Arts et spectacles

  • Le catalogue de l?exposition Danser brut propose d?interroger de manière inédite certaines ?uvres d?art brut au regard de la danse, principalement dans sa dimension infra-chorégraphique. Le geste involontaire, répétitif ou extraordinaire que l?on trouve dans des expressions artistiques marginales, dans des contextes inhabituels tels l?asile ou la rue, dialoguent avec des ?uvres, des films présentant le corps en mouvement et sont réunies selon plusieurs thèmes : Forêt de gestes / Tourner sur soi, autour du vide, flotter / Gestes ordinaires, extraordinaires, déambuler / Maintiens, ancrages, samples / Convulsion, tourbillon / Chute ascensionnelle / Le vibratoire et la danse du crayon / Le peuple de l?abîme, la danse des déshérités.

  • À travers l'exposition De Picasso à Séraphine. Wilhelm Uhde et les Primitifs Modernes, le LaM se penche sur un pan souvent négligé de l'histoire de l'art de l'entre-deux-guerres. Collectionneur, marchand et critique d'art, Wilhelm Uhde a été l'un des premiers amateurs du cubisme avant de se battre pour la reconnaissance de ceux qu'il a appelés les « primitifs modernes ». Si le consensus n'a jamais été trouvé pour qualifier les peintures d'André Bauchant, Camille Bombois, Louis Vivin ou encore Séraphine Louis, de nombreuses personnalités acquises à l'avant-garde les ont attentivement regardées : Wilhelm Uhde bien sûr, mais aussi la galeriste Jeanne Bucher, les artistes Amédée Ozenfant et Le Corbusier, et d'éminents collectionneurs parmi lesquels, en première ligne, Roger Dutilleul. Entre le rappel à l'ordre des années 1920 et l'invention de l'art brut dans les années 1940, ce qu'on appellera - faute d'un meilleur terme - « l'art naïf » joue un rôle sous-estimé. En suivant le parcours de Uhde, depuis sa rencontre avec Picasso jusqu'à la publication de son ouvrage consacré aux « Cinq Maîtres primitifs » de son choix, en passant par la découverte de Séraphine Louis, l'exposition met en avant une sélection de ces oeuvres méconnues provenant d'importantes collections publiques et privées françaises et internationales.

  • L'oe??uvre de Michel Nedjar (né en 1947), artiste à la croisée de l'?art brut et de l?'art contemporain et membre fondateur de L'?Aracine, association à l?'origine de la collection d'?art brut du LaM, nous invite à un parcours introspectif à travers les thèmes de l'?enfance et du primitivisme, de la vie et de la mort, de la magie et du voyage. L?'exposition rétrospective présentée au LaM du 24 février au 4 juin 2017 proposera de découvrir toutes les facettes de son oe?uvre, poupées, sculptures, peintures, dessins et cinéma expérimental, dans un parcours chronologique de 1960 à 2016.
    Le catalogue de l?'exposition permettra de découvrir l??'oeuvre de manière à la fois thématique et chronologique. Le cinéma expérimental, la poupée, la judaïté, son rapport à l'?écriture et à la poésie, à la magie et au primitivisme, ses liens avec l?'art brut et l'?art contemporain seront explorés à travers les essais. Une trentaine d??'oeuvres feront l?'objet d?'un focus avec un commentaire qui permettra au lecteur de parcourir la diversité et l'?ampleur de son oe?uvre. Les images d?'archives rendront compte de l?'intimité de l?'artiste et de son atelier. Ce catalogue sera la première publication de cette envergure en français sur l'?artiste.

  • À l'occasion de l'exposition « Jules Pascin ou le dessin incisif » présentée du 25 juin au 25 septembre 2016, le LaM, Lille Métropole Musée d'art moderne, d'art contemporain et d'art brut, publie un ouvrage permettant de redécouvrir la puissance du trait de Pascin. Reproduisant une cinquantaine de dessins inédits de l'ensemble de la carrière de l'artiste, l'ouvrage aborde diverses thématiques présentées sous forme d'essais et de notices. On s'attardera sur l'expérience fondatrice des caricatures réalisées entre 1905 et 1921 pour le journal Simplicissimus. Les sujets de celles-ci relèvent de la satire sociale et plus particulièrement des relations entre sexualité, pouvoir et argent. Contrairement à ses peintures, Pascin installe presque systématiquement une narration dans ses dessins notamment par la technique du hors champs et de la double figuration qui sera analysée dans un second essai. Enfin, seront analysées ses compositions dessinées dans les années 1920 qui sont davantage « all over » et notamment dans son travail gravé. Amateur de musique et plus spécifiquement du Jazz qu'il découvre aux Etats-Unis puis à Paris, il semble que les rythmes syncopés aient influencé son trait.

    Il existe peu de livres sur les liens entre les artistes de l'avant-garde et la caricature. Ce livre en offre un exemple précis. L'intérêt particulier de Pascin pour le jazz est également un aspect encore peu étudié dans son oeuvre. Enfin les dessins présentés sont inédits et couvrent toute la carrière de l'artiste.

  • Deux ans après la parution de L'Art magique, André Breton organise la célèbre Exposition inteRnatiOnale du Surréalisme (EROS) qui prend pour thème l'érotisme, ce « lieu privilégié, théâtre d'incitations et de prohibitions, où se jouent les instances les plus profondes de la vie ». Il tente, sans succès, d'y inclure l'artiste turc Yüksel Arslan. Pour des raisons administratives, ce dernier ne gagne Paris que deux ans plus tard. Il rencontre alors André Breton et Jean Dubuffet, mais maintient ses distances avec l'un et l'autre.


    Au croisement de la culture orientale et occidentale, Yüksel Arslan se nourrit de la lecture de livres dont il retranscrit des passages dans des albums avant de composer ses peintures associant textes manuscrits et motifs. Ses champs d'intérêt sont multiples : on trouve l'histoire, la philosophie, la psychanalyse, la psychiatrie, la littérature ou l'art brut. Pour la première fois en France, l'exposition retrace le parcours de cet artiste récemment disparu.

  • L'autre de l'art est la première exposition abordant les trois domaines de spécialité du LaM (art moderne, art contemporain, art brut) dans une approche transdisciplinaire : art, littérature, ethnologie, psychanalyse, musique, cinéma. Le propos de l'exposition est de montrer comment, à partir de l'intérêt que les savants, les collectionneurs, les intellectuels et les artistes on manifesté à l'égard des arts dits « primitifs » et la constitution des premières collections d'arts des fous et d'art des enfants, l'Europe artistique va, peu à peu au cours du XXe siècle, se détacher de l'exploration d'un ailleurs (circonscrit dans une perspective positiviste) pour interroger ses propres intériorités et abords. Le champ chronologique couvert par l'exposition va de 1850 jusqu'aux années 1960 et 1970, avec l'émergence des mouvements contestataires en tant qu'ils donnent libre cours à de multiples formes d'expression, en passant par les avant-gardes artistiques du début du 20ème siècle, et par le contexte particulier de la Deuxième Guerre Mondiale et de ses suites. Le catalogue est partagé en six parties respectivement consacrées à l'anonyme, aux graffitis et griffonnages, à l'enfance de l'art, au regard du masque, à l'art de l'informe et à la question de l'origine de l'art, suivant le parcours thématique qui est celui de l'exposition. Il réunit des textes de plusieurs spécialistes (philosophie, littérature, histoire de l'art) qui développeront les multiples aspects de L'autre de l'art.

  • En 1951, Aloïse Corbaz (1886-1964) offre à Jacqueline Porret-Forel, le Cloisonné de théâtre, un magistral dessin long de quatorze mètres. A partir de ce chef d'oeuvre, surnommé «la Sixtine de l'art brut», l'exposition Aloïse Corbaz en constellation et le livre qui l'accompagne proposent de parcourir plus de 130 oeuvres écrites et dessinées par Aloïse entre 1917 et 1964. Aloïse, enfermée dans un asile près de Lausanne depuis 1918, renaît grâce à ses dessins.
    C'est la traversée d'un monde fantastique qui s'opère, baigné d'amour, d'alchimie, de danse, d'opéra. Au travers de nombreux textes, ce livre propose une relecture historiographique de cette oeuvre majeure et la met en relation avec celles d'autres artistes tels que Pablo Picasso, Marc Chagall, Etienne-Martin, Adolf Wölfli, Kiki Smith ou Baya.

  • Ce catalogue, publié à l'occasion de l'exposition Les Chemins de l'art brut: L'Aracine & l'art brut, est composé comme une promenade chronologique racontant l'histoire de la collection d'art brut de L'Aracine, de ses prémices à aujourd'hui.
    La première partie évoque la création de L'Aracine, en 1982, son installation comme Musée d'art brut au Château Guérin à Neuilly-sur-Marne jusqu'au départ de la collection, en 1996, au Musée d'art moderne Lille Métropole à Villeneuve d'Ascq. Un cahier central réunit des témoignages de personnalités proches de L'Aracine à différents titres. Plusieurs textes rendent ainsi hommage à Madeleine Lommel, co-fondatrice et présidente de L'Aracine, décédée en avril 2009.
    Enfin, la dernière partie commente l'arrivée de la collection L'Aracine à Villeneuve d'Ascq : la donation, en 1999, riche de 3500 oeuvres, les expositions d'art brut organisées au musée et hors les murs depuis sa fermeture, en 2006, l'extension du musée par l'architecte Manuelle Gautrand, les perspectives de recherches croisées. Ce livre est amplement illustré de reproductions d'oeuvres de la collection d'art brut et de documents d'archives, ponctué de textes inédits ou réédités de publications épuisées du musée.
    Il permet de mesurer l'importance du travail mené par L'Aracine et de comprendre l'exceptionnel projet du LaM, qui présentera l'art brut en permanence aux côtés de l'art moderne et de l'art contemporain à partir de septembre 2010.

  • Après 4 années de travaux, le LaM (Musée d'art moderne, d'art contemporain et d'art brut Lille Métropole) rouvre ses portes avec une nouvelle identité.

    Le catalogue LaM : Histoires célèbre cette réouverture et présente l'histoire du musée, de ses architectures et de ses collections. Organisé selon ses trois collections correspondant elles-mêmes à trois moments forts de la genèse et de l'évolution du musée, ce catalogue en présente une lecture chronologique. À travers des documents d'archives et près de 200 illustrations, des témoignages, des interviews de personnalités politiques et artistiques et des textes d'analyse, le contenu inédit de cet ouvrage présente l'histoire du LaM, dans sa globalité et sa diversité.

    S'adressant aussi bien au grand public qu'aux spécialistes, LaM : Histoires développe un contenu riche et accessible et dont la thématique concerne aussi bien les habitants de la région, que les amoureux de l'architecture, de l'art moderne, contemporain et brut.

  • Catalogue de l'exposition "Habiter poétiquement le monde", cet ouvrage met en avant la façon dont les artistes, écrivains et cinéastes investissent le monde qui les entoure. En présentant à la fois des oeuvres d'art contemporain et d'art brut, le catalogue reprend la transversalité de l'exposition tout en posant les questions des frontières entre intime et commun, entre intérieur et extérieur, entre quotidien et création.

    L'exposition, à travers une présentation de poèmes (F. Hölderlin, R. Walser.), écrits (J. Kerouac, Mallarmé, W.G. Sebald.), photographies (R. Doisneau, G. Ehrmann, H. Fulton, H. Mirra, D. Oppenheim, C. Prévost.), films (A. Tarkovski, J. Koester.), peintures et dessins (H. Michaux, L. Pigeon, W. Van Genk.), sculptures (Absalon, F.E. Walther.), met en avant la façon dont des artistes, mais aussi des écrivains et des cinéastes peuvent habiter poétiquement le monde. Création et quotidien ne sont pas séparés mais se confondent. Déambulation, errance, disparition échange, accumulation, performance sont à l'origine de la constitution d'espaces imaginaires ou réels ayant la capacité, selon les besoins de leurs créateurs, de s'ouvrir ou de se refermer sur l'extérieur. L'exposition laissera une part importante à la création la plus contemporaine et à la performance (L. Clark, J. Kovanda.).

    Le catalogue, avec une vingtaine d'auteurs (A. Boissière, P. Dhainaut, L. Maurer, L. Suel.) et pas moins de 200 illustrations en couleur et noir et blanc, prolonge la thématique développée dans le parcours de l'exposition.

  • Né à Moscou, le comte André Lanskoy (1902-1976) arrive à Paris en 1921.
    S'ensuit une impressionnante carrière de peintre, tout d'abord figurative dans le Paris très international des années 1920 et 1930, puis abstraite. Cet ouvrage retrace l'oeuvre de ce grand coloriste à travers la variété des techniques qu'il a pratiquées : peintures, gouaches, collages, livres illustrés, mosaïques et tapisseries. Il y est entouré par beaucoup d'artistes, amis et compagnons d'exil, qui ont contribué à l'importance de ce que l'on a appelé l'Ecole de Paris : Marc Chagall, Natalia Gontcharova, Serge Poliakoff, Chaïm Soutine, Nicolas de Staël...

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