Editions de Fallois

  • L'espion et le traitre

    Ben Macintyre

    • Editions de fallois
    • 5 Juin 2019

    On compte sur les doigts de la main les espions qui ont influé sur le cours de l'histoire.
    Le héros de ce récit véridique, Oleg Gordievsky, est l'un d'entre eux.
    Au début des années 1970, il entame une carrière prometteuse au sein du KGB mais, rapidement désillusionné sur la nature du régime, il est «retourné» par le MI6, le service secret britannique. En apparence, c'est toujours un officier de renseignement exemplaire, mais en réalité il est engagé, corps et âme, au service du Royaume-Uni. Nul ne le saitparmi ses maîtres russes, qui assurent son ascension régulière dans la hiérarchie toute-puissante des «hommes de l'ombre». Jusqu'au jour où quelques soupçons commencent à naître dans leur esprit... Hasard? Calcul?Trahison?
    Rappelé à Moscou sous prétexte d'une nouvelle promotion, il en vient à penser que ses jours sont sans doute comptés.
    Par un beau soir d'été 1985, vêtu de gris à la mode soviétique, il arpentera incognito la Perspective Koutouzov. Et ce sera le début d'une nouvelle aventure qui compose certainement l'un des épisodes les plus spectaculaires de la Guerre froide...

  • Le Napoléon du crime ; Adam Worth, 1844-1902

    Ben Macintyre

    • Editions de fallois
    • 15 Janvier 2020

    Une audace sans frein, une intelligence sans bornes, des complicités sans nombre, une énergie sans faille servie par une chance insolente: tel fut le  Napoléon du crime, le plus prestigieux des monte-en-l'air de l'époque victorienne.
    Adam Worth (1844-1902) passe ses premières années d'immigrant misérable dans un quartier new-yorkais où l'on vit totalement en marge des lois. Il y apprend bien vite tout ce qu'il faut savoir pour «réparer les injustices du sort». Cambrioleur de génie, il déjouera toutes les poursuites, changeant de continent comme d'identité et poursuivant sa carrière avec un égal bonheur en Amérique, en Europe (Londres, Paris et Liège) et en Afrique du Sud (le pays du diamant).
    Il connaît intimement la pègre et les bas-fonds mais, émule de «Jekyll et Hyde», il cultive les dehors d'un gentleman accompli.
    Son plus glorieux fait d'armes ? Le vol d'un des plus prestigieux tableaux du grand portraitiste Gainsborough,  Georgiana, Duchesse de Devonshire.
    Il fascina jusqu'à ses adversaires, comme l'illustre détective Pinkerton.
    Enfin, pour parachever sa légende, Conan Doyle s'inspire directement de lui pour représenter le « génie du mal » avec la créature du professeur Moriarty.

  • Introduction à la recherche du temps perdu

    Bernard De Fallois

    • Editions de fallois
    • 22 Août 2018

    À la recherche du temps perdu  est l'un des plus grands livres du XXe  siècle. De Proust on a dit qu'il était toute la littérature, comme Bach était toute la musique. Pourtant, nombreux sont encore ceux qu'il intimide ou qu'il déconcerte. Cette introduction a été composée à leur intention par l'un des meilleurs connaisseurs de son oeuvre, Bernard de Fallois, qu'une savante publication universitaire, la revue  Genesis, qualifie de « proustien capital ». Mais que l'on se rassure. Peu soucieux d'en imposer par le poids de l'érudition, Bernard de Fallois vise surtout la limpidité, la concision, la clarté qui n'exclut pas, bien au contraire, la densité de son propos. Il parvient à mettre à la portée de tous l'essentiel de ce qu'il faut savoir pour lire intégralement cette oeuvre capitale, pour admirer sa nouveauté, mesurer sa grandeur qui va de pair avec un génie comique rarement égalé depuis Molière.
    Cette introduction est également complétée par un précieux recueil de maximes et de pensées glanées au cours des pages de la  Recherche. Elles rappellent que notre plus grand romancier fut aussi le plus parfait  continuateur  des moralistes du Grand Siècle.

  • Pas si calme...

    Helen Zenna Smith

    • Editions de fallois
    • 19 Septembre 2018

    Pas si calme  relate l'épopée quotidienne de six jeunes Anglaises engagées volontaires dans le service ambulancier pendant la guerre de 14. Leur mission : recueillir les corps martyrisés des morts et des blessés, transporter les survivants souvent abominablement mutilés ou hurlant de douleur, jusqu'aux hôpitaux qui pour beaucoup seront leur dernière demeure. Ces « glorieuses filles d'Angleterre » vont découvrir la géographie de l'Enfer, ce que l'on appelle la « zone interdite », un désert labouré d'obus qui sépare les tranchées de l'arrière. Au terme de chaque voyage macabre dans le froid et dans la nuit, de nouvelles épreuves les attendent : les corvées de caserne les plus rebutantes, les nuits sans sommeil, l'insalubrité, l'invasion de la vermine, la plus innommable des pitances militaires.
    Lorsqu'il parut en 1930 le livre fit scandale. La traduction française (1931) reçut néanmoins le prix Séverine décerné au meilleur roman conçu pour promouvoir la paix dans le monde.
    Il fut ensuite oublié. Il reparaît aujourd'hui dans une version nouvelle.
    Helen Zenna Smith est le pseudonyme d'Evadne Price (1897-1985), qui transposa sur le mode de la fiction le journal minutieusement tenu par l'une de ses amies.
    Simone de Beauvoir écrit dans  La Force de l'âge  que la lecture de cet irrécusable témoignage l'avait bouleversée.

  • Henri IV et la providence

    Simone Bertière

    • Editions de fallois
    • 30 Septembre 2020

    Rien ne prédestinait Henri de Navarre à devenir Henri  IV roi de France. Et pourtant...
    Le mardi 22 mars 1594, à l'aube, Henri IV pénétra enfin dans Paris l'insoumise. Entrant au Louvre, il dit à son guide: «Monsieur le Chancelier, dois-je croire que je sois là où je suis? - Sire, je crois que vous n'en doutez point. - Je ne sais, dit le roi, car tant plus j'y pense, et plus je m'en étonne. Car je trouve qu'il n'y a rien de l'homme en tout ceci: c'est une oeuvre de Dieu extraordinaire, voire des plus grandes.»
    Le trône de France était bien pourvu en héritiers et l'adhésion de Henri de Navarre à la Réforme le disqualifiait. Il lui fallut pour y parvenir trente ans et une hécatombe. Son itinéraire est jonché de  morts, par la guerre ou la maladie. Il en émerge les mains pures, sans une égratignure. Une chance? Mais pour les chrétiens d'alors, tout ce qui advient est dû à la Providence, dont ils sont les agents obligés. Henri, d'une intelligence hors pair, se crut voué par elle à une mission : rétablir la concorde dans un pays déchiré par les guerres de religion.
    S'est-il contenté des cadeaux que lui valait l'élection divine ou a-t-il contribué au succès? Un récit fidèle à l'histoire -  mais aussi palpitant qu'un  roman - retrace au fil du temps son parcours tumultueux. Toute une époque revit, dans sa singularité. Quant au héros, il sort de l'aventure rebelle aux normes, mais pleinement homme et chargé de secrets.
    Dans ce livre, qui complète une série de biographies  où voisinent  Le Cardinal de Retz,  Mazarin  et  Marie-Antoinette, Simone Bertière déploie à nouveau son talent de conteuse, rendant clair ce qui est compliqué, redonnant vie aux personnages, restituant le climat des temps anciens. Bref, faisant du lecteur un complice pour un plaisir partagé.
     

  • Le roman d'Ulysse

    Simone Bertière

    • Editions de fallois
    • 18 Octobre 2017

    Simone Bertière
    Le roman d'Ulysse
    Qui n'a pas entendu parler d'Ulysse, le plus populaire des héros de la Grèce antique? Son histoire est de tous les temps. Un homme entraîné à contrecoeur dans une interminable guerre et dont le retour est contrarié par une succession d'obstacles. Après vingt ans d'absence, il a retrouvé sa patrie et sa femme et reconquis son trône, dans une île perdue aux confins de l'Hellade. Il n'a plus rien à désirer. Est-il heureux pour autant ? Le récit commence au moment où, faute d'avenir, il rumine sur son passé. Quel souvenir laissera-t-il ? Il s'épanche auprès d'un jeune chevrier. Au cours de leurs entretiens sont évoqués tous les grands moments de sa vie, passés au crible de leur regard incisif. Il devient le héros de l'intelligence, plein de ressources et de sagacité, un modèle d'endurance, d'optimisme et qui choisit d'être pleinement homme - celui que célébrera l'Odyssée.

  • Pour un christianisme intempestif ; savoir entendre la Bible

    Michael Edwards

    • Editions de fallois
    • 12 Février 2020

    Dans notre monde déchu, le christianisme est nécessairement intempestif. Il arrive à contretemps, étranger à nos croyances, à nos désirs. Aussi intempestif  maintenant qu'à l'origine, lorsque son message était si dérangeant, à Jérusalem, à Athènes, à Rome, que Jésus et les premiers chrétiens en grand nombre furent tués.
    Jésus laissait ses auditeurs «ébahis», «abasourdis». Le drame pour nous, à qui le christianisme semble familier, c'est que nous ne nous étonnons plus, étant devenus sourds à l'altérité de la parole évangélique, à la troublante singularité de la foi chrétienne.
    Le christianisme est une contre-culture ; il contredit toute l'orientation - ou mieux, l'occidentalisation - de notre pensée. Tout en éclairant en profondeur ce qui nous intéresse sur terre. Il est urgent de le retrouver, non pas comme un ensemble de doctrines, mais comme une Personne à connaître, une aventure au-delà des limites, grâce à la révélation biblique, continuellement surprenante, inconfortable, et suprêmement joyeuse.

  • Le spectateur engage

    Raymond Aron

    • Editions de fallois
    • 10 Mars 2017

    Entretiens avec Jean-Louis Missika et Dominique Wolton.

  • La chute d'Icare

    Jean-François Roseau

    • Editions de fallois
    • 17 Août 2016

    Au croisement de l'histoire et de la légende, le  « roman vrai » d'Albert Preziosi, héros méconnu de la France libre.
    Né en Corse en 1915, Preziosi fut l'un des tout premiers pilotes à refuser l'armistice de 1940. Quittant Royan pour Londres, Londres pour Le Caire, puis survolant l'Égypte et la Libye, avant de rejoindre la Russie par le Liban, il combattit sur le front russe avec ses camarades de l'escadrille Normandie, devenue plus tard Normandie-Niemen, seule unité française engagée en URSS.
    Une légende, apparue au tournant des années 1960, fit d'Albert Preziosi le père de Mouammar Kadhafi. Un accident d'avion survenu en 1942, dans le désert libyen, accréditerait l'étrange rumeur d'une liaison entre Preziosi et une Bédouine d'où serait né le Guide. Mais c'est bien au-delà de l'anecdote que s'élève ce roman, pour mettre au jour, au croisement de l'histoire et de la fiction, la course téméraire des hommes vers le soleil.
    Ranimant le mythe d'Icare, l'auteur nous plonge dans une épopée merveilleuse célébrant les premiers temps de l'aviation et l'âge de nos derniers héros.
    Une page d'histoire. Un héros de légende. Mais aussi le souffle d'un vrai roman.

  • Les 10 mots latins qui racontent notre monde

    Nicola Gardini

    • Editions de fallois
    • 23 Octobre 2019

    Nous parlons tous latin sans le savoir. Les mots que nous prononçons chaque jour, ceux que nous entendons, voire même que nous utilisons dans notre correspondance électronique proviennent pour l'essentiel du trésor constitué il y a plus de deux millénaires par nos ancêtres les Romains, puis enrichi et préservé d'âge en âge jusqu'aux Temps modernes.
    Le latin est la langue sans laquelle la nôtre n'existerait pas (sine qua nostra non). Elle constitue le fondement de notre identité. Elle a formé nos idées; elle a servi à l'expression de nos sentiments; elle a façonné l'esprit de nos institutions. C'est le latin et nulle autre langue qui, véritablement, raconte notre histoire.
    Cette langue, qui plonge ses racines dans la nuit des temps, continue à vivre, à se développer, à inspirer nombre de créations verbales contemporaines (« un styliste » de mode ; un réseau virtuel, etc.)
    Le latin c'est aussi la langue du futur.
    Nicola Gardini en fait une démonstration savante et lumineuse, à l'aide de dix mots dont il rappelle l'étymologie et dont il retrace l'évolution sémantique à travers les oeuvres des grands classiques latins et dans les langues romanes jusqu'à nos jours:  ars,  signum,  modus,stilus,  volvo,  memoria,  virtus,claritas,  spiritus,  rete. Ouvrez les yeux: vous les reconnaîtrez sans peine partout autour de vous.

  • En 1945, dans le paisible village de Great Rollright, au sud-ouest de l'Angleterre, on pouvait croiser une élégante jeune femme à bicyclette qui allait faire ses courses. C'était «Mrs Burton». Elle habitait depuis peu une ferme sans grand confort, avec son mari et ses trois enfants. Des gens aimables, sans histoires : des réfugiés peut-être, car la femme avait un léger accent étranger.
    «Mrs Burton» - alias  Sonya- était en réalité une espionne de haut rang au service de Moscou. D'origine allemande, elle avait animé ou créé plusieurs réseaux de renseignement en Extrême-Orient, en Europe centrale et, plus récemment, en Suisse. Pour son plus grand bonheur, elle avait vu le naufrage du Troisième Reich, mais déjà un nouveau conflit se profilait entre les alliés d'hier.  Sonyadevait donc poursuivre son combat au service du camp soviétique.
    Grâce à elle, Staline aurait bientôt accès aux secrets atomiques anglo-américains: il pourrait, lui aussi, construire sa bombe.
    Dans le monde du Renseignement,  Sonya- de son vrai nom Ursula Kuczynski (1907-2000) - devint rapidement une légende.
    Avec le livre de Ben Macintyre, elle entre dans l'Histoire.

  • Au-delà des considérations coutumières sur la valeur formatrice des Humanités, Nicola Gardini s'adresse ici directement aux jeunes gens qui découvrent le latin, et aux moins jeunes qui en gardent la nostalgie.
    En une vingtaine de brefs chapitres, il retrace l'histoire de cette langue sans laquelle la nôtre ne serait pas ; il fait comprendre les grandes étapes de son évolution d'Ennius à saint Augustin ; il  montre la puissance et l'étendue de son rayonnement jusqu'au seuil du monde contemporain. Son chaleureux discours est illustré par un large choix de textes, présentés dans leur version originale, puis traduits et commentés. La langue qu'il nous apprend ainsi à goûter se fait entendre par la voix de ses plus glorieux témoins.
    Son plaidoyer est aussi un cri d'alarme.
    Sans verser dans l'utopie passéiste, il montre pourquoi il est urgent de redonner au latin une place raisonnable dans notre enseignement, sous peine de nous laisser submerger bientôt par le « pidgin » de la communication et des médias, ou par le bavardage des blogs et des textos ; bref, de ne plus avoir sous les yeux qu'un paysage culturel rétréci et défiguré car des pans entiers de nos enseignements littéraires sont comme adossés à la langue de Virgile et de Cicéron.
    Le latin, rappelait naguère Paul Valéry, c'est « la langue à laquelle nous devons ce qu'il y a de plus solide et de plus durable dans les monuments de la nôtre ». Nicola Gardini nous rappelle l'importance de ce qui est ici en jeu. Il est grand temps d'écouter son message.

  • Le procès Fouquet

    Simone Bertière

    • Editions de fallois
    • 18 Octobre 2017

    Simone Bertière
    Le Procès Fouquet
    1661: Mazarin est mort, laissant à Louis XIV un royaume pacifié dans une Europe que domine la France. Mais 1'État, ruiné par vingt-cinq ans de guerres, est au bord de la faillite. Le jeune roi décide de gouverner par lui-même, mais nul ne l'en croit capable. Sur les conseils de Colbert, son premier geste d'autorité, pour appuyer l'indispensable réforme des finances, est la mise en jugement du surintendant Fouquet, accusé de prévarication. Mais le procès, qui devait être bref, échappe à ses initiateurs, il déborde le cas de l'intéressé et tourne au bras de fer avec la magistrature. Il s'étire sur plus de trois ans pour conclure sur un bannissement, que le roi mue en prison à vie. Pourquoi et comment en est-on arrivé là ? Ce livre est une enquête sur son procès, qui prend en compte les comportements successifs des différents acteurs. Riche en péripéties parfois drôles, captivant comme un roman policier, le récit, fondé sur des témoignages d'époque, s'en distingue par son respect de l'histoire et son refus du manichéisme.

  • Avec Ovide ; le plaisir de lire un classique

    Nicola Gardini

    • Editions de fallois
    • 6 Novembre 2019

    Pourquoi Ovide? Parce, plus encore que Virgile, c'est l'une des sources les plus fécondes de la littérature et de l'art occidental. Montaigne nous dit que c'est avec lui qu'il prit, dans sa plus tendre enfance, «le goût des livres». Les poètes de la Pléiade, ceux de l'Âge baroque puisèrent à pleines mains dans son oeuvre mais déjà le Moyen Âge avait connu un long «aetas ovidania». On suit sans peine son rayonnement de son oeuvre jusqu'à l'époque moderne.
    Ovide, c'est aussi le destin foudroyé d'un écrivain fêté par la haute société romaine et brusquement exilé par Auguste pour finir misérablement ses jours aux confins du monde civilisé.
    Cette oeuvre et cette vie également fascinantes, Nicola Gardini tente d'en percer le secret.
    Quel est la «source cachée», le principe unificateur qui révèle le «moi profond» du poète? Ne fut-il pas le premier à percevoir dans la nature les lois du changement, la mutation constante des formes, des êtres et des sentiments? Cette audace était-elle compatible avec la fixité de l'ordre impérial? Le plus grand poète de l'Empire ne fut-il pas aussi un  dangereux esprit

  • Tout un monde ; Jacques de Lacretelle et ses amis

    Anne de Lacretelle

    • Editions de fallois
    • 6 Février 2019

    Jacques de Lacretelle fut l'une des figures marquantes de la vie littéraire depuis les années 20. Prix Femina en 1922 avec Silbermann, Grand Prix du roman de l'Académie française avec Amour nuptial. Par la suite Il joua un rôle majeur dans la renaissance du Figaro.
    Il a connu intimement le Tout-Paris des Arts et des Lettres pendant les décennies qui furent parmi les plus brillantes de notre histoire littéraire. Dire de ces années qu'elles furent, au XXe siècle, les « Trente Glorieuses » de notre littérature ne serait pas excessif.
    Ce sont elles que font revivre les Mémoires d'Anne de Lacretelle. Anecdotes prises sur le vif, portraits, confidences, extraits de correspondance, témoignages de première main, donnent au récit les couleurs de la vie.
    On y voit tout d'abord, autour de Marcel Proust qui vient d'accéder à la gloire (Prix Goncourt en 1919), les jeunes écrivains qui en ont fait leur maître avant de former à leur tour une étincelante constellation : Paul Morand, Jean Cocteau, François Mauriac, et Jacques de Lacretelle, le récit se prolonge jusqu'à nos jours. Émouvant, léger, nostalgique aussi, ce livre a su capter l'air du temps.
    Un monde qui peut encore faire rêver

  • Chroniques cinématographiques

    Bernard De Fallois

    • Editions de fallois
    • 6 Novembre 2019

    Bernard de Fallois a tenu chaque semaine de 1959 à 1962, sous le pseudonyme de René Cortade la chronique cinématographique de l'hebdomadaire  Arts, dirigépar Jacques Laurent, puis celle du  Nouveau Candide. D'autres collaborations avaient auparavant précédé cette activité.
    Environ 150 films sont ici présentés, analysés et jugés dans leurs principales composantes : scénarios, distribution, dialogues, musique - exercice hebdomadaire périlleux puisqu'il s'agissait d'aller vite à l'essentiel, de séduire le grand public et de contenter les doctes ; exercice redoutable, Bernard de Fallois ayant été précédé dans ce magistère  par François Truffaut.
    Il a suffi de rassembler ces chroniques aujourd'hui pour composer tout naturellement un panorama du 7eArt en son Âge d'or, c'est-à-dire en un temps où il était dominé par les maîtres qui demeurent nos classiques: d'Hitchcock à Fellini, de Buñuel à Bergman, de René Clair à Jacques Tati - pour s'en tenir à quelques noms. On voit poindre également les étoiles montantes ; on suit les courants et les modes.
    Très vite les chroniques de Bernard de Fallois s'imposèrent par leur vivacité et  leur élégance, par leur densité aussi, lorsque la matière s'y prêtait.
    Une égale allégresse dans le dithyrambe et dans l'éreintement conserve à ces textes les couleurs de la vie.
    On y retrouve les paysages, les saisons et les rêves d'un temps où l'industrie de l'image n'avait pas encore dévoré le cinéma d'auteur.

  • Dans le théâtre politique, le rôle d'éminence grise est l'un des plus convoités: c'est le conseiller caché du prince. Ce rôle fut créé par un grand acteur, Richelieu, pour un autre grand acteur, le Père Joseph: «éminence», parce que Richelieu avait demandé pour son ami le chapeau de cardinal ; «grise», car c'était la couleur de la robe de capucin que portait ce dernier.
    L'expression franchit les frontières. Elle est appliquée en Allemagne au baron Holstein qui, à Berlin, fait et défait les chanceliers sous Guillaume II. Au temps de Roosevelt, elle est reprise, aux États-Unis pour Harry Hopkins, également surnommé «le Raspoutine de la Maison Blanche». En France, au  XXe siècle, le Père Joseph renaît sous les traits de Jacques Foccart, au coeur du premier cercle gaullien puis de François de Grossouvre, dans l'entourage de François Mitterrand.
    D'autres personnalités marquantes, qui s'étaient illustrées, parfois, loin de la politique, ont contribué à infléchir le cours de l'Histoire, de Beaumarchais, qui apporta le soutien de la cour de France aux insurgés américains, à Jean Monnet le Père de l'Europe moderne.
    À travers seize portraits inoubliables, Charles Zorgbibe nous révèle - ou nous rappelle - l'action secrète de ces hommes de l'ombre qui ont, pour une part souvent déterminante, façonné le monde où nous vivons.

  • Une blouse serrée à la taille

    Gérald Sibleyras

    • Editions de fallois
    • 9 Septembre 2020

    «Emma avait des souvenirs à ne plus savoir qu'en faire: l'arrivée d'Hitler au pouvoir, la guerre, les bombardements, puis ce qu'elle appelait "la rentrée des Russes à Berlin", et enfin l'instauration d'un communisme intransigeant dicté par Staline, bref, une épopée. Emma est née en 1929 et au sortir de la guerre elle avait vécu ses émotions les plus marquantes. Ça faisait déjà une vie. Ses souvenirs, elle y tenait, c'était son trésor. Pour ses enfants, les histoires de leur mère allaient devenir de véritables légendes, il était inconcevable de les mettre en doute ou de demander des précisions. Un bobo, un souci, un chagrin, tout était moins grave que "la rentrée des Russes à Berlin". Pour Emma, ses enfants étaient condamnés à ne jamais connaître l'authentique malheur, la seule apocalypse qui vaille, contraints d'errer dans un confort culpabilisateur.
    Nostalgique d'un passé qui aurait pu être, si la guerre n'avait pas tout détruit, Emma voyait Berlin comme sa ville. Une ville défigurée par les bombes, dépecée par une occupation militaire mais dans laquelle elle avait laissé son âme.» (Gérald Sibleyras)

  • La bataille de Sedan ; 10-14 mai 1940

    Yves Lafontaine

    • Editions de fallois
    • 10 Juin 2020

    Mai 2020, quatre-vingtième anniversaire du désastre de Sedan. De nombreux auteurs, historiens français et étrangers, se sont penchés sur cette bataille dont les conséquences furent dramatiques pour la France.
    L'originalité de cette étude repose sur le fait que l'auteur, qui n'est pas historien, aborde l'évènement essentiellement dans sa dimension humaine, mettant l'accent sur le comportement des combattants, tant français qu'allemands. Il montre les réactions de peur, de panique, mais aussi de courage allant parfois jusqu'à l'héroïsme, d'un côté comme de l'autre. Il  développe l'action des chefs, leur perspicacité, leur audace, leur intelligence de situation... ou, au contraire, leur passivité et leur aveuglement. Il plaide pour que soit enfin reconnu le fait que, dans la plupart des cas, les soldats français n'ont pas démérité et que leur honneur est sauf.

  • Sept conférences sur Marcel Proust

    Luc Fraisse

    • Editions de fallois
    • 23 Janvier 2019

    Après la Seconde Guerre mondiale, Sartre déclarait péremptoirement que nous étions « enfin débarrassés de Proust ». Il revendiquait, en effet, pour lui-même la dignité de Premier Écrivain du Siècle, mais il savait bien que la place était déjà prise - définitivement - par Proust.
    Nul ne conteste aujourd'hui cette évidence. Bernard de Fallois fut au début des années 50 l'un des premiers à la proclamer. Le présent recueil livre la quintessence de ses lectures et de ses recherches.
    À l'intention de ceux qui partent à la découverte du plus grand monument littéraire du XXe siècle mais aussi de ceux qui l'ont déjà maintes fois visité, il résume, il éclaire, il condense en formules limpides et saisissantes les grands thèmes de l'oeuvre en sept conférences magistrales : comment Proust a-t-il composé son livre, qu'est-ce qu'un « personnage proustien », quelle est la part du génie comique dans son oeuvre, celle de l'amour, de la réflexion métaphysique et de l'art ? Quelle est sa place par rapport à ses plus illustres devanciers, Balzac ou Chateaubriand ? Pour clore cet ensemble une longue étude intitulée Lecteurs de Proust retrace la postérité de l'écrivain dans les premières décennies du XXe siècle.
    Proust comparait son livre à une cathédrale. C'est dire qu'il faut commencer par prendre du recul pour en comprendre la beauté, pour en apprécier chaque détail, chaque figure, chaque personnage.
    Après l'Introduction à la Recherche du temps perdu, Bernard de Fallois s'impose comme l'un des guides les plus accessibles, les plus clairs et les plus sûrs.

  • Une passion pour George Eliot

    Kathy O'Shaughnessy

    • Editions de fallois
    • 9 Septembre 2020

    Ce livre conte l'histoire de Marian Evans (1819-1880), plus connue sous le nom de George Eliot, la plus grande romancière de l'ère victorienne.
    Pour l'essentiel, elle vécut en union libre avec le philosophe George Henry Lewes (1817-1878), figure marquante du courant non conformiste en Angleterre. Ils formaient un couple exemplaire mais furent néanmoins longtemps en butte à la réprobation des bien-pensants.
    C'est à Lewes que Marian emprunta son « prénom de plume ». C'est lui qui favorisa l'épanouissement de sa vocation littéraire. Le génie de Marian fit le reste. En quelques livres, elle s'imposa auprès de ses pairs. L'ostracisme social prit fin. Le grand public vint à elle. En Angleterre et dans de nombreux autres pays, on éprouva pour George Eliot une véritable passion qui, depuis lors, n'a pas faibli.
    La vie de George Eliot est un roman. Pour en pénétrer les secrets, l'érudition historique ne suffit pas. L'intuition et la sensibilité féminines sont les guides les plus sûrs.
    Kathy O'Shaughnessy en fait ici l'éclatante démonstration.
     

  • Qui est Dieu ?

    Jean Soler

    • Editions de fallois
    • 8 Novembre 2017

    Jean Soler
    Qui est Dieu?
    Dans un style clair et accessible à tous, Jean Soler met d'abord en lumière "sept contresens sur le dieu de la Bible", une divinité qui n'est pas le Dieu unique des trois religions monothéistes mais un dieu parmi d'autres, du nom de "Iahvé", conçu comme le dieu national des seuls Juifs.Il relate ensuite, sans référence aucune au surnaturel, la généalogie du dieu "Dieu", telle qu'il l'a reconstituée à partir des acquis de la recherche scientifique. Il explique enfin pourquoi cette croyance peut porter plus que d'autres à l'extrémisme et à la violence, comme on l'a vu avec les Croisades, l'Inquisition ou les Guerres de religion, et comme on le voit de nos jours avec les conflits du Moyen-Orient, sans compter l'influence, indirecte mais bien réelle, de l'idéologie monothéiste sur le nazisme et le communisme, ces deux fléaux du siècle passé.

  • Une histoire du monde depuis 1945

    Charles Zorgbibe

    • Editions de fallois
    • 31 Mai 2017

    Charles Zorgbibe
    Une histoire du monde depuis 1945
    Un panorama de la politique mondiale des soixante-quinze dernières années.Une description et une analyse du grand jeu international - coalitions, crises et conflits - qui rythme la marche du monde depuis la fin de la Deuxième guerre mondiale et l'apparition de l'arme nucléaire.

  • Napoléon et Talleyrand

    Emile Dard

    • Editions de fallois
    • 1 Septembre 2017

    Émile Dard  Napoléon et Talleyrand    Napoléon, c'est un individu, c'est une histoire, c'est une légende, c'est un destin. Et c'est aussi le pont d'Arcole et Rivoli, c'est Wagram, Austerlitz, Iéna, Friedland.«Quel roman que ma vie!» disait-il.Talleyrand, c'est le congrès de Vienne. Un personnage considérable, lui aussi. Au départ un homme de grande famille, qui ne se console pas d'avoir été condamné à la prêtrise, qui sera lui aussi favorable à la Révolution, avant de se rallier à l'Empereur, qu'il sert loyalement pendant cinq ans avant de se séparer de lui et de le trahir.C'est le grand mérite du livre d'Émile Dard - paru quelques années avant la Seconde Guerre mondiale - de nous faire suivre, en les découvrant peu à peu, la carrière croisée de deux hommes qui comptèrent peut-être autant dans la destinée future de la France, l'un en la couvrant d'une gloire éphémère, mais dont elle se souviendra toujours avec émotion, l'autre en lui faisant reprendre sa place, et entrer aussitôt, dans le concert des nationsNé en 1891 et mort en 1947, Émile Dard a été diplomate. Ambassadeur à Sofia puis à Belgrade, Membre de l'Académie des sciences morales et politiques, il a présidé la Société de l'histoire de France.

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