Larousse (réédition numérique FeniXX)

  • Cet Ouest asiatique d'où la lumière est venue n'a cessé depuis le début des fouilles, au XIXe s., de révéler des civilisations disparues qui renaissent ainsi avec leurs oeuvres d'art, leurs langues et leurs littératures. La multiplication des chantiers archéologiques depuis 1950 fait que les découvertes se multiplient et que l'on manque de spécialistes pour les interpréter. Seul un exposé entièrement renouvelé permet de comprendre l'histoire de ces millénaires et de ces régions, auxquels nous devons, entre autres, le verre et le fer, l'écriture, puis l'alphabet, le Code de Hammourabi et la Bible.

  • De la vieille et sainte Russie des tsars à l'Union soviétique d'aujourd'hui que de points communs, mais aussi que de changements. Devenue un grand pays industriel, le deuxième en importance après les États-Unis, l'Union soviétique occupe une place originale dans le monde d'aujourd'hui. Premier pays à réaliser une révolution socialiste, il porte encore les marques d'une histoire tragique, la plus tragique de toute l'histoire, passant par deux guerres mondiales, une guerre civile et le phénomène stalinien. On peut s'interroger sur ce que sera son devenir car il concerne tous les hommes de notre temps. Jean Elleinstein

  • "Nous avons jeté les yeux sur des régions barbares très lointaines, cachées dans la transparence bleue de vapeurs luminescentes..." Ainsi s'exprimaient des explorateurs chinois du XVe s., marquant combien un "regard" étranger posé sur des terres nouvelles pouvait être chargé de poésie. D'autres vues spirituelles ont également inspiré de grands voyageurs que la piété incitait à élargir le Royaume de leur Dieu. Une intense curiosité, aussi, en a poussé beaucoup vers des terres que les légendes emplissaient de mystère. L'attrait des richesses de maint Eldorado a joué pour une large part avant que ne l'emporte à nouveau un idéal plus désintéressé, celui des scientifiques désireux de faire de notre Terre un monde enfin "fini". C'est d'abord aux plus grands des explorateurs que sont consacrés les documents regroupés ici. Mais on a également réservé plusieurs chapitres aux régions qui ont fait l'objet de recherches célèbres et dont la découverte, dans le cadre de chaque continent, est décrite de façon détaillée. Sylvain Laboureur.

  • La Grande-Bretagne, après avoir été la première puissance mondiale du début du XVIIIe s. jusque vers 1880 et l'initiatrice de la révolution industrielle, a rétrogradé aujourd'hui au 6e ou 7e rang mondial. Elle garde néanmoins un rôle politique considérable dans le monde grâce à sa puissance industrielle et commerciale, à la diffusion de l'anglais, au prestige des institutions et du mode de vie britanniques. A l'étude de la Grande-Bretagne comme entité nationale succède ici celle des quatre composantes du Royaume-Uni : l'Angleterre, autour de laquelle s'est faite l'unité britannique, le pays de Galles, l'Écosse et l'Irlande du Nord. Un chapitre entier, enfin, est consacré à Londres, capitale prestigieuse qui semble coloniser tout le Sud-Est anglais.

  • Au quatrième rang mondial pour la superficie et la population, les États-Unis constituent, de loin, la première puissance économique. Cette primauté résulte des ressources offertes par un milieu varié, et surtout de l'histoire, aboutissant à la formation de gigantesques concentrations urbaines et industrielles, caractéristique majeure du pays.

  • "La Belgique" : par Roger Avermaete, Florent Bex, Hedwige Bex-Verschaeren, Bernard de Boishéraud, Wilhelmine-Hélène Brès, Dirk De Vos, Marcel Durliat, Paul Janssens, André Gamblin, Olivier Guérin, Harry Halbreich, Roland Mane, Sophie Monneret, Pierre Henri Picou, Pierre Pierrard, Marcel-André Stalter, Pierre Thibault, Robert Vivier. Un des plus petits États d'Europe, avec une des plus fortes densités de population du monde et une économie d'une importance hors de rapport avec sa superficie et sa démographie. Une histoire bien antérieure à la constitution du royaume belge en 1830. Carrefour artistique et intellectuel où toutes les influences européennes se sont entrechoquées, la Belgique a donné autant qu'elle a reçu. Tous ces multiples aspects se retrouvent en une approche globale de la Belgique dans ce volume.

  • Les grands dons de la nature : l'air, l'eau, le sol, les oiseaux et les fleurs sont-ils menacés de corruption ou de mort par les effets d'une croissance démographique et industrielle accélérée, "folle" ? Le monde sera-t-il encore vivable en l'an 2000 ? Des scientifiques, compétents dans les domaines les plus variés, nous alertent sur les périls nés de l'activité humaine et nous aident à mieux comprendre les lois de la sagesse planétaire. Tel est en effet l'objet de l'écologie.

  • Un panorama général de la danse, depuis ses origines et ses significations les plus anciennes jusqu'au spectacle total auquel prétend l'art chorégraphique contemporain ; les grandes étapes du ballet, des écoles et des techniques ; un vaste répertoire des principaux danseurs et chorégraphes qui ont fait date dans l'histoire de la danse.

  • Maïakovski et Akhmatova, Soljenitsyne et Cholokhov, Gorki et Pasternak, Babel et Fadeïev, Fedine et Boulgakov... quoi de commun en apparence entre des écrivains aussi divers, dont les uns sont des chantres du régime soviétique, d'autres ses témoins critiques, beaucoup ses victimes ? Mais ils portent tous, dans leur oeuvre comme dans leur vie, les marques profondes d'une révolution qui a été le drame de la Russie moderne et qui est encore aujourd'hui son destin. D'où cette étiquette d'écrivains soviétiques qui les réunit ici, et que plusieurs refuseraient sans doute pour ses implications idéologiques : elle ne prétend que définir le terrain historique, social et culturel, qui est, bon gré mal gré, celui de la littérature russe d'aujourd'hui. Michel Aucouturier

  • Trois bonnes raisons pour lire la littérature italienne : oNos classiques y ont toujours puisé à pleines mains : que seraient la Pléiade sans Pétrarque, La Fontaine sans Boccace, Voltaire sans l'Arioste, Apollinaire sans l'Arétin ? Et l'adjectif "dantesque" a rendu les plus grands services à nos meilleurs romanciers. oMachiavel, Galilée, Vico, Gramsci n'ont pas fini de nous apprendre à penser la politique, la science, le langage et l'histoire. oDe Svevo à Pasolini, en passant par Pirandello, quelques-unes des voix les plus originales de notre modernité nous viennent d'Italie.

  • Quarante ans après l'Indépendance, deux siècles après l'arrivée du "Mayflower", trois siècles après Christophe Colomb, l'Amérique n'avait pas de littérature. La littérature américaine commence au XIXe s. Son histoire - retracée ici à travers ses grands écrivains, depuis les pionniers tels que Fennimore Cooper jusqu'aux représentants de la beat ou de ce qu'on a improprement appelé "l'école juive" - montre la permanence de grands courants : esprit de contestation et tradition anarchiste, engagement humanitaire, fidélité à la défense du rêve américain. La littérature américaine est dans la vie, pour changer la vie. Jamais on n'a tant publié aux États-Unis. Jamais la littérature américaine n'a été si bien connue dans le monde.

  • "Soli Deo gloria". Que cela ne soit pas allé de soi au XVIe siècle est évident, car l'homme moderne, dont certains prétendent qu'il est imperméable à l'Evangile, c'est alors qu'il naît. Une époque marquée par les noms de Gutenberg et Colomb n'offre pas plus de facilité de croire qu'un temps illustré par ceux de Lénine, d'Einstein et de Picasso : alors comme aujourd'hui, l'homme s'efforce de conquérir le monde, mais lui, qui va, en le libérant, lui donner la maîtrise de soi ?

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