Entreprise, économie & droit

  • Confessions d'un dopeur : dopage, trafics, violences... ; les dessous du sport Nouv.

    « Le sport, c'est la santé ! » dit-on. Pourtant, pratiquer le sport à haut niveau, en professionnel comme en amateur, fait courir toutes sortes de danger : pour la santé, mais aussi parce que le dopage, les trafics, la violence... sont monnaie courante dans le milieu.
    Ancien pratiquant de bodybuilding et préparateur physique diplômé d'État, l'auteur explique qu'aucune discipline, pas même le tir sportif, n'est épargnée : tous les athlètes ont besoin de se doper pour maintenir un rythme contre-nature. Il montre également comment le sport détruit le corps - il en a personnellement fait l'expérience.
    Cyrille de Vergie retrace ici son parcours atypique, ses rencontres (parfois avec des célébrités) dans le microcosme sportif, évoquant de nombreuses anecdotes éloquentes. En parallèle de sa carrière officielle, il a lui-même prescrit des substances à des sportifs afin de les aider à booster leurs performances, jusqu'à devenir un personnage central de l'approvisionnement en produits dopants en France. Il détaille leur fonctionnement, leurs effets sur l'organisme, ainsi que les moyens utilisés pour contourner les contrôles. Après avoir tiré un trait sur ce passé, l'auteur souhaite mettre en garde les lecteurs : le dopage n'est pas sans conséquence sur la vie du sportif comme sur celle de son entourage. Blessures, troubles psychologiques, déformations physiques, agressions et même violences sexuelles, couvertes par des clubs et des fédérations gangrénés par les dérives du marché sportif... En proposant un discours à contre-courant, il révèle la sombre réalité du milieu du sport. Un témoignage sidérant.

  • Dans Dealer du Tout-Paris, Ge´rard Faure´ e´voquait brie`vement sa jeunesse marocaine. Il revient ici sur cette pe´riode cruciale qui l'a initie´ a` la drogue, aux complots politiques et aux vices cache´s des e´lites. Ce re´cit e´tonnant permet de mieux comprendre comment il est devenu le « dealer du Tout-Paris » et jette une lumie`re crue sur le rapport des dirigeants franc¸ais avec le Maroc depuis 50 ans.
    Fils du me´decin de la famille royale marocaine, Ge´rard Faure´ de´couvre a` travers son pe`re les circonstances troubles de la mort de Mohammed V, qui a permis a` son fils Hassan de lui succe´der ; les manoeuvres des services secrets franc¸ais pour s'assurer l'obe´issance du nouveau roi ; et enfin le complot ourdi par le ge´ne´ral Oufkir, chef des services secrets marocains, accuse´ d'avoir fait assassiner l'opposant Ben Barka, pour s'emparer du tro^ne.
    A` peine sorti de l'adolescence, Ge´rard Faure´ devient l'amant d'une femme de pouvoir charismatique qui rec¸oit chez elle toute la haute socie´te´ marocaine : Hadja, e´pouse du ge´ne´ral Oufkir. Malgre´ lui, il est alors me^le´ a` des affaires d'E´tat qui le de´passent. Amoureux comme on peut l'e^tre a` 25 ans, Ge´rard devient un simple pion du « Grand Jeu » des puissances occidentales au Maghreb. Manipule´ par sa mai^tresse, menace´ de mort, il va vivre un ve´ritable thriller, biento^t pourchasse´ par les polices de plusieurs pays.
    Re´cit d'une e´ducation sexuelle, politique et criminelle, cet e´pisode ine´dit livre quelques cle´s de l'histoire contemporaine, et de´voile comme jamais les blessures secre`tes d'un jeune homme appele´ a` devenir l'un des grands voyous de son e´poque.

  • Plus de deux siècles après la fin de la monarchie française, on serait tenté de croire que les survivances de l'Ancien régime ont disparu de tous les secteurs de la vie publique. Pourtant ainsi que nous le rappelle Denys Brunel en introduction de son ouvrage, tel n'est pas le cas : de très grandes entreprises françaises, occupant pour la plupart une place centrale dans la dynamique de l'économie hexagonale, demeurent régies à leur tête par un pouvoir transmis de manière exclusive et familiale, en somme monarchique. Dans une logique où « le mérite cède pour les très hautes fonctions à la naissance », tout semble décidé au sein de leur direction comme si l'origine garantissait la compétence dans le management, comme si la lignée pouvait seule assurer un avenir florissant. Mais est-ce bien sûr dans le contexte économique ultra-concurrentiel de ces dernières années ? Lagardère, Dassault, Lafayette : désormais, ces noms prestigieux n'évoquent plus le souvenir radieux des réussites passées, mais bien les incertitudes persistantes du présent. Leur point commun ? Tous sont confrontés à l'épineuse question de la succession. Les destinées de ces grands groupes, dont l'auteur étudie de manière incisive l'histoire et le fonctionnement actuel, interrogent, chacune à sa façon, la viabilité de la succession familiale dans les grandes entreprises françaises, parfois même au point de soulever l'hypothèse douloureuse de leur dislocation.
    Dans cet ouvrage percutant, fruit d'une expérience enrichie des années durant à la tête de grands groupes français, Denys Brunel veut envisager la résolution du problème dans une perspective plus englobante sur l'insertion des grandes entreprises à l'ensemble de la société française. Il montre comment le poids de l'héritage empêche les grandes entreprises de repenser la notion même de réussite en dehors du cadre familial. Or seul ce décloisonnement indispensable au renouvellement de leur management pourra permettre à celles-ci d'appréhender leur avenir sereinement.

  • Voici l'un des plus grands scandales financiers actuels, sans doute supérieur à celui du Crédit lyonnais dans les années 1990, si l'on compare le nombre de billets partis en fumée. Les États français et belge ont déjà dépensé une dizaine de milliards d'euros pour sauver la banque Dexia ; mais l'addition pourrait se t 'chiffrer en plusieurs dizaines. Une nouvelle fois, les contribuables sont appelés à éponger les effets de la folie spéculative et de l'appât du gain ! Dexia, c'est aussi près d'un millier de nos villes, départements, hôpitaux et autres acteurs publics locaux pris au piège des emprunts toxiques qu'elle leur a vendus. Une véritable bombe à retardement d'au moins 8 à 10 milliards d'euros.

    Cette enquête, basée sur des documents exclusifs et les confidences des acteurs de cette histoire, nous livre les secrets d'un incroyable scandale : aveuglement des autorités qui n'ont vu ni la transformation de Dexia en colossal fonds spéculatif ni les dangers des prêts toxiques ; volonté délibérée et attestée par des documents de tromper les villes et hôpitaux ; politique de dénigrement de ceux qui tentaient de s'opposer ; efforts de l'État pour étouffer le scandale.

    L'ouvrage nous entraîne dans les méandres de la crise financière qui a démarré avec les subprimes et se poursuit aujourd'hui avec la crise des dettes souveraines. Et nous plonge dans un univers politico-financier où raison d'État, banques d'affaires américaines, Commission européenne, ambitions personnelles, rivalités et coups bas s'entremêlent...

    Alain Piffaretti, journaliste, est un spécialiste reconnu des politiques publiques territoriales et de la décentralisation. Il collabore actuellement à L'Express. Il a été successivement et durant près de vingt ans le rédacteur en chef de plusieurs des principaux magazines spécialisés sur les collectivités territoriales (La Gazette des communes, Le Courrier des maires, Le Journal des maires).

    Alain Piffaretti, journaliste, est un spécialiste reconnu des politiques publiques territoriales et de la décentralisation. Il collabore actuellement à L'Express. Il a été successivement et durant près de vingt ans le rédacteur en chef de plusieurs, des principaux magazines spécialisés sur les collectivités territoriales (La Gazette des communes, Le Courrier des maires, Le Journal des maires).

  • Depuis des siècles les juges se sont constitués en un véritable corps social doté de valeurs propres, de solidarités et de revendications. C'est de ce groupe professionnel dont il est question dans cet ouvrage, de la fin du Moyen-âge à nos jours, tant dans son organisation interne que dans ses rapports avec la société environnante.

  • Petit journal satirique né sous la Restauration, Figaro utilise la langue du théâtre pour critiquer le pouvoir tout en échappant à la censure. C'est Hippolyte de Villemessant qui en fait, à la fin du XIXe siècle, le grand quotidien de la bourgeoisie. Sous cette identité, le titre traverse le XXe siècle, de l'assassinat de son rédacteur en chef par Mme Cailllaux aux joutes littéraires de François Mauriac et Raymond Aron, en passant par un entre-deux-guerres troublé par les ambitions de François Coty. Seul grand journal de droite subsistant après l'Occupation, Le Figaro triomphe alors sous la direction de Pierre Brisson. C'est avec la mort de ce dernier qu'il entre en crise, tout comme l'ensemble des quotidiens français dans les dernières années du XXe siècle. Le Figaro fêtera bientôt ses deux siècles d'existence : comment ce titre mythique a-t-il traversé les époques ? Quelles ont été les grandes plumes du journal ? Comment a-t-il été le seul quotidien français à survivre aux deux guerres mondiales ? C'est à ces questions, parmi d'autres, que tente de répondre ce premier ouvrage collectif sur le plus ancien journal français. Historiens, chercheurs en littérature et en sciences de l'information mêlent ici leurs approches pour nous révéler toutes les facettes de cette publication.

  • Le lobby breton (Lobi Breizh) n'a pas son pareil en France.
    Clarisse Lucas lève pour la première fois le voile sur cet ensemble protéiforme composé aussi bien de capitaines d'industrie (Le Duff, Pinault, Leclerc, Yves Rocher, Bolloré, Hénaff, les frères Guillemot, etc.) que d'hommes et de femmes d'influence persuadés qu'une identité forte de la Bretagne va en retour dynamiser un élan collectif à visée économique, culturelle et politique. Qui sont-ils, ces décideurs du Club des Trente ou de l'Institut de Locarn ? Quel rôle jouent les Dîners celtiques ? Les clubs bretons à Paris ? Et tant de structures plus informelles encore...
    Lobby comme aucun autre, innervé par des réseaux multiples, à tel point que les divisions gauche/droite, laïcs/religieux passent au second plan face à la cause commune à défendre. En témoignent les batailles pour l'indemnisation des communes souillées par la marée noire de l'Amoco-Cadiz, la lutte victorieuse contre le projet d'une centrale nucléaire à Plogoff, les campagnes pour la réintégration de la Loire-Atlantique en Bretagne, prévue par certains en 2014, le combat pour la sauvegarde de la langue bretonne...
    C'est encore l'épopée de la Brittany Ferries, la bataille des labels " Produit en Bretagne ", réseau hors norme en Europe. Et parfois un " lobby écartelé " entre associations pour la défense de l'environnement et tenants de l'agriculture intensive. Voici enfin au grand jour les " réseaux partagés " des Bretons au coeur des administrations françaises d'État (police, armée, diplomatie, services secrets).
    En France, mais aussi partout dans le monde avec la diaspora de la Breizh Connection. Un pan du lobby plonge ses racines dans l'associatif, le monde de la culture, des arts, de la musique et de la danse, par exemple grâce aux cercles celtiques et aux bagadoù. Pourquoi la Bretagne de 2011 a-t-elle tellement le vent en poupe ? Les ramifications multiples du lobby breton entendent-elles s'engager à l'avenir dans la voie tracée par d'autres grandes régions européennes, Écosse ou Catalogne ? Telles sont les questions que pose l'enquête pionnière de Clarisse Lucas.

  • Cette enquête conduit le lecteur dans des mondes secrets, brutaux et chaotiques, en général ignorés des économistes.
    On y croise des mafieux, des gouvernants et des bureaucrates corrompus, des trafiquants de tout poil : tous ceux qui font marcher l'économie souterraine et qui détournent la majeure partie de l'aide au développement. Comment combattre efficacement la corruption dans les pays du Sud ? Comment la faire disparaître ? Pourquoi la corruption et l'infraction sont-elles combattues dans certains pays, et acceptées dans d'autres ? Ce livre, très accessible, propose des méthodes originales et ingénieuses pour lutter efficacement contre la pauvreté et la misère, terreaux de la violence et de l'instabilité politique.
    Analysant les situations économiques de l'Asie à l'Amérique du Sud, en passant par l'Afrique, les auteurs proposent des solutions concrètes pour l'aide au développement.

  • Une histoire des numéros 2 du FN. François Duprat, Jean-Pierre Stirbois, Bruno Mégret, Louis Aliot... sont les chevilles ouvrières d'un parti lié à la "marque" Le Pen. Militants, ils les ont parfois trahis ou furent parfois trahis par eux. Mais, pendant que les tribuns polarisent l'attention, ils édifient les stratégies, nouent des alliances et implantent des structures. Ils se sont souvent affrontés les uns les autres, tout en se complétant pour construire un parti qu'ils ont lancé à la conquête du pouvoir. Mettre en lumière les numéros deux du Front national plutôt que les membres du clan Le Pen, c'est écrire une autre histoire du FN. C'est écrire une histoire de l'extrême droite et de ses mutations propagandistes, depuis sa cristallisation électorale lors de la désindustrialisation de la France à son "repositionnement" idéologique avec l'arrivée de Marine Le Pen à la tête du parti. Par le biais des archives, des témoignages et des enquêtes de terrain, c'est également un voyage au sein de la société française. Une société inquiète, dont le Front national reflète et utilise les crispations et les contradictions. Cet ouvrage actualise et complète à l'appui de textes et d'éléments inédits une série sur les "numéros 2 du Front national" que les auteurs ont publiée dans Le Monde durant l'été 2011.

    Nicolas Lebourg est historien (Université de Perpignan Via Domitia), spécialiste des extrêmes droites. Il a chroniqué la campagne présidentielle de Marine Le Pen pour Le Nouvel Observateur. Joseph Beauregard est auteur et documentaliste. Ensemble, ils ont réalisé le webdocumentaire François Duprat, une histoire de l'extrême droite (Le Monde.fr et l'INA) et publié François Duprat, l'homme qui inventa le FN, chez Denoël (2012).

  • L'intelligence économique est-elle un monde de barbouzes sans foi ni loi à qui les entreprises sous-traitent l'exécution de leurs " coups tordus "? C'est ce que l'on peut croire à la lecture de certaines affaires récentes : officiers de police payés pour fournir des informations protégées, intrusions informatiques...
    Le patron d'un des principaux cabinets d'intelligence économique français sort aujourd'hui de l'ombre et répond avec franchise aux questions qui " fâchent ": que font au juste ces cabinets? où se trouve la frontière entre pratiques légales et illégales? pourquoi y a-t-il autant de dérives et de " soldats perdus " dans la profession? L'auteur dévoile ici de nombreuses affaires récentes auxquelles il a été mêlé, sans cacher les effets pervers du système : oui, la France a besoin de spécialistes responsables pour ne pas rester vulnérable aux attaques et protéger ses entreprises.
    L'auteur démontre les dangers de l'immobilisme hypocrite qui règne depuis quinze ans au sommet de l'Etat: ce livre-confession est aussi un plaidoyer pour une vraie politique d'intelligence économique.

  • Séisme dans le monde des avocats : une véritable "révolution des prétoires" jette les robes noires dans la fournaise de la guerre économique.
    Acteurs privilégiés des conflits industriels et commerciaux, ces hommes et ces femmes de loi sont devenus de nos jours une composante essentielle de toute stratégie de conquête ou de défense des marchés.
    Ils contrent en outre avec efficacité - cette enquête le prouve - certains lobbies proches de l'appareil d'Etat, tel celui du nucléaire.
    Pour dévoiler ce rôle inédit des avocats, il fallait l'un d'entre eux, expert reconnu de l'intelligence économique et des stratégies juridiques des entreprises.
    Faits à l'appui, sa plume révèle le bras de fer de Greenpeace avec Areva, le géant nucléaire ; la lutte des producteurs de Champagne contre l'enfouissement de déchets radioactifs à deux pas de leurs vignobles ; l'attaque en règle de Free contre le "club des trois" autres opérateurs télécoms ; le combat pour la survie de Buffalo Grill après la crise de la Vache folle ; l'assaut des défenseurs de l'environnement contre les algues vertes.
    A chaque fois, c'est une débauche d'astuces juridiques mais aussi médiatiques, d'attaques surprise et de retournements de situation dignes des grands thrillers.

  • De 1836 à 1945, la publicité s'est implantée en France grâce à des visionnaires tels qu'Emile de Girardin, créateur de La Presse, Aristide Boucicaut, fondateur du Bon Marché, Charles-Louis Havas, pionnier des agences de presse, des imprimeurs d'affiches de spectacle ou de tourisme, ou encore Louis Vergne, et bien d'autres noms tombés dans l'oubli.
    Pour la première fois, un ouvrage décortique leurs méthodes, leurs inventions et leurs pratiques qui marquent encore la profession et le monde dans lequel nous vivons, mais qui doivent autant à leur génie propre qu'à leur milieu et à leurs influences. La première moitié du XXe siècle a vu la publicité, jusque-là très empirique, rationaliser ses pratiques et organiser ses corps de métier.
    Le concept de campagne publicitaire s'impose chez les annonceurs dans les années 1920. Après l'affiche, la radio est au coeur de ce mouvement sous l'impulsion de Louis Merlin et Marcel Bleustein-Blanchet. Le secteur automobile est quant à lui un des plus novateurs avec Citroën, Peugeot et les frères Michelin. Cette histoire est donc avant tout celle d'une poignée d'entrepreneurs qui ont créé la publicité et dessiné ses contours, tels que nous les connaissons aujourd'hui.

  • " L'industrie, c'est magique! Et c'est surtout l'une des plus belles aventures humaines. " C'est ainsi que Pierre Gattaz vit son engagement dans le monde industriel depuis plus de trente ans. Dans ce livre au style pédagogique et engagé, il raconte, sans langue de bois, ses joies, ses frustrations, ses coups de gueule face aux attaques des médias, à l'indécence de quelques grands patrons et aux excès de certains syndicalistes ultras. Au cynisme du capitalisme financier spéculateur et sans scrupule, qui a conduit l'économie mondiale au bord du gouffre, il oppose la noblesse, le réalisme et les valeurs de l'industrie manufacturière, cette " mal-aimée " qui contribue aux progrès de l'humanité, par l'innovation compétitive et le travail des hommes, en créant les produits, les systèmes et les réseaux du futur. Parce qu'il est convaincu que l'industrie est la réponse aux maux de notre civilisation, Pierre Gattaz plaide avec talent en faveur d'une grande ambition nationale pour l'industrie française de demain, afin de retrouver collectivement rêve, fierté et espoir. Que ce soit en termes d'emploi, de bien-être, de santé, de sécurité ou de développement durable, les solutions seront trouvées dans l'aventure industrielle, à condition de réapprendre à travailler ensemble pour recréer des filières d'excellence nationales. Et à condition d'y croire ! Ni traité théorique ni manuel pratique, ce livre simple et accessible est d'abord le témoignage engagé et passionné d'un chef d'entreprise qui rappelle utilement certaines vérités et dessine ce que pourrait être un nouveau capitalisme industriel et sociétal à visage humain.

  • Par la longévité et l'ampleur de son succès, géré avec une remarquable efficacité, Madonna s'est imposée comme une des icônes de la culture populaire mondiale, des années 1980 à nos jours. Chanteuse, actrice, mannequin, mère, écrivain, femme d'affaires... : elle affirme à chaque époque la volonté de se mettre en scène comme une artiste complète. Cet essai analyse comment Madonna a construit depuis vingt ans les multiples visages de son image médiatique, réinventant son passé au besoin, assimilant et recyclant aussi bien les grandes références culturelles américaines (Greta Garbo, Rita Hayworth, Marilyn Monroe...) que les tendances sociologiques et artistiques d'avant-garde. L'auteur montre qu'elle a bâti ses incarnations successives en jouant sur les contraires (vierge et vamp, féministe et nymphomane, catholique et provocatrice...) dans une démarche postmoderne implicite, mais très consciente et maîtrisée. Un art poussé à un degré atteint par très peu d'autres artistes comme David Bowie. Cet essai très documenté ne laisse dans l'ombre aucune des facettes du personnage et en fournit quelques clés de lecture particulièrement efficaces pour expliquer son impact.

  • Mai 68 à l'ORTF

    Filiu Jp

    C'était il y a quarante ans et cela paraît déjà un autre monde : durant plus d'un mois, la France a été privée de télévision. Du 17 mai au 23 juin 1968, la grève des quelque 12000 personnes rattachées à l'ORTF, à Paris comme en province, a imposé un service minimum de l'audiovisuel, sous contrôle syndical. Durant ces semaines d'agitation revendicative, les différentes catégories professionnelles, techniciens, cadres, réalisateurs ou producteurs, ont tenté de promouvoir ensemble un projet pluraliste et autonome. Les grévistes se sont efforcés de mobiliser l'opinion publique et les partis politiques avec les artistes à leurs côtés. Les sanctions ont frappé un journaliste sur trois à l'ORTF (et un gréviste sur deux), avec près d'une centaine de licenciements ou de mutations arbitraires. La radio-télévision est ainsi le seul service public à avoir subi l'épuration au lendemain de Mai 68. Malgré son caractère exceptionnel, cette crise a largement disparu des mémoires collectives. L'historiographie de Mai 68 lui accorde au mieux une place marginale, et les grands récits du gaullisme comme de la CGT font peu de cas de ces péripéties. Il est pourtant passionnant de comprendre les mécanismes complexes de cette grève hors norme et d'appréhender l'intensité de la confrontation avec le pouvoir de l'époque. Au-delà du débat sur le statut de l'audiovisuel, cette crise éclaire aussi bien l'état de la France d'alors que les tergiversations de la famille gaulliste ou le processus de décision syndical. Elle constitue un moment historique privilégié, à propos duquel la réflexion reste féconde.

  • Loin des discours défaitistes, Pierre Gattaz affirme que notre futur n'est pas désespéré. Convaincu qu'il faut défendre et maintenir l'emploi en France, il expose clairement ce qui fait défaut à notre politique économique au travers des sept piliers de la croissance, réflexions issues de son expérience de terrain et de son engagement dans l'action collective.

    Pointant les défauts de notre pays, il n'en oublie pas les atouts, et il regarde l'avenir avec passion et enthousiasme, confiant dans notre capacité à saisir les opportunités si nous acceptons de nous remettre en cause.
    Écrit de manière pédagogique, regorgeant d'exemples concrets, cet ouvrage est un précis d'économie appliquée pour tous ceux qui veulent comprendre les fondements de la compétitivité des entreprises et pour les décideurs en quête de stratégie économique.

    Pierre Gattaz est PDG du groupe Radiall, entreprise industrielle de 220 millions d'euros de chiffre d'affaires (80% à l'export, 2 500 personnes, 5 usines en France), spécialisée en composants électroniques et systèmes d'interconnexion. Il est aussi président du GFI (Groupe des fédérations industrielles qui rassemble 17 unions et fédérations de l'industrie) et de la FIEEC (Fédération des industries électriques, électroniques et de communication). Il a publié Le Printemps des magiciens, plaidoyer en faveur de l'industrie en France (Nouveau Monde, novembre 2009).

    Pierre Gattaz est président du groupe Radiall, entreprise industrielle de 220 millions d'euros de chiffre d'affaires (80% à l'export, 2500 personnes, 5 usines en France), spécialisée en composants électroniques et systèmes d'interconnexion. Il a publié Le Printemps des magiciens, plaidoyer en faveur de l'industrie en France (Nouveau Monde éditions, novembre 2009).

  • Dans cet essai, nourri d'anecdotes personnelles, Pierre Gattaz, chef d'entreprise et président du MEDEF depuis 2014, défend la mise en place d'un nouveau pacte social, dont il explique la mécanique dans son ensemble, afin de faire comprendre quelles sont, selon lui, les clés du redressement pour relancer la croissance des entreprises et combattre le chômage.

  • Conflits d'intérêts, clientélisme, fraudes aux marchés publics, caisses noires, paradis fiscaux, emplois fictifs, frais de bouche pharaoniques... Dans les Hauts-de-Seine, la liste des atteintes à l'éthique semble interminable. Le second département le plus riche de France collectionne les affaires politico-financières et les scandales ne cessent d'éclater... sans toujours connaître des retombées judiciaires.Des emplois fictifs à la gestion des villes de Puteaux, Asnières ou Levallois- Perret, en passant par la SEM 92 et la direction de l'EPAD, Noël Pons et Jean-Paul Philippe nous dévoilent les rouages des réseaux du 92 et les coulisses de leurs manipulations. Les auteurs décryptent les méthodes utilisées pour détourner les lois et l'argent des collectivités, tout en puisant dans leur expérience des anecdotes stupéfiantes (documents volés, perquisition difficile, investigations aux Bahamas...) sur des personnages ayant défrayé la chronique.Cette nouvelle édition comporte un chapitre inédit sur les plus récentes affaires du 92 et les ennuis judiciaires du couple Balkany.

  • Septembre 1715. Louis XIV meurt. Ses guerres interminables ont laiss les caisses vides et un endettement public record. L'conomie est en rcession. Les impts sont lourds et crasent les producteurs. Le rgent Philippe d'Orlans succde au grand roi. Il mne une politique de rigueur, impopulaire et inefficace. Philippe se laisse alors convaincre par un financier cossais du nom de Law, personnage romanesque fuyant la justice anglaise. Ce Law a sillonn l'Europe et assimil toutes les techniques bancaires et financires modernes. Il propose de remplacer intgralement la monnaie d'or et d'argent par du papier ! Sduit, le Rgent laisse carte blanche l'cossais : cration d'une banque - une premire en France -, gonflement de la masse montaire, rachat de la Compagnie du Mississippi. L'conomie se redresse, la confiance revient, les taux d'intrt sont au plus bas. Fin 1719, les titres de la dette publique sont changs contre des actions de la compagnie qui devient cette occasion collectrice des impts. Le Systme est n. Dbut 1720, Law est contrleur gnral des finances. Plus puissant que le grand Colbert, il manipule la monnaie, contrle la banque, la fiscalit et le commerce extrieur. Pour soutenir les actions de la Compagnie du Mississippi, il invente un mcanisme de type subprimes. C'est le rgne de l'argent fou. Le systme va s'effondrer en quelques mois. L'avertissement que nous lance la faillite spectaculaire de John Law, c'est qu'une monnaie qui n'est plus talonne sur le mtal prcieux voit son sort fondamentalement li celui de l'endettement public. C'est pour ne pas l'avoir compris que la zone euro est aujourd'hui en danger.

  • Affaires  d'espionnage,  amendes  records,  rachats.  Le  sort  semble  s'acharner  sur  les  entreprises  françaises.  En apparence,  rien  ne  semble  lier  les  condamnations  de  BNP  PARIBAS,  ALSTOM  et  les  récentes  affaires  d'espionnage industriel  (GEMALTO,  AREVA.)  ou  encore  le  rachat  de  certains  de  nos  fleurons  comme  ALCATEL  ou  LAFARGE.  En réalité,  certains  États  peu  scrupuleux  ont  déclaré  la  guerre  aux  fleurons  tricolores.   Leur  objectif  :  déstabiliser,  piller  et  racheter  pour  régner.  Car  en  effet,  certaines  entreprises  françaises  font  un carton  à  l'international.  Réacteurs  nucléaires,  avions  de  combat,  produits  de  luxe  ou  de  grande  consommation  :
    Les  carnets  de  commandes  des  groupes  français  sont  pleins  !   S'emparer  des  entreprises  françaises  afin  de  contrôler  les  marchés,  éliminer  la  concurrence,  accéder  aux  secrets de  fabrication  tricolores  sont  autant  de  motivations...  Ce  phénomène  touche  aussi  bien  les  grands  groupes  que les  ETI  ou  les  PME  :  ces  dernières,  en  quête  de  capitaux  ou  d'un  point  d'entrée  sur  certains  marchés,  sont  bien souvent  sensibles  aux  sirènes  des  investissements  étrangers.   Privé  de  marché,  dépouillées  des  technologies  qu'elles  ont  mis  des  années  à  développer,  nos  entreprises  sont décrochées.  La  mort  de  l'entreprise  française  signifie  que  demain,  les  Français  n'auront  plus  la  certitude  de pouvoir  accéder  aux  soins,  à  une  alimentation  de  qualité  et  même  que  le  gouvernement  sera  en  mesure d'assurer  leur  sécurité.  Loin  de  prôner  un  retour  au  protectionnisme,  ce  projet  invite  le  lecteur  à  s'interroger  sur les  dérives  de  la  mondialisation  sans  pour  autant  en  perdre  de  vue  les  bienfaits.  

  • Un  réquisitoire  implacable  contre  le  traitement  de  faveur  réservé  par  la  Justice  aux  responsables  politiques Nous  ne  sommes  pas  tous  égaux  devant  la  Justice.  En  général,  les  tribunaux  font  preuve  d'un  réel  laxisme  quand  les délinquants  sont  des  hommes  politiques.  La  méthode  retenue  par  les  magistrats  pour  aboutir  massivement  à  l'innocence de  l'homme  politique  n'a  jamais  été  étudiée  jusqu'ici.
    Ce  livre  montre  que  ces  décisions  de  justice  résultent  d'un  raisonnement  juridique  qui  n'a  de  rigoureux  que  l'apparence.
    Chaque  phase  de  la  procédure,  de  l'engagement  des  poursuites  à  la  décision  prononcée  par  la  juridiction,  est  illustrée  par le  traitement  d'une  affaire  ayant  eu  un  fort  retentissement  médiatique  (Boulin,  la  Mnef,  les  faux  électeurs  de  Paris,  les HLM  des  Hauts-­-de-­-Seine,  les  lycées  d'Île-­-de-­-France,  l'Angolagate,  Karachi,  Clearstream,  etc.).  Rares  exceptions,  les traitements  sévères  touchent  des  hommes  qui  se  sont  opposés,  au  sein  d'un  même  camp  politique,  au  pouvoir  présidentiel (Carignon,  Pasqua,  Villepin...).
    Ce  qui  guide  les  magistrats  est  d'une  part  la  conviction  que,  pour  maintenir  l'ordre  social,  il  convient  que  les  citoyens  ne doutent  pas  de  la  probité  des  hommes  qui  les  servent...  et  d'autre  part  leur  carrière.  Ceux  qui  atteignent  les  plus  hautes fonctions  judiciaires  ont  su  prendre  les  «  bonnes  »  décisions  dans  leurs  fonctions  précédentes.  À  l'inverse,  les  juges  les  plus opiniâtres  qui  n'écoutent  pas  les  conseils  de  la  hiérarchie  vont  au  devant  des  ennuis  (Halphen,  de  Montgolfier,  Van Ruymbeke...).
    En  préservant  l'avenir  de  nombre  d'hommes  politiques  par  des  peines  très  inférieures  à  la  normale,  non  seulement  les magistrats  conduisent  les  Français  à  désespérer  du  personnel  politique  dans  son  ensemble,  mais  également  de  leur  Justice.
    Ce  livre  appelle  à  un  sursaut,  la  condamnation  effective  des  coupables  paraît  indispensable  pour  donner  crédit  à  la  relaxe des  innocents  et  plus  généralement  redonner  aux  Français  confiance  dans  leurs  institutions.

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