Langue française

  • Le Mulo est à la fois l'esprit du mort et le mort. Il n'est ni l'âme, ni le double du défunt, ni un spectre. Créature indivisible impalpable, ni eau, ni sable, ni air. Le Mulo est sans ossature mais n'est pas mou, il quitte souvent les cimetières où il s'ennuie. À ce moment, il rode. Le Mulo est une ballade au goût de vengeance dans la famille des gens du voyage. Un polar donnant un regard neuf sur le monde des gitans.

  • C'est qu'Ysa Dedeau s'adresse directement à nos sens, et souvent aux plus enfouis, aux moins éprouvés, par ces temps qui ne courent plus guère. Au fil de ses mots, ce qu'Ysa nous tisse, c'est ce qu'on ne voulait plus, ou n'avait plus pu, ou plus su, depuis des lustres, voir. Ce qu'elle nous livre là, à voir, à sentir, ce sont des espèces de carnets de voyage, j'ai failli dire l'agrément du voyage, mais c'est plus grave que ça. Et en même temps si léger, par la grâce du style, et de la distance qu'a son oeil, un peu décalé, ou au contraire, le nez collé dessus. En tout cas jamais détaché. Et c'est de toute façon un voyage en péniche, je le sens comme ça, tellement on a bien le temps de tout bien voir, tout sentir, creuser. Pas l'ombre d'une chance de ne pas, au fur et à mesure, se rendre compte. Jacques Serena

  • Histoire de cette commune du Var depuis le Moyen Age permettant de mieux comprendre l'évolution du village et de faire connaissance avec le mode de vie provençal d'autrefois.

  • « Amoureux des mots », Jean-Max Tixier mêle étroitement le rêve, les mythes collectifs. Son écriture est sans frontière. Chaque nouvelle nous entraîne sous d'autres cieux, des paysages d'ici ou d'ailleurs, d'autres hommes. Une confession d'amitié, d'errance, de sacrifice, de conquête, de dérive, de douleur, de mort, de barbarisme, d'amour, de sensualité et de passion, nous est offerte par une écriture bien particulière à l'auteur. La plume est lyrique, les mots se jouent de l'homme pour le dépeindre grand ou petit. Il nous entraîne en dehors du temps et de l'espace dans un monde imaginaire... Le plaisir du texte se trouve à chaque page.

  • Dans la douceur des collines du Castellet, sous le soleil du midi. La souffrance est malheureusement possible... Pour cela une minute suffit bouleversant le quotidien tranquille d'un homme. Cet instant « l'accident » le conduit aux portes de la mort, dans un monde désert. Personne n'est à l'abri de cela. Au seuil du désespoir, il devra trouver la force de vaincre sa faiblesse pour dire à la mort « non, tu ne m'emporteras pas cette fois » Je suis plus fort que toi... Je vais pouvoir appeler à l'aide, au secours... On viendra me chercher. « Qu'on me tende la main ! Je ne peux plus tirer sur la bête épuisée »

  • L'auteur nous conte l'histoire du Siège de Mons. Il s'agit d'un superbe roman historique qui se passe en Provence à la fin du XVIe siècle et au début du XVIIe siècle, au moment où la France est secouée par les guerres de religions. La Provence est divisée entre les partisans du Comte de Carcès catholique et les protestants. Toute la Provence s'enflamme, pas une ville ni un village ne sera épargné. À partir de 1590 le Duc de Savoie, s'étant mis dans la tête d'obtenir le comté de Provence, mène une guerre, dont les deux épisodes les plus forts sont le siège du village de Mons et la terrible bataille de Vinon sur Verdon. Mais pour les gens d'ici, ce qu'il en reste, c'est une défense farouche des femmes et un orgueil d'avoir résisté, qui n'a d'égal que la force de l'assiégeant. Marie Saussoun, Monsoise au grand coeur et pleine de vitalité et de jeunesse, mène la défense de sa cité. Tous ceux qui s'intéressent au passé de la Provence trouvent là une histoire riche en détails sur cette époque. Nul doute que la qualité de l'ouvrage remportera un vif succès auprès des passionnés d'histoire régionale. Sur le plan de l'écriture, le texte est agréablement émaillé de mots et tournures provençales du XVIe siècle. Un lexique se trouve en fin d'ouvrage.

  • Le soleil éclabousse de jaune le gris des vieilles pierres, en dessinant des ombres tremblotantes, le carillon d'un vieux clocher laisse gambader ses frêles dings dongs ! Ici, les anciens assis sur le banc, dévident lentement un écheveau de souvenir. Scandant une comptine, des fillettes sautent à la corde tandis que les garçons donnent avec fougue des coups de pied dans un ballon. Une fontaine à la vague polie par l'usure des ans, offre aux passants une eau fraîche de source. C'est ici que « ma placette en Provence », fait la sieste à l'ombre du micocoulier.

  • Gérard Blua a toujours confondu sa vie à l'écriture - poésie, théâtre, nouvelle, roman, critique d'art, chroniques diverses éclairent son parcours depuis trente ans, avec en outre la création de deux maisons d'éditions dans le sud de la France : Le Temps Parallèle et Autres Temps. Dans ces six nouvelles inédites, on retrouve la même force et la même tendresse qui habitent chacune de ses oeuvres. Mais ici il s'agit de femmes, ou plutôt : de la Femme. Amante ou aimante, elle est cette interrogation qui, de la mère à la mort, installe, tel le Sphinx, le mystère de l'origine et celui du devenir. Aveu et désaveu, amour et désamour vêtent ces magnifiques portraits d'une écriture précise, brodée de cette poésie si particulière qui marque l'originalité de son style.

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