Alfred Eibel

  • Fritz Lang

    Alfred Eibel

    « J'ai fréquenté Fritz Lang durant de nombreuses années. J'ai vu et revu la plupart de ses films. Le texte qui va suivre ne s'adresse pas à un public de cinéphiles. Les rapports souvent orageux avec Fritz Lang sont ici rapportés avec exactitude. Les rapports souterrains entre la vie de Fritz Lang et les personnages de ses films font partie de mon interprétation personnelle. Les critiques que j'ai pu lire à propos de son oeuvre, nombreuses, se recoupent ici et là et pourtant diffèrent sur bien des points. Aucun ne détient la vérité absolue. Je laisse de côté ceux qui, revoyant certains films, sont revenus sur leurs premières impressions. Leur enthousiasme a disparu. Certains considèrent l'oeuvre américaine du cinéaste comme un pis-aller dû à un exil forcé. Les quelques propositions que j'avance concernant les deux Tigre n'engagent que moi et peuvent aussi bien être refusées. Les lettres que Fritz Lang m'avait adressées, figurant en fin de volume, sont suffisamment parlantes pour que je m'abstienne de les commenter. Enfin, reconnaissons que cet homme n'a pas cédé un pouce en rapport avec ce qu'il voulait exprimer ; plus souvent qu'on ne l'imagine avec des budgets dérisoires. Il s'en est accommodé en tirant le meilleur parti possible, restant lui-même. Ce fut à la fois sa force et son anémie. » Alfred Eibel

  • Marc Villard, nouvelliste, romancier observe ses personnages postés au coin de la rue. Ont-ils une chance de s'en sortir, de quitter la mistoufle ? Les voilà montant dans un hôtel minable, dévalant les escaliers pour affronter le destin de la rue. L'écriture de Villard est dégraissée, serrée comme une mauvaise nouvelle, ses personnages n'ont pas le temps de se retourner. Attiré par ceux que la vie écrase, les malchanceux, Marc Villard condense leur vie le temps d'un coup de feu. Le temps du rock, du jazz, de l'artiste peintre, de la banlieue, de Paris le grand espace compris entre Clichy et Barbès. On trouvera dans ce volume des textes sur ces domaines et davantage, un entretien substantiel sur la vie de l'auteur et ses passions.

  • « Ça faisait longtemps qu'ils se nourrissaient de chat. Ça depuis le début de l'hiver, depuis que durait la grève. Et il n'y avait plus à vendre dans les boutiques que des denrées que personne ne pouvait acheter. Et Graine avait faim. Et Pore avait faim. Et Cachou avait faim et Albert le Chien. Et Ponce, dans sa cellule, devait avoir plus faim qu'eux tous réunis. » Ne pas se fier aux apparences : sous les dehors d'un roman social, La Croque au sel (originellement publié en 1952) entraîne le lecteur jusqu'aux bas-fonds existentiels du petit peuple des villes. Quand la population affamée d'un immeuble tout entier hésite entre la chasse au matou et une petite séance de cannibalisme entre parents, c'est l'humanité selon Maurice Raphaël qui apparaît à tous les étages. Famille, je vous bouffe ! Ce petit bijou de noirceur est suivi d'un dossier, composé par l'expert Alfred Eibel, riche en révélations sur un auteur maudit qui ne tenait de l'ange qu'un de ses pseudonymes et fréquentait en intime tous les démons de l'existence et de l'écriture.

  • « Ça faisait longtemps qu'ils se nourrissaient de chat. Ça depuis le début de l'hiver, depuis que durait la grève. Et il n'y avait plus à vendre dans les boutiques que des denrées que personne ne pouvait acheter. Et Graine avait faim. Et Pore avait faim. Et Cachou avait faim et Albert le Chien. Et Ponce, dans sa cellule, devait avoir plus faim qu'eux tous réunis. » Ne pas se fier aux apparences : sous les dehors d'un roman social, La Croque au sel (originellement publié en 1952) entraîne le lecteur jusqu'aux bas-fonds existentiels du petit peuple des villes. Quand la population affamée d'un immeuble tout entier hésite entre la chasse au matou et une petite séance de cannibalisme entre parents, c'est l'humanité selon Maurice Raphaël qui apparaît à tous les étages. Famille, je vous bouffe ! Ce petit bijou de noirceur est suivi d'un dossier, composé par l'expert Alfred Eibel, riche en révélations sur un auteur maudit qui ne tenait de l'ange qu'un de ses pseudonymes et fréquentait en intime tous les démons de l'existence et de l'écriture.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • A cinquante-cinq ans, Antoine Harrap décide de prendre sa retraite et de s'installer dans le XVe Arrondissement où il fréquente le monde étrange du restaurant chinois La lanterne cramoisie, tenu par Mammy Ma et sa fille, Danielle, qui ne laisse pas les hommes indifférents... Un matin, Antoine découvre le cadavre d'Hakka, un chien porteur d'un collier digne des pharaons. Aidé de Joseph Balsameaux, baroudeur cynique, Antoine, détective malgré lui, se retrouve entraîné dans le Paris glauque des jeux clandestins, de la prostitution et des fumeries d'opium.

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