Seghers (réédition numérique FeniXX)

  • La poésie surréaliste n'est pas d'essence différente de celle de toute poésie authentique. Elle est une et multiple, ainsi que l'attestent la diversité de ses chemins, le registre étendu de ses voix, dans le concert desquelles il n'est pas besoin d'être un spécialiste pour distinguer celle d'Éluard de celle de Breton, celle d'Aragon de celle d'Artaud, celle de Jean-Pierre Duprey de celle de Joyce Mansour. Le surréalisme se veut "un moyen de libération totale de l'esprit" et il est, en son principe même, révolte. L'esprit qui l'anime se veut tourné vers l'avenir, porté vers ce qui vient, ce qui se cherche, par opposition à tout ce qui est achevé, fixé. D'où son éblouissante actualité. La poésie surréaliste nous propose le visage le plus convulsif, le plus pur et le plus somptueux de cette "liberté couleur d'homme" dont parle André Breton.

  • Né à Châtellerault en 1922. Professeur à l'Université d'Indiana. Publications : articles de critique et un recueil de vers.

  • Alain Le Breton est né au bord de la Méditerranée, en Septembre 1924, sous le signe de la vierge. Soit : 199 ans après Casanova au sujet duquel il prépare, depuis quelques années de recherches heureuses, plusieurs ouvrages. Un séjour au Togo, en 1946-1947, à prétexte commercial, lui révèle le monde Noir ; il manque y mourir mais en rapporte La phrase ensemble (chez Regain), Stormy Weather et Testament (inédits. En 1948, il est en Cochinchine et au Tonkin, dans l'aviation civile ; en réalité, il y vit ce qui composera Aucun de nous ne reviendra (hors-commerce luxe). En 1949, apparition éclair à Santander, puis départ pour le Dahomey, pour cette vertigineuse Côte des Esclaves où il retrouve les traces d'un fabuleux pirate : Francisco Félix da Souza, dit Chacha ; il en rapporte L'Expression individuelle (hors-commerce luxe). Fin 1950, il est en Italie (Car pour Rome), puis en Tunisie (La Biche et le Chagrin, en préparation, et Le Papillon mécanique), participant à des fouilles à Utique et au Raz Engelah. Il semble qu'il n'ait d'autres soucis importants qu'aimer et écrire, ce qu'il confond dans un même jaillissement véhément et persévérant. La Femme est son thème général, mais poussé à l'extrême, jusqu'à rejoindre à travers elle tout le champ de la création. Signe particulier : n'a pas encore dit son dernier mot... et ne le dira probablement jamais.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Gil Roc est né le 13 Août 1926 à Bois-Colombes dans la Seine, de parents Vendéens, fonctionnaires de leur état. Il a fait des études primaires supérieures puis fut successivement : Employé de mairie, marin, aviateur, électricien, actuellement cheminot. Voyage beaucoup. Fervent poète, il croit à la mission littéraire par laquelle il exprime sa profonde souffrance de l'état actuel des choses et sa volonté de lutte pour un changement dont l'aboutissement serait une société vraiment humaine et fraternelle.

  • Né en Corse, y a vécu ses vingt premières années, y retourne fidèlement chaque année. A la passion raisonnée de son île et se proclame l'ennemi numéro un du Mérimée de Colomba et de Matéo Falcone qu'il n'a cessé de dénoncer en diverses études comme un contrefacteur. Connaît l'Italie et la littérature italienne. A traduit les Lettres de la Prison d'Antoine Gramsci (à paraître incessamment aux Éditions Sociales), le roman de la résistance italienne de Renata Vigano', prix Viareggio : Agnès va mourir (Éditeurs Français Réunis), les drames de Guido Seborga : La Pêche de Licia (publié dans Europe) et Spartacus veux-tu être libre ? A mis sa connaissance précise de la Pologne nouvelle dans un ouvrage plein de vie : La Pologne (Éditions Sociales, 1950). Critiques dans La Pensée, Les Lettres Françaises, Europe, La Nouvelle Critique. Travaille à un roman sur les mines de fer, à un autre sur la Corse. N'a pas eu le temps de s'occuper d'une histoire, au sens littéraire du mot : Le Bataillon d'Orange. Ex-universitaire. Ancien F.T.P. Conseiller municipal de Saint-Maur-des-Fossés. Secrétaire général de l'Amitié Franco-Polonaise. A été secrétaire général du Comité National pour le Centenaire de Frédéric Chopin. Déclare volontiers qu'un écrivain a beaucoup à gagner en assurant un travail effectif dans une organisation de masse.

  • NÉ en 1923, dans les Deux-Sèvres, de parents instituteurs. Scolarité prolongée de village en sous-préfecture et en chef-lieu, jusqu'aux math. spéciales, où l'interrompt une santé indécise. Nommé soldat de deuxième classe, renvoyé au bout d'un temps assez long, puis employé çà et là (en est là). Découvre vite, sous l'ondoiement divers des emplois, certaines analogies et constantes remarquables, qui compensent leur caractère d'instabilité. Écrit pour essayer de dire ce qu'il sent, plutôt que ce qu'il pense. Car il pense peu, ayant la faiblesse de croire que le calembour le plus exaspérant permet aux mots de s'aguerrir en secret pour leur tâche essentielle : aider à naître un monde où la vie vaille un Jour mieux que la peine d'être ratée. En préparation : Traduit du jazz, poèmes ; Préférence parler, poèmes ; L'Âge du Capitaine, roman.

  • Jean Zimmermann est né en Octobre 1927. Enfance à la campagne ; puis c'est le collège jusqu'au premier bachot. Ensuite, s'est intéressé à l'art, surtout au théâtre et à la poésie. Un an de régiment. Au retour, a travaillé aux Halles puis est devenu fonctionnaire. En plus, à 25 ans, s'est remis aux études. Il écrit des poèmes depuis l'âge de 16 ans. En 48, il publie « Soleil Premier ». Ses goûts : il a depuis longtemps une vive admiration pour Paul Éluard.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Sandor Torday, originaire de la Hongrie, passa son enfance à Fiume (alors l'Italie) et en Suisse, à Lausanne. Il poursuivit ses études en France où il a suivi des cours à la Sorbonne. Ses critiques sur le théâtre, ses essais sur la musique et sur l'art et ses nouvelles parurent dans différentes revues et journaux, en Hongrie, en Autriche, en Allemagne, en Italie. Il écrivit aussi des pièces, publia trois romans et deux recueils de poèmes. A la radio de Paris, de Hilversum (Hollande) et de la B.B.C. à Londres, il a tenu plusieurs conférences et aussi présenté ses propres oeuvres. A présent, établi définitivement à Paris, il collabore régulièrement à plusieurs quotidiens et revues des Pays-Bas, d'Angleterre et de Suisse.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Les seuls événements sont intérieurs. Ils s'appellent : la rencontre des êtres, la rencontre de Dieu et la longue traversée de soi-même. Que je sois mariée, mère d'un fils de onze ans, que j'aie enseigné longtemps aux petits enfants et sois aujourd'hui malade et inactive... chemins, prétextes à vivre plus intensément. Je n'ai pas toujours eu le temps de m'occuper de mes vers. Je n'ai pas toujours eu la force d'écrire. Je crois cependant que la poésie, l'amour et l'amitié sont des forces de vie.

  • Claude Bénady, né à Tunis, le 10 Septembre 1922, y vit avec sa femme et ses deux enfants. Après de laborieuses études secondaires, il se voue à la carrière administrative davantage par nécessité que par ambition. Il fait la Campagne de Tunisie, ensuite, dans un « Groupe Chirurgical Mobile », le débarquement de Saint-Tropez qui le mène jusqu'en Forêt Noire. Il faut croire que sa « place de faveur au bout de l'aventure », la pleine détresse de l'individu dans la souffrance oriente définitivement ses écrits vers l'essence même de « l'humain » et le fait passer à travers la littérature dite de « bons sentiments ». Claude Bénady n'est pas loin de croire que la symbiose dont on fait généralement la philosophie de l'être, tirant de l'absurde et du néant, peut recéler, au passage dans la vie, une matière première qu'il convient de traiter avec plus de raison que d'émotion. Claude Bénady a fondé, en 1947, la Revue Périples. Il a publié un essai, Hors de Jeu, les Morts (Périples). Un roman, Le Chiendent, doit paraître. Un second roman, Les Passagères, attend sa mise au net.

  • François Kérel. Né à Paris en 1925. A fait ses études à la faculté de Droit et à l'école des Langues orientales. Est actuellement traducteur. De très bonne heure il s'est senti attiré par la poésie. Mais renfermé sur lui-même, il ne pouvait donner une expression valable au besoin de chanter qui se faisait jour en lui. Maintenant il veut faire de sa poésie une poésie de combat où le lyrisme même le plus intime est comme un écho du grand combat pour la justice.

  • C'est en 1950 que Jean-Pierre Attal publie son premier recueil de poèmes « Avant-Propos » (Debresse, Éditeur). Âgé alors de dix-neuf ans, il poursuit ses études en Sorbonne. Ses recherches poétiques sont guidées par le besoin de comprendre et d'expliquer la réalité extérieure. Elle apparaît absurde et morcelée dans son second recueil « Il y avait trois clowns », Illustré par Jean Lurçat (Seghers, Éditeur). Cependant, ses poèmes accusent aussi une volonté de vie et de bonheur, et c'est à la découverte d'un monde sinon entièrement expliqué, du moins accepté que part « Nathias ». Jean-Pierre Attal fait actuellement parti du groupe des jeunes poètes du Comité National des Écrivains.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Né en Lozère en 1921, Jean Souchon se livra, après ses études secondaires, à diverses études (Droit, Histoire, Philosophie, Lettres) tout en travaillant de mille manières pour subsister. Comme tant d'autres de sa génération, il devait être profondément marqué durant la guerre par une assez longue captivité ; c'est pendant ces années que s'affirma sa passion pour la philosophie et la littérature. Son mariage en 1949, avec une jeune fille aux mêmes aspirations que les sienne devait stabiliser chez lui sa vocation d'écrivain ; depuis cette époque, il écrit en collaboration avec sa femme ; trois de leurs romans sont actuellement en voie d'achèvement. Outre ses travaux littéraires en cours, il s'occupe de questions pédagogiques et psychotechniques dans un centre de redressement ; son violon d'Ingres est la peinture. Il affectionne tout particulièrement Paris, ses bouquinistes et le musée du Louvre ; ses auteurs préférés sont Saint Augustin, François Villon, Gabriel Marcel et Colin de Plaucy dans son dictionnaire infernal.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • André Figueras, né à Paris en 1924, entra dans la Résistance active dès Février 1941. En 1943, recherché par la Gestapo, il est obligé de gagner l'Afrique du Nord (interrompant ainsi une licence terminée plus tard) et s'engage dans les parachutistes. Drôles de jeux pour lesquels on lui octroie la croix de guerre. la médaille de la résistance et la médaille des évadés. Son mariage avec Anne Brossolette en 1948 est-il la conclusion logique de cette affaire ? Poète, André Figueras a publié, avant celui-ci, huit recueils. dont l'un a obtenu la Bourse Nationale Littéraire. Critique, il a donné en librairie trois études : une sur Fernand Gregh, une sur André Soubiran, une sur Jules Romains poète - celle-ci dans la collection Pierre Seghers ; il assure la rubrique littéraire et dramatique à la « Revue de Saint-Cyr », collabore aux « Nouvelles Littéraires » et à « Combat » et à un certain nombre d'autres publications. Il fait enfin de nombreuses conférences, à Paris, en province, à l'étranger. Son activité, aurait, paraît-il, des tendances à s'élargir du côté du roman et du côté du théâtre.

empty