Éditions Du Masque (réédition numérique FeniXX)

  • - Une belle nuit, Jugonde ! Une nuit lourde de promesses ! Il humait : - Sentez-vous ? L'air véhicule des relents de meurtre. Je discerne un subtil parfum de police répandu partout. Cette soirée m'évoque certaines fins de journées d'été orageuses où l'on surprend, le long des caniveaux, des fuites de rats ; où des nappes de vapeurs empoisonnées, remontées des égouts, stagnent au ras des trottoirs. L'air sent la mort, ce soir ! Le secrétaire considéra son patron avec des sentiments proches de l'inquiétude. L'homme à la mine de hibou était-il un avocat ou un nécromant ? - En voiture ! reprit Lepicq. En voiture pour la maison du crime ! Nous allons découvrir comment on a tué, et qui a tué ! Nous allons tout découvrir ! Jamais je ne me suis senti aussi vivant que ce soir, où nous descendons chez les morts ! Cercueils, croque-morts et pierres tombales pour deux cadavres sans assassin. Et pour Prosper Lepicq, une course endiablée après le corps du délit. Une enquête magistrale à la manière noire.

  • Triste hiver en vérité que celui de 1948. En Angleterre, l'air est toujours au rationnement : peu de tissu, pas de pain. Quant à la lessive... Heureusement, un renouveau semble s'amorcer, et Nicola guette avec délices les prémices du retour à une vie normale. De sa mémoire s'évadent déjà les souvenirs des privations, le camp de Ravensbrück et les persécutions nazies... Mais, lorsqu'une lettre, envoyée trois ans auparavant, la trouve enfin, Nicola comprend que l'Histoire ne lui accordera pas le temps de l'oubli...

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Alerte aux cambrioleurs de laboratoires ! pouvait-on lire dans un important quotidien parisien. Malgré cette mise en garde, le laboratoire d'un autre de nos savants fut cambriolé dans la nuit du 19 au 20 juillet. L'espion réussit à franchir la frontière franco-belge, bien que le vol eût été rapidement découvert. Mais, à Ostente, il rencontra des difficultés imprévues. Voyant cela, il partit pour Anvers. Mais il était seul, épuisé, affaibli par les mauvais traitements endurés. Pour lui, cette nuit du 21 au 22 juillet avait été très longue et très pénible. Et, en fin de compte, pour aboutir à quoi ?

  • La parapsychologie a désormais une audience universelle. Que peut faire une jeune femme piégée par sa rivale, qui exerce sur elle ses pouvoirs psi ? Si elle admet qu'elle est envoûtée, elle passera pour folle. Si elle le nie, elle passera pour criminelle. Alors, que peut-elle faire, sinon appeler au secours ? Mais qui acceptera de lui venir en aide ?

  • Un homme d'affaires mangé par les loups dans Balançon ! Le Courrier de la Viare, la feuille de chou locale, a mis les pieds dans le plat. Évidemment, le dernier loup a été abattu en 1855 et sa dépouille mitée trône dans un salon de l'Hôtel de Ville, mais il est indubitable qu'Auguste Desorme a été attaqué par une ou plusieurs bêtes féroces, de nature ou d'origine inconnues. Le croque-mort de Balançon-les-Bains est sceptique, mais la rumeur, elle, ne demande qu'à s'enfler. D'autant qu'une seconde victime, tout aussi déchiquetée que la première, vient d'être découverte dans les bois environnants...

  • Avec les gens de maison, dit Camilla, moins on en sait sur leurs affaires et moins ils se mêlent des vôtres. Pourtant, Mario Malfatti s'intéressera de très près à la vie privée d'Élise, la petite bonne si douce, si sage, à qui on donnerait le Bon Dieu sans confession. D'abord parce qu'Élise a disparu. Ensuite, parce qu'elle a certainement joué un petit rôle dans la vie de cet américain qui possédait une bien belle vaisselle plate, avant qu'on l'assassine... Élise, est peut-être surtout une sentimentale. Mais, de nos jours, les sentiments sont hors de prix : elle paiera les siens très cher.

  • Des années durant, la douce, l'irréprochable Alice a préparé des pièges, dans lesquels ses trois plus chères amies vont s'engluer. Mais qui piège qui, au cours de ce week-end, commencé dans l'euphorie et qui s'achèvera tragiquement ? Pourquoi Caria veut-elle la mort d'Ingrid, Ingrid celle de Jeanne, Jeanne celle d'Alice, et Alice la peau de toutes ? Des dames bien abominables...

  • Qui a volé le cadavre de Raymond ? Pourquoi le jeune homme s'était-il suicidé ? Sa mort n'était-elle pas la conséquence d'un drame antérieur ? Quel rôle joue, dans cette tragédie, la ravissante Laure ? Laure la romantique, si jeune, si frêle, si mal armée pour affronter les dures réalités de la vie... Qu'est-ce qui terrifie la jeune fille, maintenant que le Diable est mort ?

  • D'un geste, que je me suis efforcé de rendre naturel, j'ai saisi la hache et j'ai fait un pas vers lui. Tout en parlant, j'ai choisi l'endroit où j'allais frapper. Je ne pouvais pas le laisser continuer. Je devais protéger Agarithe, même si elle était coupable, même si elle avait causé la mort de ma mère. J'en avais pris la décision au cours de ma longue nuit d'insomnie. La troisième de mes nuits infernales...

  • Si la concierge du 61 n'avait pas eu la curiosité de faire un puzzle avec les morceaux d'une lettre ramassée dans ses poubelles, la petite dame du 4 se serait sans doute rabibochée avec le jeune Italien du 5. Le vieux monsieur du rez-de-chaussée aurait continué à récupérer tous les chiens du quartier. Le gros marbrier n'aurait pas cessé de se saoûler, et de gueuler après le vieux monsieur. Personne n'aurait songé à faire de chantage.

  • Il a glissé dans l'escalier. - Je vous garantis que, moi présente, il aurait tenu la rampe. - Heu, fit Pedro, gêné, il ne la tenait pas. - Tu l'as vu tomber ? - Non, pas exactement... Olivier vola au secours de Pedro. - C'est-à-dire que nous l'avons tous entendu débouler jusqu'en bas. - Alors, Jovana a allumé la lumière. - La lumière ? Parce que Joseph, à son âge, s'amusait à descendre dans le noir ? Avec ses yeux de taupe ? - Heu, il ne descendait pas... Il suivait le guéridon... Valentine s'étrangla. - Le guéridon ? Seigneur, dois-je comprendre que Marguerite... ?

  • Pourquoi Claudius a-t-il été tué près de la boutasse aux eaux fangeuses ? Et pourquoi Joannès s est-il noyé, vingt ans plus tôt, dans cette même boutasse ? Quels liens existent-ils entre ces deux morts mystérieuses ? Quel rôle a joué Marguerite, dans l'une comme dans l'autre ? Marguerite, avec ses nerfs fragiles, son instabilité, ses réactions inattendues et excessives ? Et pourquoi la petite Maria a-t-elle menti ?

  • Derrière leurs volets toujours clos, terrées dans leur maison comme des taupes, vivent deux soeurs, aigries par vingt ans de cohabitation. On les appelle les folles. Mais sont-elles vraiment folles, et qu'ont-elles à cacher ? Ce récit, qui commence par une nuit d'horreur et se termine comme un cauchemar, nous plonge dans un passé ténébreux dont, insidieusement, la reconstitution détraquera les relations entre les êtres, et rendra le meurtre inéluctable.

  • Elle a disparu en 1878, le soir de ses noces, dans sa maison de la place des Vosges. Depuis la mariée fantastique hante les imaginations : sa parure nuptiale vaut plus d'un milliard ! Et voilà qu'elle réapparaît, cent ans plus tard, revolver au poing, et qu'elle tue... Katryn Defrance, Inspecteur principal, deux fossettes, une frousse bleue de son Smith & Wesson, mènera une enquête qui prouvera que, dans bien des familles, il y a d'étranges fantômes !

  • Madame Alexandra, chiromancienne, voyante et médium, maîtrise-t-elle réellement les forces occultes lui permettant d'exercer une influence mentale sur les esprits auxquels elle veut imposer sa volonté ? Nice se prépare à recevoir Sa Majesté Carnaval. Cependant, au carnaval de la vie, souvent tragique, tout le monde s'avance masqué... Et tel qui s'apprête à donner la mort, s'agite lui-même, dérisoirement, dans l'ombre de celle-ci, manipulé en secret, pris sans le savoir dans l'engrenage d'une machination dont apparaît, peu à peu, le caractère diabolique...

  • Un bien joli petit village, à 50 kilomètres de Paris. Le samedi et le dimanche, les cultivateurs s'habillent en bourgeois et les propriétaires des résidences secondaires venus de Paris se déguisent en terriens. On ne sait plus qui est qui. Lorsqu'une maison se met à flamber, ce peut être un accident. À la seconde maison, on pense à un maniaque. À partir du troisième incendie, le juge Montaigne, qui enquête nuit et jour sur le terrain, comprend que tout le monde, ici, est suspect. Et l'explication qu'il pressent lui fait redouter que rien ne puisse jamais arrêter cette horrible progression de désastres.

  • Ce sont les bruits normaux, les bruits qui me rassurent, les bruits de toutes les nuits où il ne se passe rien. Les bruits de la vie. Ce que je cherche à surprendre, les nerfs à vif, ce sont les bruits anormaux, exceptionnels, ceux qui se produisent de plus en plus rarement dans les prisons de France, les bruits furtifs qui troublent la nuit, quand une exécution doit avoir lieu. Les bruits de la mort. Si, au cours d'une nuit, j'entends ces bruits, je saurai ce qui m'attend. Je saurai que, caché dans la grande cour, le Diable me guette.

  • Pierre Verdier pensait à l'engrenage de la machine infernale, qu'il avait construite de toutes pièces, et qui allait faire de lui un homme riche et libre. Il savait qu'il devait jouer serré. Ne pas commettre la moindre imprudence. La plus petite erreur. Mais il se sentait assez fort pour triompher et pour prouver que, pour un ingénieur en électronique, le crime parfait n'est pas seulement une vision de l'esprit, mais qu'il peut fort bien être réalisé...

  • La voyante n'a pas vu venir la mort, titrait France-Soir. Dame Bérénice avait été étranglée. Ex-charcutière à Barbès, elle exerçait dans un appartement tendu de noir, artistiquement éclairé dans le style train-fantôme. Et sa clientèle était importante. Son frère, Raoul, habitait avec elle. Jolie gueule, condamné à plusieurs reprises pour escroquerie et proxénétisme, il vivait des générosités de la dame. Pourquoi aurait-il supprimé sa vache à lait ? Pourtant, les dispositions testamentaires de la voyante le mettent dans une situation fâcheuse : elle avait fait de lui son légataire universel. Très ennuyeux. Il va falloir qu'il s'explique. Peut-être sait-il pourquoi on a déniché, dans le décolleté de la victime, un papier sur lequel était écrit : Remember ?

  • Sylvia, au-dessus de la mêlée, ignorait avec une superbe inconscience, les réactions qu'elle suscitait. Pourtant, sans être psychologue patenté, n'importe qui aurait pu discerner les divers courants de force qui convergeaient vers la belle blonde : amour fou, amour sage, désir de protection, désir tout court, admiration béate, défiance, envie, jalousie, regrets. Le cocktail classique qui transforme le champ d'action d'une jolie fille en champ de mines ou en champ de bataille. Le vieux béchu se gratta pensivement la tête et se posa la question : Austerlitz ou Waterloo ?

  • S'il est un maître de la littérature policière qui ait su restituer avec justesse l'atmosphère de la province française, c'est bien Paul Gerrard, ou plutôt l'auteur qui se cache sous ce pseudonyme. Ce lauréat du Grand Prix de littérature policière en 1959 - pour Deuil en rouge - ne se destinait pourtant pas à l'écriture, et il erra à travers des domaines aussi divers que la banque, le cinéma, la presse, accumulant sans doute autant de renseignements qui devaient lui servir plus tard... Auteur de romans pour la jeunesse, de nouvelles cruelles et drôles, de romans où le drame le dispute toujours à l'ironie, Paul Gerrard fait mouche à chaque fois, grâce à une écriture affutée et un sens du détail... qui tue !

  • Si les Broake étaient moins occupés à poursuivre leurs intrigues dérisoires, sans doute s'aviseraient-ils plus tôt qu'un cadavre jonche leur domaine. Enfin, ils finissent par s'apercevoir que la famille n'est pas au complet. On découvre la victime. Reste l'assassin, justement, un étranger manifestement animé de mauvais desseins, s'est introduit dans la place. Il a apporté dans ses bagages l'arme qui a servi au crime, il a formulé des menaces de mort. Voilà un candidat à l'inculpation qui vient merveilleusement à point. Eh bien, alors, il n'y a plus de problème ?... Voire. Si vous connaissiez les Broake, vous ne répondriez pas si vite.

  • C'est une spécialité peu répandue en France que celle de détective privé, mais le cher Pétrus à la vocation. Il se présente volontiers comme un champion de la police « déductive » ; les problèmes de géométrie policière, les inconnues algébriques du crime, la mécanique ondulatoire du hold-up n'ont pas de secret pour lui. Toute cette belle science, hélas ! ne lui servira guère pour se tirer du guêpier où l'entraîne son premier client, le satanique Nadek. Le gros bon sens de Poissonnier, son fidèle lieutenant, lui sera certainement plus utile. C'est un curieux apprentissage, à la fois tragique et cocasse, que les deux hommes vont faire dans cette étonnante aventure. Qui aurait pu penser que les plans de l'« atomic-letchnik » intéressaient tant de monde ? Qui, surtout, aurait imaginé que tant de gens « croyaient » aux soucoupes volantes ?

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