Sciences humaines & sociales

  • Anthropologie de l'inceste
    Tous les jours, près de chez vous, un bon père de famille couche avec sa petite fille de neuf ans. Ou parfois elle lui fait juste une petite fellation. Ou c'est une grande soeur avec sa petite soeur. Dans cette anthropologie de l'inceste, Dorothée Dussy se penche sur les mécanismes complexes par lesquels l'inceste est couramment pratiqué dans l'intimité des foyers français.
    À la faveur du réel, et de la banalité des abus sexuels commis sur les enfants, l'inceste se révèle structurant de l'ordre social. Il y apparaît comme un outil de formation à l'exploitation et à la domination de genre et de classe. Cinq ans d'enquête ethnographique sont restitués dans ce livre : un voyage subversif au coeur de familles que rien, ou presque, ne distingue des vôtres.
    Préface de Charlotte Pudlowski

  • Ils enseignent la liberté. Ils sont les bâtisseurs du monde de demain, d'une société fraternelle, diverse et égalitaire. Ils travaillent à un monde plus juste.
    40 personnalités se souviennent d'un professeur qui a changé leur vie.
    Abd Al Malik, Aline Afanoukoe, Albert Algoud, Anouk F., Jérôme Attal, Charles Berling, Nicolas Beuglet, Sophie Blandinières, Anne-Laure Bondoux, Françoise Bourdin, Cali, Marie Darrieussecq, Rokhaya Diallo, Irène Frain, Raphaëlle Giordano, Héloïse Guay de Bellissen, Serena Giuliano, Marius Jauffret, Jul, Caroline Laurent, Marc Levy, Henri Loevenbruck, Mathias Malzieu, Agnès Martin-Lugand, Nicolas Mathieu, Fabrice Midal, Bernard Minier, Thibault de Montaigu, Plantu, Josef Schovanec, Romain Slocombe, Tatiana de Rosnay, Camille Pascal, Christiane Taubira, Sylvie Testud, Franck Thilliez, Philippe Torreton, Séverine Vidal, Jacques Weber, Bernard Werber.
    /> En hommage à Samuel Paty.

  • Le prince

    Machiavel

    " Pour bien connaître la nature du peuple, il faut être prince, et, pour bien connaître celle des princes, il faut être du peuple. "
    Cherchant à rentrer en grâce auprès des Médicis, ses maîtres, le haut fonctionnaire florentin Machiavel leur adresse ce livre qui définit, il y a tout juste cinq siècles, tous les principes de la " realpolitik ". Comment conquérir le pouvoir et le conserver ? Faut-il préserver les monarchies, et par quels moyens ? Faut-il s'appuyer sur la fortune et la force plutôt que sur la religion et la morale ? Dans quel but user de la propagande d'État ? Sans illusion sur la nature humaine, Machiavel, bien loin du machiavélisme qu'on lui prête, haïssait la tyrannie. Pragmatique, il était républicain de coeur, dans cette république de Florence confisquée par les nobles et les banquiers.
    @ Disponible chez 12-21
    L'ÉDITEUR NUMÉRIQUE

  • Légende celte aux origines du roman, le récit de Tristan et Iseut bâtit le mythe des amants maudits, triomphants par-delà la mort.

    " Seigneurs, vous plaît-il d'entendre un beau conte d'amour et de mort ? C'est de Tristan et d'Iseut la reine. Écoutez comment à grand'joie, à grand deuil ils s'aimèrent, puis en moururent un même jour, lui par elle, elle par lui. "
    Légende celte aux origines du roman, le récit de Tristan et Iseut bâtit le mythe des amants maudits, triomphants par-delà la mort.

  • Manuel

    Epictète

    Comment faire en sorte que ce qui paraît destinéà nous emporter ne nous emporte pas ? Qu´est-ce qui pourrait résister de nous dans le naufrage auquel nous livrent parfois les turbulences de la vie ? Le manuel d´Épictète peut vous aider, comme il l´a fait pour des générations d´hommes et de femmes, leur permettant de trouver un peu de paix au milieu des difficultés de la vie.
    Épictète tente de faire de nous des «athlètes» dont rien ne viendrait à bout parce que nous considérerions que ce qui nous échoit n´est en soi ni «bon» ni «mauvais», mais toujours une occasion de découvrir en nous la vertu apte à y répondre : courage, patience, force, intrépidité, etc.
    Une sagesse concrète à la portée de tous.

  • Un texte fondateur de la pensée néolibérale.
    Cette fable politique du XVIIIe siècle, trop souvent réduite à l'idée que " les vices privés font les vertus publiques ", est ici présentée par Dany Robert-Dufour. Il montre dans son introduction pourquoi ce texte est le ferment de la pensée libérale et comment, dès sa sortie en 1723, il déclenche un scandale ; les esprits bien-pensants de l'époque étant épouvantés et jugeant l'ouvrage pernicieux et diabolique. Bernard de Mandeville démonte dans une fable aussi impudente qu'effrontée les artefacts de la morale commune. Contrairement à Rousseau pour qui l'homme est naturellement bon, Mandeville le conçoit comme un véritable fripon. Cette fable, publiée dans une nouvelle traduction, est accompagnée d'autres textes de l'auteur qui permettent de comprendre l'importance de l'utilité sociale de l'égoïsme pour comprendre les ressorts économiques de la prospérité.

  • Cet ouvrage est le centre de la philosophie hégélienne, sur lequel se fonde toute la pensée moderne. Avec ce texte, le plus direct des écrits de Hegel, s'abolissent le monde des Anciens et la nature du Siècle des Lumières. Le réel, que réordonne une pensée suffisamment puissante pour en embrasser tous les aspects - conscience, politique, culture -, prend désormais le visage de nos tourments. La lumineuse introduction de Kostas Papaioannou est aussi une clé pour pénétrer l'oeuvre du grand penseur de l'Aufklärung.

  • On réduit souvent la force au simple caractère ou à la qualité d'une chose que l'on compare à une autre. Le concept de force n'est alors qu'une commodité logique pour désigner le déséquilibre d'une rivalité et l'inégalité de quelque affrontement. Mais la force sert-elle seulement à exprimer un rapport entre deux réalités ? N'est-elle pas plutôt en elle-même une réalité ?
    Comme le montre l'auteur de ce texte magistral, la force n'est pas le contraire de la faiblesse. Tout à l'inverse, il faut entendre par " force " la cause de tout mouvement. Sans elle, tout corps - fût-il organique ou inorganique - resterait immobile. " Tout ce qui est mû est mu par quelque chose ", disait Aristote. Ce quelque chose, c'est la force.
    INEDIT
    Texte intégral

  • Nous a-t-elle assez fait rêver, la philosophie ! Pourtant, combien d'exemples nous rappellent que la raison est impuissante par elle seule à répondre aux attentes de la philosophie. Aussi n'y a-t-il rien de plus surprenant que de remarquer avec quelle étrange facilité elle s'en remet à l'imaginaire de répondre aux questions qu'elle se pose. Après tant d'efforts de la raison pour ordonner et parcourir la série de toutes les médiations, comment n'éprouverait-elle pas la tentation de nous faire accéder à l'absolu et de nous en faire pressentir l'immédiation ? C'est en quoi consistent précisément ces songes de la raison. En décrivant et en analysant quelques-uns d'entre eux, c'est la face obscure de la raison que Nicolas Grimaldi s'efforce d'élucider.
    Également chez Pocket :
    Bref traité de désenchantement,
    L'Art ou la feinte passion et
    A la lisière du réel.

  • Une lecture très originale des tensions à l'oeuvre dans la culture japonaise.
    La société japonaise est résolument polymorphe. Elle est animée par une tendance qui est celle de la poussée aux extrêmes : le caractère fantastique de sa littérature et de son cinéma qui est d'une rare cruauté, l'extravagance du théâtre kabuki, les déguisements excentriques des cosplays, les comportements d'une violence inouïe de certains adolescents ou encore la " mort par excès de travail ". Mais cet extrémisme-là ne saurait nous en dissimuler bien d'autres : l'extrême de la sobriété, de l'humilité, de la discrétion et du dépouillement.
    Ce livre explore cette tension entre l'expansion et la raréfaction, la dépense et la retenue. Il se demande comment le peu et le moins entrent en résonance mais aussi en conflit avec le plus et le trop.

  • Le goût comme objet philosophique ? Que l'Occident se soit refusé jusqu'à présent à accorder à ce sens réputé " primitif " un statut majeur semble être sans importance. Toutefois, il y a des raisons de penser que la nutrition est l'angle mort d'une culture rationaliste qui a manqué d'en apprécier à sa juste valeur la portée véritable. Contester aux saveurs de concourir à l'édification de la science, à la vérité ou l'art, n'est-ce pas s'interdire de concevoir d'autres manières de sentir, de saisir le réel et d'être au monde ? Traditionnellement, l'organe du goût répond à la nécessité de vivre, pure fonction biologique qui laisse entendre qu'une existence proprement humaine, louable et supérieure, morale et politique, doit se dresser contre ce corps vivant, avide et affamé, en repoussant la démesure gourmande et une consommation destructrice. Face à des normes et des concepts réfractaires à toute jouissance alimentaire, la philosophie du goût élabore un modèle singulier de sensibilité gustative qui ébranle autant les fondations de la métaphysique que les fondations des cultures occidentales.

  • Le présent ouvrage, rédigé par un philosophe germaniste et hébraïsant, expose l'émergence d'un Emmanuel Levinas dans son entièreté, et dont l'idée centrale consiste à présenter le judaïsme, non pas comme une confession, mais comme une authentique catégorie de l'universel. Levinas a mis en avant les sources talmudiques, notamment le Midrash dont il donne de lumineuses interprétations éthico-philosophiques. Il a refusé de reprendre les enseignements des philosophes judéo-allemands du XIXe siècle qui avaient pourtant jeté les fondements du judaïsme moderne et contemporain. Et s'est placé dans le sillage et sous la tutelle bienveillante du penseur qui a réinséré Dieu au coeur même de la spéculation philosophique, Franz Rosenzweig.
    L'apport considérable de ce philosophe-herméneute à la pensée de son temps a transcendé les frontières confessionnelles, linguistiques et géographiques. Ni philosophe juif ni Juif philosophe, mais simplement penseur universel attaché au logos, Levinas pourrait bien résumer le résultat de toutes ses spéculations par cette brève phrase, si récurrente sous sa plume : " Le bien est antérieur à l'être "...
    INÉDIT

  • Chacun d'entre nous a connu dans sa jeunesse quelqu'un qui a su comprendre ses aspirations et ses inquiétudes, lui a appris à voir les choses comme elles sont, l'a aidé à trouver sa voie, à devenir un adulte. Pour Mitch Albom, cet homme fut Morrie Schwartz, son professeur d'université. Un jour, après l'avoir perdu de vue pendant plus de vingt ans, Mitch apprend que Morrie est atteint d'une maladie mortelle, une sclérose amyotrophique latérale, et qu'il a décidé de transformer sa mort en une dernière leçon de philosophie. Mitch lui rendra visite chaque mardi pendant de longs mois, pour chercher avec lui la réponse à cette question qui nous hante tous : comment vivre ? Et la réponse sera simple, lumineuse, profondément humaine, aux antipodes de tous les discours convenus.

  • Les démocraties sont aujourd'hui à ce point menacées et fragilisées que rien ne paraît stopper le virus anti-démocratique. Le populisme identitaire force les citoyens, pour s'en dégager, à repenser leur présence au monde, à renouveler les imaginaires de la relation, à réinventer le politique, bouleversé par les violences et les affrontements. Habiter le monde, en le réajustant aux attentes citoyennes, suppose, d'une part, de prendre la mesure de la bascule actuelle des temps, et, d'autre part, de faire sortir de nouveaux gisements inédits de sens. Pour analyser ce qui s'opère sous nos yeux et prendre le pouls du basculement, d'un monde à l'autre, dix ans, de 2008 à 2018, constituent une bonne mesure : la violence terroriste, la montée des nationalismes, l'outrance du populisme, le dérèglement climatique, la tragédie migratoire, la crise de l'Europe, l'accélération du capitalisme ou encore la révolution numérique et l'ubérisation de la société.
    Ce second tome du Panorama de la pensée d'aujourd'hui permet à trente-et-une figures de la pensée d'aujourd'hui de se mobiliser et de proposer des solutions à construire ensemble. Autant de nouveaux champs de paroles, d'idées et d'horizons à transmettre aux futures générations.
    12/21 INÉDIT

  • Une réflexion douce et sensible sur ce que signifie la vie dans toutes ses manifestations.
    Respirer, marcher, danser, écouter, regarder, résister, accepter la vulnérabilité, se tromper, devenir intime, vivre ensemble. Ce sont les différentes expériences appréhendées à partir d'observations ethnographiques effectuées au Brésil, au Japon et en France. Ces divers aspects de la vie appellent un mode de connaissance microscopique qui n'est plus celui de l'idéalité du sens comme dans l'humanisme européen, mais celui de la matérialité des sens et des sensations. Dans ce parcours, le langage est mis à l'épreuve.
    Réinterrogeant la tension décrite par Wittgenstein entre dire et montrer, François Laplantine propose une anthropologie du sensible, c'est-à-dire du corps dans tous ses états.
    INÉDIT

  • De quoi parle-t-on lorsque l'on utilise les termes de matérialisme et de matérialiste, termes qui n'apparaissent qu'à la fin du XVIIe et au XVIIIe siècles ? Le présent volume entend, en guise à la fois d'initiation et d'approfondissement, mettre à la disposition des lecteurs un choix limité de textes matérialistes d'Aristote à Marx. Érudit et pédagogue, Olivier Bloch nous présente chacun des auteurs et des textes en les replaçant dans leur contexte historique et leur lignée philosophique.

  • La Guerre de Sécession (1861-1865) aux États-Unis fut une guerre totale. Le sang coula à flots durant les combats entre les unionistes (États du Nord) et les confédérés sécessionnistes (États du Sud) adeptes de l'esclavage. Précepteur dans la famille d'un planteur esclavagiste, le jeune géographe et anarchiste Élisée Reclus avait vécu cinq ans à La Nouvelle-Orléans. Il s'y était forgé une connaissance intime de l'Amérique " terre de l'esclavage ". Parues dans la Revue des Deux Mondes à laquelle il collabora abondamment, les études historiques réunies dans ce volume analysent les forces des belligérants sous un angle politique, social et géostratégique avant l'heure. On y découvre comment un pacifiste se fait le chroniqueur d'un " carnage complètement inutile ", avec l'espoir de voir disparaître " le spectacle de la servitude. " Adjoint aux articles de Reclus, le récit militaire du Prince de Joinville, fils du Roi Louis-Philippe, protagoniste engagé dans les rangs nordistes, complète cette double vision inédite de la mobilisation française des amis de la liberté.
    Édition établie et présentée par Federico Ferretti.

  • Naître à Cordoue, en Andalousie, au XIIe siècle et mourir près du Caire en exil ; être médecin mais aussi philosophe, théologien et encore codificateur de la loi ; établir une oeuvre majeure du Moyen Âge à la confluence des cultures hébraïque et grecque, à la croisée des styles, unissant la tradition à la spéculation, la Bible à la métaphysique. Sans jamais renoncer àêtre juif.Telle aura été l'extraordinaire destinée de Moïse Maïmonide. Traversant les siècles, il n'en sera pas moins demeuré une figure énigmatique. Source constante d'inspiration et de controverse, il n'aura pourtant cessé de questionner ses commentateurs : peut-on être à la fois auteur de textes religieux comme le Mishné Tora et celui de traités philosophiques tels le Guide des Égarés ? Faut-il opposer « l'aigle de la synagogue » au « sage de Fostat » ?Dans son étude, Maurice Ruben Hayoun montre que l'idéal de la conciliation explique les deux versants et l'unité de cette entreprise unique ; que Maïmonide médita, en fait, le judaïsme tel qu'il aurait été sans l'exil, s'épanouissant dans l'universalité.

  • Réfugié dans la drogue depuis l'adolescence, James est un jeune Anglais en manque de repères. C'est sur un coup de tête qu'il décide de s'installer à Londres pour réaliser son rêve : jouer dans un groupe. Hélas, il rencontre surtout une bande de SDF et, très vite, James fait la manche dans la rue.
    Un jour, il trouve un chat abandonné, en manque de soins. Il laisse toutes ses économies au vétérinaire pour le sauver. Dès lors, les deux compères ne se quittent plus. Des sorties de métro où il vend des journaux jusqu'aux quartiers dans lesquels il chante, James emmène Bob partout. Tous deux rencontrent un succès fou.
    Un duo irrésistible et une amitié hors du commun qui vont aider James à sortir de l'enfer.

  • Qu'y-a-t-il de commun entre un masque du Bénin et un quatuor de Schubert ? Entre la Pietà d'Avignon et un ready made de Marcel Duchamp ? Qu'est-ce qui constitue la dignité esthétique d'un objet ? Si ce n'est une propriété intrinsèque de l'objet, par quelle visée originaire la conscience se dispose-t-elle à la constituer en objet d'art ?
    Analysant les doctrines et les oeuvres, c'est à ces questions que tente de répondre cet essai. Prenant appui sur les témoignages de romanciers, de philosophes et de peintres, Nicolas Grimaldi montre que l'art n'a jamais rien figuré de naturel, et qu'à l'inverse de la vie, le propre de l'art est de nous faire percevoir, en ses objets, de tout autres mondes. C'est justement parce que cette représentation est un jeu que l'expérience de l'art est celle d'une re-naissance.
    INÉDIT

  • Pensées

    Joseph Joubert

    Joseph Joubert consigna toute sa vie des pensées qui font de lui l'un des grands moralistes de la littérature française. Comme le rappelle Chateaubriand qui l'admira, " jamais pensée n'ont excité de plus grands doutes dans l'esprit et n'ont soulevé de plus hautes questions. Attentif aux secrets du coeur et de l'âme des hommes, Joubert parvint à saisir un peu de cette éternité qui gît dans les mots et que toute littérature a pour vocation d'exhumer. "
    Georges Poulet nous propose ici une anthologie et la meilleure introduction qui soit aux pensées de celui dont on a dit qu'il était une âme qui a rencontré un corps et qui s'en sort comme elle peut.
    Choix et introduction par Georges Poulet

  • La gentillesse n'a pas dit son dernier mot... Emmanuel Jaffelin enseigne au lycée Lakanal de Sceaux. Il a animé de 2011 à 2013 un atelier de philosophie avec les détenus de longue peine au Quartier Maison Centrale de la prison de Sequedin et intervient désormais en entreprise pour faire entrer la gentillesse dans les Ressources Humaines. Et si ce dont nous avions le plus besoin était de la gentillesse ! Malheureusement cette vertu est discréditée. Née dans la noblesse romaine, dénigrée dans le christianisme, réhabilitée à la Renaissance, elle s'étiole comme une fleur fanée dans la démocratie marchande. Emmanuel Jaffelin démonte les rouages de cette histoire contrariée et montre pourquoi entre sagesse et sainteté, la gentillesse offre aux hommes une nouvelle manière de s'épanouir au quotidien et comment elle permet de changer son rapport à l'autre.

  • Surgi de notre oubli immérité, Thomas Basin (1412-1491), évêque, politique et historien de son siècle, personnage majeur donc, nous est rendu par cette traduction nouvelle de son Histoire des règnes de Charles VII et Louis XI. Depuis trop longtemps, l'écrivain ne nous était plus accessible. Il revient, acteur de son temps, partisan assurément (il a par exemple l'art et la manière de se faire détester de Louis XI) ; il n'en est que plus précieux. La haute idée qu'il a de ses mérites le fait appeler à sa rescousse toute sa culture, de Salluste et Suétone aux Évangélistes, voire au Tout Puissant... Historien, il fait de son écriture une arme, non sans maladresse parfois. Mais le témoignage reste d'autant plus passionnant qu'il est animé par un fort ressentiment, bien peu religieux, avouons-le. Outre l'importance de ces textes, dûs à un contemporain de ce qui est écrit, nous découvrons un temps vécu, un ressenti dans sa brutalité, dans ses rancoeurs, mais aussi dans la construction de l'État. Nous ne devions pas nous priver plus longtemps de l'oeuvre majeure de Thomas Basin, relue à la lumière des acquis les plus récents de l'Histoire.
    Introduction, traduction et notes par Joël Blanchard, Franck Collard et Yves de Kisch

    INEDIT
    12/21

  • Le témoignage d'une fillette de 9 ans qui a vécu l'horreur des camps de concentration à Bergen-Belsen de 1942 à 1945. " Je fus une petite fille privilégiée, parce que mon père avait été prisonnier. Et, aussi curieux que cela paraisse, c'est ce qui me sauva la vie... " " Bergen-Belsen, j'en reviens, cinquante ans que j'attendais ce moment-là ! Lorsque j'ai franchi la grille, quelque chose m'a arrêtée tout net : les oiseaux... ça chantait partout... On me demande s'il n'y avait pas d'oiseaux dans les camps. Je ne sais pas. Peut-être qu'il y en avait, mais on ne les voyait pas, on ne les entendait pas, parce qu'on voyait et on entendait bien autre chose. À Bergen, maintenant, les oiseaux chantent partout. "Francine Christophe

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