au contraire, Sékou Touré et son parti vont à un échec, leur faillite entraînera avec elle beaucoup d'illusions et de désordre, et les événements auront établi que la société africaine ne peut être déterminée que par des règles étrangères à l'Afrique. Or, Fernand Gigon, au terme de son enquête, affirme que les chances de la France sont restées intactes en Guinée. N'est-ce pas la France qui a révélé aux Africains le respect de l'homme ? Aujourd'hui, Sékou Touré offre à l'Occident une chance historique : avant de penser en marxiste, il pense en Africain, et avant d'agir en Communiste, il laisse parler la réalité de son pays. Cette option peut assurer, il en est temps encore, la continuité de la France sous l'équateur.

  • Le colonel Barberot a été rappelé, sur sa demande, en mai 1956, pour servir en Algérie. Commandant une demi-brigade de rappelés, il a été, pendant huit mois, sous les ordres directs du général de Bollardière. Démobilisé en avril 1957, il apporte à la « Tribune Libre » un témoignage auquel ses titres de guerre, et son passé militaire, donnent une importance capitale. Ce livre, qui est un message d'espoir, conclut que rien n'est encore perdu si le système surmonte ses vices et ses erreurs. Il s'oppose violemment à une politique d'abandon, et défend avec passion une armée que l'absurdité conduit, depuis dix ans, à des désastres et des échecs dont elle n'est pas responsable. Le colonel Barberot, officier de Marine d'active, a rejoint - en juin 1940 -, avec d'Estienne d'Orves, les Forces Françaises Libres, après une évasion spectaculaire en rade d'Alexandrie. Condamné à mort par les tribunaux de Vichy, titulaire de la croix de la Libération (depuis mars 1941), et de la Rosette de la Résistance, commandeur de la Légion d'honneur à 30 ans, capitaine de frégate et lieutenant-colonel à 33 ans, le colonel Barberot a été l'officier de Marine le plus cité au cours de la guerre contre les forces de l'Axe.

  • René Massigli, Ambassadeur de France, est entré au service de l'État à la fin de l'autre guerre. Ayant quitté le Quai d'Orsay au lendemain de Munich pour Ankara, ce n'est que quinze années plus tard qu'il a été rappelé de l'Ambassade de Londres, pour servir de nouveau à Paris, où il se trouvait en présence de structures administratives profondément détériorées. Ses souvenirs lui ont permis d'établir alors des comparaisons, qui l'ont aidé à dégager, et à définir, un certain nombre de maladies dont se trouvent actuellement affectés les mécanismes internes de l'État. Tout en reconnaissant l'extrême nécessité d'une réforme constitutionnelle et d'une réforme électorale, M. Massigli pense que le problème de nos moeurs politiques pose des questions aussi urgentes que celui des institutions, et c'est aux conditions de fonctionnement des mécanismes administratifs que l'auteur s'attaque. Les phénomènes qu'il dénonce sont liés, pour lui, aux méthodes gouvernementales ; d'autre part, ils découlent des conditions - nécessairement imparfaites - dans lesquelles, au lendemain de la Libération, les organismes du pays ont été remis en marche. Il ne s'agit nullement ici de mettre en cause des groupes ou des personnes ; et c'est, systématiquement, que M. Massigli a évité de le faire, les responsabilités des maux qu'il dénonce étant fort partagées. Les conclusions auxquelles l'auteur aboutit, ne sont pas pessimistes : la volonté soutenue de quelques hommes peut, selon lui, suffire pour apporter la guérison. Mais le temps presse. Nous savons que 1958 est l'année des échéances, pour le Marché commun, pour l'Algérie, bientôt pour l'Afrique Noire. Écrit avant les récents événements d'Alger, ce livre consacré à la détérioration des mécanismes de l'État les éclaire et, pour une part, les explique. Chacun se doit de le lire et de le méditer.

  • Cela implique d'abord un réveil de conscience nationale, tant il est évident que la notion même de « Défense » ne peut être formulée que dans la mesure où les Français auront la conviction de posséder un patrimoine physique et moral dont ils doivent assurer l'intégrité et la croissance vis-à-vis des forces antagonistes. C'est seulement après cette prise de position essentielle, qu'il devient possible d'envisager une ligne d'action et d'aborder les réformes nécessaires à la mise sur pied d'un plan de « Défense ». Le Général Valluy n'a négligé aucun des aspects de ce grave problème et le dossier qu'il apporte est solidement établi. Qu'il s'agisse de la force de frappe, de la conduite de la défense ou de l'OTAN, son objectivité et sa très grande expérience lui permettent de proposer la solution la plus souhaitable. Et, à un moment où le mot « Paix », sans cesse brandi comme une menace, prend une résonance grave, le livre du Général Valluy acquiert une valeur de document d'extrême actualité qu'il serait vain de négliger.

  • L'évolution générale de la société remet en question les principes qui ont longtemps servi de dogme au monde politique. Pour assurer le jeu d'une démocratie moderne digne de ce nom, la refonte des anciennes méthodes de pensée et d'action apparaît aussi indispensable que la reconversion des objectifs proprement politiques. Le moment est venu de prendre acte de cette nécessité. Quelque amertume que puissent en éprouver les partis, chacun d'eux doit s'astreindre à réviser ses programmes et ses idées. Les vieilles distinctions de la Gauche à la Droite paraissent surannées. S'ils ne le comprennent pas, les partis traditionnels ne pourront que mourir. S'ils ne veulent pas disparaître, il leur faudra s'ouvrir aux réalités de demain - qui sont déjà celles d'aujourd'hui. En situant la vie politique contemporaine dans le champ plus large d'une réflexion sur « l'administration des choses et le gouvernement des hommes », M. Raymond Boisdé répond au souci de compréhension sociologique de notre époque : il offre aussi à la pensée politique des perspectives d'avenir particulièrement stimulantes.

  • 1981, c'est la date de la prochaine élection présidentielle et Pierre Lefranc répond aux questions que se posent les Français angoissés par le déclin de leur pays. L'auteur, dont on connaît l'attachement aux principes affirmés par de Gaulle, formule des propositions précises, capables de transformer profondément notre société frappée d'immobilisme. A la lecture de ce texte, clair et dense, des perspectives nouvelles s'ouvrent dont il sera impossible de ne pas tenir compte.

  • En s'appuyant sur des exemples concrets et sur les chiffres officiels, l'auteur répond aux questions fondamentales : Quelles sont les causes profondes de l'insécurité ? La crise économique ou une crise culturelle ? Le découragement de la police, le laxisme des juges ? Il dénonce aussi les dangers que font peser sur notre société la drogue, le déracinement des immigrés, l'anonymat de la vie moderne, l'autodéfense et l'autojustice. Quels sont les remèdes ? Prévention ou répression ? L'État peut-il renoncer à punir les coupables sans, du même coup, encourager la délinquance ? Une politique anticriminelle de bon sens doit abandonner les méthodes permissives qui ont échoué partout dans le monde. Il est temps que les honnêtes gens soient rassurés. Dans une société en ordre ce sont les malfaiteurs qui doivent avoir peur.

  • Dans une certaine mesure, c'est l'histoire des quatre premières années de la Ve République que M. Guy Mollet présente dans ce livre. L'auteur entre en scène ès qualités, de façon permanente en tant que secrétaire général de la S.F.I.O., mais aussi avec ses responsabilités successives de Vice-Président du Conseil au moment des événements dramatiques de Mai 1958, et de ministre d'État du gouvernement de Gaulle. Pour la rédaction de cet ouvrage, M. Guy Mollet a utilisé, en dehors de pages inédites, différents textes (études, articles, déclarations à huis clos aux cadres du Parti socialiste) en même temps qu'il a sorti de ses archives inédites un certain lot de documents d'un très grand intérêt. Ainsi se trouvent réunis les faits authentiques et les réflexions profondes, en une riche matière politique.

  • A vous, Français innombrables, que touche la crise agricole actuelle, le livre de Raymond Cartier apporte aujourd'hui un dossier solidement établi. Nous voyons, après cette lecture, le drame de l'agriculture dans toute son ampleur : au-delà des revendications matérielles immédiates, si souvent fondées, c'est tout le vaste problème de « la révolution au village » - révolution technique, révolution psychologique - qui apparaît ici sur le grand écran. « L'idée qu'on se fait de la terre s'est profondément modifiée. L'homme fut longtemps devant elle comme devant une fatalité... » L'auteur montre que les agronomes modernes dont les techniques et les découvertes se multiplient sans cesse, estiment désormais que la terre n'est qu'une sorte de support, et que « l'eau, la lumière, la chaleur, et les aliments apportés par les engrais et les adjuvants chimiques, l'emportent en importance sur la qualité même de la glèbe. » C'est ainsi que de sols déshérités on a fait lever d'étonnantes moissons..., etc. Qu'il s'agisse du problème du blé, ou de celui de l'élevage, toutes les perspectives sont bouleversées, rénovées. L'ancien serf attaché à sa motte de terre réclame le droit à tous les privilèges de la civilisation. Entre autres miracles, celui qu'apporte « la révolution de l'herbe » promet des rendements hier inespérés... Enfin, l'agriculture française peut devenir non seulement une réserve nationale mais un grenier pour l'Europe impuissante à nourrir ses enfants. Grâce à ce « document vert », vous découvrirez à la fois la misère et la grandeur du paysan de France, et le suivrez dans son nouveau destin.

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