Littérature traduite

  • Oeuvres

    Amos Oz

    • Gallimard
    • 21 Avril 2022

    Cette édition « Quarto » invite le lecteur à une traversée de l'oeuvre magistrale d'Amos Oz, depuis ses premiers textes jusqu'à son grand-oeuvre, Judas.Ont été principalement retenus des textes romanesques (nouvelles et romans : "Refaire le monde", "Le Roi de Norvège", Mon Michael, La Boîte noire, Une panthère dans la cave, Seule la mer, Une histoire d'amour et des ténèbres, Judas). Si l'oeuvre d'Amos Oz est indissociable de son autobiographie, elle ne saurait être dissociée du contexte historique et politique qui l'a vue naître. Ainsi, la troisième partie du volume propose plusieurs essais de l'auteur - conscience intellectuelle et fervent défenseur de la paix au Moyen Orient - dans lesquels il expose une réflexion géopolitique, nourrie d'analyses historiques, d'interprétations bibliques et d'anecdotes personnelles, pour livrer son « testament » politique : Chers fanatiques et Rien n'est encore joué. Éclairée par les voix de Nicholas de Lange, de Fania Oz-Salzberger et par les archives de l'auteur compilées pour le Vie & oeuvre par Ilan Bar-David, cette édition propose de lire l'oeuvre d'un grand écrivain qui, à travers ses personnages hantés, nous offre un regard sur le monde, sur son monde, l'oeuvre d'un homme attaché à une terre qu'il aimait, et pour laquelle, entre les pleurs et les drames, il espérait la paix et la justice.Lauréat de nombreux prix et distinctions à travers le monde, pressenti à plusieurs reprises pour le prix Nobel, Amos Oz (1939-2018) est l'auteur d'une oeuvre majeure, captivante et exigeante, profondément émouvante, entre lumière et ténèbres. Tout en évitant la confession, il dote la fiction d'allusions autobiographiques et transforme l'autobiographie en fiction, mélange les genres littéraires et encourage le lecteur à trouver son propre chemin dans le dédale de ses histoires. Homme du débat public et essayiste, il a très tôt mis en garde ses concitoyens contre l'impérialisme naissant, devenant ainsi une figure influente du mouvement de la paix en Israël et le partisan d'une solution visant à assurer l'existence des deux États.

  • Les chevaliers de la table ronde : romans arthuriens (Ve-XVe s.) Nouv.

    Héritée d'une tradition païenne antique, ancrée dans l'opposition et la résistance des Bretons à l'envahisseur germanique, chantée par les bardes dans un dialecte celtique, la légende arthurienne prend corps au IX? siècle, en terre galloise, dans les récits en latin et en prose. C'est à partir de 1130 que l'histoire légendaire de ce roi vaillant et brave, chef charismatique et incontesté, personnage fabuleux et victorieux, connaît un écho retentissant auprès du public, à travers toute l'Europe, grâce à l'ambitieuse chronique du clerc anglais Geoffroi de Monmouth, Histoire des rois de Bretagne. À sa suite, en particulier sous l'impulsion de Chrétien de Troyes, le roman arthurien s'enrichit de nombreux épisodes des aventures du roi et de ses compagnons chevaliers:exploits prodigieux, conquêtes amoureuses, quête du saint Graal...À la lumière de l'histoire culturelle, sociale et politique du Moyen Âge et de ses images (enluminures, sceaux, armoiries...), cette édition propose de mieux comprendre la transformation de la matière dite de Bretagne en l'une des plus grandes légendes de tous les temps.Cycle sans égal inscrit au patrimoine littéraire mondial, la légende arthurienne n'a cessé de nourrir toutes les formes de la création - des récits de Chrétien de Troyes aux opéras de Wagner, aux beautés préraphaélites, jusqu'au nonsense des Monty Python... - et de hanter notre imaginaire.

  • écrits

    Pablo Picasso

    • Gallimard
    • 4 Novembre 2021

    Comme il l'avait confié à Jaime Sabartés en 1939, Pablo Picasso avait rêvé d'un livre qui «serait le reflet le plus exact de sa personnalité et son portrait le plus fidèle. On y verrait exprimé le désordre qui lui est propre. Chaque page serait un vrai pot-pourri sans la moindre trace d'arrangement ou de composition. [...] Simplicité et complexité s'allieraient comme dans ses tableaux, ses dessins ou ses textes, comme dans une pièce de son appartement ou de son atelier, comme en lui-même».Dans le prolongement de ce désir, la présente édition donne à lire l'ensemble des écrits de Picasso publiés en 1989, auxquels s'adjoignent un grand nombre d'inédits découverts dans l'ancienne collection de Dora Maar, dans des collections privées et celles des musées Picasso (Paris, Barcelone). Composés au crayon noir, en couleurs, à l'encre de Chine, au stylo-bille ou encore au crayon-feutre, ces textes ornent papier à dessin, à lettres, dos d'enveloppe, cartons d'invitation, morceaux de papier journal... Certains sont même gravés, enluminés, lithographiés ou peints, ainsi élevés au rang d'oeuvre d'art.La fascination que continue d'exercer Picasso sur le public rend plus que jamais nécessaire la lecture de ces écrits, souvent méconnus et pourtant indispensables à l'appréhension et à la compréhension de son oeuvre. Cette édition bénéficie des derniers apports de la recherche en cours dans un volume en couleurs, richement illustré d'oeuvres et de manuscrits, et, à la manière d'un parcours muséal, elle permet de s'immerger au coeur du processus créatif de l'un des plus grands artistes du XX? siècle.

  • Romans

    Julian Barnes

    • Gallimard
    • 28 Octobre 2021

    Voulant rendre compte de la richesse et de la diversité de l'oeuvre de Julian Barnes, cette édition Quarto comprend cinq romans marqués par des tonalités distinctes, publiés de 1984 à 2018. Enquête sur celui que Barnes nomma « l'écrivain par excellence », Le Perroquet de Flaubert mêle les bonheurs espiègles d'une expérimentation formelle et de jeux intertextuels à une réflexion subtile sur la déroute des certitudes épistémologiques et herméneutiques. Publié quatorze années plus tard, England, England emprunte les voies de la satire et de la dérision grinçante pour dresser un portrait dégradé de l'Angleterre et son histoire, où le simulacre l'emporte sur l'original et où l'ultralibéralisme et le tourisme de masse triomphent. Cette réflexion dystopique et futuriste sur l'anglicité trouvera un prolongement sous la forme du roman historique Arthur & George (2005) qui interroge la notion d'identité nationale dans une Angleterre édouardienne rongée par les préjugés et un racisme latent, où la rumeur publique parvient à construire un fantasme collectif de culpabilité. Les deux derniers romans choisis, Une fille, qui danse et La Seule Histoire, publiés dans les années 2010, mettent en scène des personnages qui portent un regard rétrospectif sur leur passé, et participent d'une écriture plus intimiste, réflexive et mélancolique. Les dossiers proposés en annexe visent à varier davantage encore les perspectives sur l'univers littéraire de Julian Barnes, d'une part en plongeant au coeur de son processus de création, et d'autre part, en explorant une autre facette de l'écrivain, celle de l'essayiste.Labyrinthe à plusieurs entrées, l'oeuvre de Barnes donne à voir de multiples dimensions du réel et de l'imaginaire sous des formes innovantes qui prennent acte des traditions littéraires du passé mais savent aussi s'en éloigner, pour mieux ré-enchanter la littérature.

  • Sur la route et autres romans

    Jack Kerouac

    • Gallimard
    • 27 Novembre 2003

    «La Légende de Duluoz compte à présent 7 volumes, quand j'aurai terminé, dans environ dix, quinze ans, elle couvrira toutes les années de ma vie, comme Proust, mais au pas de course, un Proust qui court... Je vois à présent la Cathédrale de la Forme que cela représente, et je suis tellement content d'avoir appris tout seul (avec un peu d'aide de messieurs Joyce & Faulkner) à écrire la PROSE SPONTANÉE, de sorte que, même si la LÉGENDE court pour finir sur des millions de mots, ils seront tous spontanés et donc purs et donc intéressants et en même temps, ce qui me réjouit le plus:RYTHMIQUES...»Jack Kerouac, Lettre à Malcolm Cowley, 11 septembre 1955.

  • De l'amour

    Herbert George Wells

    • Gallimard
    • 11 Février 2021

    Auteur de célèbres romans d'anticipation (La Machine à explorer le temps, La Guerre des mondes, L'Île du docteur Moreau...), voix dominante de son temps, l'écrivain britannique H. G. Wells (1866-1946) a porté tout au long de sa carrière un regard acéré sur le monde d'alors. Au coeur d'une oeuvre foisonnante dominée par ses spectaculaires scientific romances, l'amour occupe une place insoupçonnée.
    Biologiste de formation, Wells étonne en décryptant les emballements du coeur et du corps, contre une société qu'il juge corsetée, gouvernée par des conventions, contre le mariage. Pleines d'humour, ses fictions empreintes d'une virulente critique sociale, donnent à lire un auteur qui, inspiré de ses propres extravagances sentimentales et sexuelles, se rit des couples mal assortis, applaudit à l'aventure et s'intéresse à l'émancipation féminine. Pour lui, aimer n'est pas un engagement, c'est un acte de liberté.
    Cette édition Quarto propose de découvrir ce continent inconnu de l'oeuvre de Wells, au travers d'un choix de nouvelles et de romans - comiques, politiques, fantastiques ou d'inspiration autobiographique. En appendice, des extraits inédits d'un Post-scriptum à sa Tentative d'autobiographie, sorte de confession d'un amoureux fluctuant, font écho aux textes de fiction et brossent le portrait d'un homme complexe, en quête d'un idéal qui s'esquive, en quête de son « Ombre-Amoureuse ».

  • Essais, récits autobiographiques, romans

    Virginia Woolf

    • Gallimard
    • 25 Avril 2014

    Chaque roman sera présenté par Virginia Woolf elle-même, grâce à des extraits du Journal d'un écrivain , du Journal intégral (1915-1941) ou des extraits de la Correspondance (Ce que je suis en réalité demeure inconnu, Lettres 1901-1941) dans lesquels elle relate de manière passionnante et très vivante la genèse des oeuvres, ses doutes et ses transes au cours de la création, les sentiments qui l'habitent une fois le roman achevé.
    Ces différents extraits, nombreux et denses, procurent une lecture neuve d'un corpus romanesque déjà connu. La continuité indissociable entre création et lecture de l'oeuvre accentue la tension dramatique ou comique. La voix de Virginia Woolf, sa présence presque physique soutenue tout au long de l'ouvrage, la présence de ses proches, du milieu Bloomsbury critique, enthousiaste ou condescendant, révèlent le mouvement permanent et l'intrication entre intériorité et « sortie de soi », au risque de la folie.

  • Moby-Dick ou le cachalot

    Herman Melville

    • Gallimard
    • 19 Avril 2018

    Le chef-d'oeuvre de Melville (1819-1891) comme on ne l'a jamais lu dans l'édition française: un Moby-Dick conté à deux voix par le texte et l'image. Par Melville, bien sûr, et par l'artiste américain Rockwell Kent (1882-1971) qui a illustré une édition du roman en 1930. Dans le choix que nous donnons de ses somptueuses gravures au trait, célèbres aux États-Unis, peu connues en France, les personnages, les lieux, les scènes prennent vie avec leur charge de poésie et de mystère. On peut parier que John Huston s'en est inspiré en 1956 pour son adaptation au cinéma.

    Philippe Jaworski invite le lecteur à lire ce texte comme une épopée du travail soutenue par trois forces majeures : l'équipage du Pequod, véritable navire-monde ; le capitaine Achab, personnage forgé d'après les modèles bibliques, les héros shakespeariens, Prométhée, Lucifer et Faust, et la voix d'Ismaël. chroniqueur, metteur en scène et commentateur de la chasse quasi mystique d'Achab. Autant de pistes de réflexion qui permettent d'entrer dans l'imagination mythographique de Melville.
    On retrouvera toute la sauvagerie de la chasse décrite par Melville, dans une campagne de pêche de la baleine, amplement illustrée de gravures anciennes et de photographies, dont les images sont mises en miroir d'extraits de Moby-Dick.

    Livre culte par excellence, Moby-Dick n'a cessé de nourrir et d'inspirer la littérature et les arts. Retraçant l'histoire des origines, de la composition et de la postérité du roman, on suivra, dans une quarantaine d'extraits de textes de Job et Jonas à Pierre Senges (en passant par Rabelais, Lawrence, Pavese, Sartre, Blanchot, Gadenne, Auden, Perec, Deleuze... ) le fascinant et redoutable monstre marin dans ses surgissements et ses représentations, les commentaires qu'il a suscités et les harponnages littéraires qu'il a inspirés.

  • Ce volume, composé par l'auteur lui-même, réunit la « Trilogie américaine » - parfois comparée à celle de Dos Passos - et Le Complot contre l'Amérique, soit trente années de l'histoire américaine, de l'avant-guerre aux années 1970. Une histoire américaine reconsidérée à la manière de Roth, que le romancier se réapproprie sans souci de chronologie : l'« Amérique de Philip Roth ».
    De la contre-culture des années 1960 (Pastorale américaine), il revient sur le maccarthisme des années 1950 (J'ai épousé un communiste), passe par le politiquement correct des années 1970 et suivantes (La Tache), et se « projette » dans d'hypothétiques années 1940 (Le Complot contre l'Amérique), où le fascisme aurait gagné les États-Unis. Dans les quatre romans, c'est le socle mythique de l'histoire américaine qui est ici mis à l'épreuve.
    Dans Pastorale américaine, Roth examine d'abord les mythes fondateurs de l'Amérique, ainsi que la vision idyllique qu'ils sous-tendent, au travers de l'histoire de son héros juif, Levov dit le Suédois, ex athlète universitaire. Il est le prototype du héros américain : blond, les yeux bleus, un air de Viking qui justifie son surnom, athlète, mari de Miss New Jersey 1949, une maison ancienne à la campagne. Il est aussi dirigeant d'entreprise. Mais la réussite a ses limites et le mythe du héros s'effondre avec la bombe que dépose Merry, sa fille, devenue terroriste.
    Un geste radical, une « contre-pastorale », voix des anticapitalistes, des opposants à la guerre du Vietnam, de tous ceux qui mettent à jour l'envers du système et proclament la folie de l'histoire américaine.
    La guerre froide est au coeur de J'ai épousé un communiste, deuxième volet de l'histoire américaine de Roth, avec le même narrateur (Nathan Zuckerman) et un personnage juif, Ira Ringold, aux prises avec les peurs de l'Amérique d'après-guerre. Bien que le cadre historique ait changé - l'époque est celle du maccarthisme -, l'auteur poursuit le même but que dans le roman précédent : démonter les rouages de l'histoire.
    Avec La Tache, le troisième volet, Roth aborde les années Clinton, l'Amérique du « marathon de la tartuferie : le spectre du terrorisme, qui avait remplacé celui du communisme comme menace majeure pour la sécurité du pays, laissait la place au spectre de la turlute ». C'est le diktat de l'image de pureté qu'on se doit d'incarner, tel Coleman Silk, un Noir blanc qui porte comme une tache son secret et le reniement de ses origines. Autres manières de dénoncer l'idéal de pureté des mythes fondateurs, et ses conséquences sur les actes, les décisions, et en définitive sur la construction de l'individu lui-même.
    Au-delà de sa « Trilogie », Roth continue son parcours avec Le Complot contre l'Amérique, en projetant son enfance dans un imaginaire tragique : l'occasion de réinventer une séquence de l'histoire de l'Amérique, non pour la rendre plus belle, plus conforme aux exigences du Rêve américain, mais pour en montrer au contraire les possibles dérives fascistes, avec l'élection imaginaire de Charles Lindbergh à la Présidence en 1940.
    Quatre oeuvres sur l'identité de l'individu pris dans la tyrannie des mythes américains et dans les grands bouleversements de l'histoire réelle ou possible de l'Amérique. Quatre oeuvres pour la déconstruction du « Rêve américain ».

  • Les cabanes du narrateur ; oeuvres choisies

    Peter Handke

    • Gallimard
    • 12 Novembre 2020

    Peter Handke, c'est l'écrivain de l'errance, de l'enfance sacrée, des minuscules détails auxquels on ne prête plus attention. Son style s'inscrit dans une promenade silencieuse, solitaire, condition sine qua non de sa concentration, une solitude propice au perpétuel questionnement de soi. Son oeuvre se définit par une série de faux départs, de difficiles retours, de cheminements de voyages, à la recherche de sa propre histoire. Depuis cinquante ans, Peter Handke bâtit une oeuvre complexe et variée, qui requiert au lecteur non seulement une attention mais une présence : récits introspectifs, romans longs, romans courts, essais, poésies, pièces de théâtre, scénarios, notes... Riche de près d'une centaine de titres, son oeuvre présente une constante : sa variété, sa singularité et une fidélité indéfectible à ce qu'il est, c'est-à-dire un homme des marges, un homme de lettres, un promeneur dont la création ne peut prendre forme que grâce à l'absence et la distanciation.Préfacée par Philippe Lançon, la présente édition propose au lecteur de suivre le parcours de l'écrivain à travers un choix de livres, sélectionnés essentiellement parmi ceux qui l'ont porté sur le devant de la scène littéraire dans les années 1970-1980. D'une écriture nourrie de l'observation de la réalité, du quotidien, des lieux et paysages, marquée par une attention portée à la langue qu'il a façonnée et une omniprésence du livre dans le livre, Peter Handke nous propose de l'accompagner tout au long de ses errances, au fil de ses voyages et de ses promenades, de dépasser les frontières mentales et géographiques, depuis son Karst natal jusqu'à Chaville, où il réside encore aujourd'hui, en passant par Berlin, Paris, les États-Unis, l'Espagne, la Slovénie...Préface de Philippe Lançon.Ce volume contient : Les Frelons - L'Angoisse du gardien de but au moment du penalty - Le Malheur indifférent - L'Heure de la sensation vraie - La Femme gauchère - Lent retour - La Leçon de la Sainte-Victoire - Le Recommencement - Essai sur le juke-box - Par une nuit obscure je sortis de ma maison tranquille - Lucie dans la forêt avec les trucs-machins - La Grande Chute - Discours de remise du prix Nobel de littérature. Annexes : Bibliographie ; Carte.

  • L'humaine condition

    Hannah Arendt

    • Gallimard
    • 29 Mars 2012

    Ce volume contient :
    Introduction, par Philippe Raynaud La Condition de l'homme moderne - De la révolution - La Crise de la culture - Du mensonge à la violence Glossaire des principaux concepts

  • Ce volume contient Le Fantôme des Canterville - Le Crime de Lord Arthur Savile - Le Sphinx sans secret - Le Millionnaire modèle - Le Prince heureux et autres contes - Le Portrait de Mr. W. H. - Une Maison de grenades - Le Portrait de Dorian Gray - Lettres.

    «J'ai mis tout mon génie dans ma vie; je n'ai mis que mon talent dans mon oeuvre.» L'art ou la vie? Oscar Wilde (1854-1900) - pour qui écrire c'est peindre, sculpter - hésita tout au long de son existence entre les deux, entremêlant l'un et l'autre au point que sa personnalité est, aujourd'hui encore. presque aussi connue que son oeuvre.
    La présente édition propose au lecteur de plonger au coeur de l'oeuvre d'Oscar Wilde - des contes, histoires et nouvelles qu'il écrit et publie jusqu'au grand roman Le Portrait de Dorian Gray, version moderne du mythe de Faust. Car le «professeur d'esthétique cultivant une indolence affectée», comme il aimait à se présenter à ses débuts, a laissé une place grandissante à partir de 1887 au conteur talentueux. Car Wilde, qui «pense en contes», n'a en effet jamais cessé de raconter. En Appendice au volume, s'ajoute Le Chant du cygne, une collection de «contes parlés» tels qu'ils sont restés dans la mémoire d'un auditoire conquis, comme autant d'illustrations parfaites du génie de l'écrivain irlandais.
    En donnant à lire les lettres que Wilde adresse à ses proches, aux journaux, à ses détracteurs, à son amant (dans son célèbre De profundis), cette édition Quarto permet également de porter un regard à la fois plus personnel et plus intime sur les aspirations de l'auteur, et de constater à quel point son oeuvre et sa vie sont irradiées par une même et seule démarche, celle de l'esthétisme.

  • Carnets

    Léonard De Vinci

    • Gallimard
    • 3 Octobre 2019

    Les Carnets de Léonard de Vinci ne sont accessibles aujourd'hui que dans l'édition scientifique établie par Edward MacCurdy, publiée en 1939 (Gallimard, 1942), qui fait toujours office d'ouvrage de référence.
    Fondée sur le travail de MacCurdy, qui observe un ordre thématique, l'édition Quarto aspire toutefois à refléter les progrès de la recherche historique. Elle vise à :
    - Restituer chronologiquement chaque extrait des Carnets, afin de permettre au lecteur de saisir au mieux l'évolution de la pensée et l'avancement des connaissances de Léonard ;
    - Faire découvrir, grâce à une riche iconographie, certaines des plus belles pages des carnets et des dessins de Léonard de Vinci ;
    - Fournir un outil essentiel et de premier ordre grâce à l'actualisation des paginations des manuscrits, afin de pouvoir consulter l'ensemble des manuscrits de Léonard en libre accès sur la plateforme Leo EDesk (http://www.leonardodigitale.com/).
    Enfin, le volume sera augmenté d'un dossier inédit : « Miroirs de Léonard, Léonard en miroir ».
    Édition sous la direction de Pascal Briois.

    Ce volume contient :
    Préface.
    Vie & OEuvre.
    Préface de l'édition de 1942 par Paul Valéry.
    50 chapitres thématiques : Philosophie ; Aphorismes ; Anatomie ; Anatomie comparée ;
    Physiologie ; Histoire naturelle ; Proportions de l'homme ; Médecine ; Optique ; Acoustique ;
    Astronomie ; Botanique ; Géologie ; Géographie physique ; Notes topographiques ;
    Atmosphère ; Du vol ; Machine volante ; Mouvement et pesanteur ; Mathématiques ; De la nature de l'eau ; Hydraulique ; Canalisation ; Expériences ; Inventions ; Balistique ; Armement naval ; Comparaison des arts ; Préceptes du peintre ; Couleur ; Paysage ; Ombre et lumière ;
    Perspective ; Matériel de l'Artiste ; Commandes ; Sculpture ; Fonte ; Architecture ; Musique ;
    Récits ; Facéties ; Fables ; Bestiaire ; Allégories ; Prophéties ; Notes personnelles ; Lettres ;
    Notes datées ; Livres ; Divers.
    Dossier : « Miroirs de Léonard, Léonard en miroir ».
    Index des noms propres - Index thématique - Bibliographie indicative.

  • Oeuvres

    Rabindranâth Tagore

    • Gallimard
    • 27 Février 2020

    Pour la première fois en France, cette édition propose d'explorer l'ensemble de l'oeuvre de Rabindranath Tagore en la replaçant dans son contexte historique et culturel unique, celui d'une Inde en plein éveil indépendantiste. Divisé en trois grandes périodes, ce recueil propose de lire les textes de Tagore dans l'ordre chronologique de composition - ou de publication lorsque la date d'écriture demeure inconnue. Chacune des parties est introduite par une brève présentation historique.
    Ce volume offre un choix de textes illustrant de manière significative les différents genres littéraires abordés par l'auteur, selon un fil chronologique qui permet de suivre l'évolution de la pensée de Tagore :
    - Poésie : L'Offrande lyrique (Gitanjali), La Corbeille de fruits, L'Esquif d'or, L'Écrin vert.
    - Théâtre : Amal et la lettre du roi, Chitra.
    - Romans et nouvelles : La Maison et le Monde, À quatre voix, Mashi, Le Vagabond.
    - Essais : Vers l'homme universel, La Religion de l'homme, Sâdhâna, et plusieurs essais non repris en recueils.
    - La pièce Les Lauriers de sang, inédite en français.
    - Le court récit L'Éducation du perroquet, texte critique sur l'éducation.
    - L'essai « Le Sens de l'art », synthèse de sa pensée sur l'art.
    - Le discours de Tagore à l'occasion de la remise de son prix Nobel de littérature (1926).
    Un cahier hors-texte en couleurs de 16 pages reproduit des peintures de Rabindranath Tagore, réalisées pour l'essentiel à partir de 1928.
    Préface de Saraju Gita Banerjee et de Fabien Chartier.
    Édition présentée et annotée par Fabien Chartier.
    Traductions de David Annoussamy, Nicole Balbir, Sara Gita Banerjee, K. Bhattacharya, Christine Bossennec, Jane Droz-Viguié, André Gide, Cecil Georges-Basil, Jean Herbert, K. Johnston, Andrée Jouve, Hélène du Pasquier, F. Roger-Cormaz, Madeleine Rolland.

  • Les Papiers Posthumes du Pickwick Club

    Charles Dickens

    • Gallimard
    • 14 Novembre 2019

    Récit picaresque par excellence, Les Papiers posthumes du Pickwick Club (1836-1837) est une succession de péripéties, d'épisodes cocasses, de farce et de burlesque, de dialogues truculents, qui porte, sur les routes de l'Angleterre pastorale des années 1820, Samuel Pickwick, fondateur du club éponyme, homme d'affaires à la retraite, reconnaissable à ses lunettes rondes, ses collants noirs, sa calvitie et sa bedaine. Autour de lui, gravitent un poète de pacotille (Augustus Snodgrass), un amateur du beau sexe (Tracy Tupman) et un sportman autoproclamé et gaffeur (Nathaniel Winckle). Au chapitre X, l'entrée en scène de Sam Weller, cireur de chaussures cockney, modifie l'équilibre du récit, et le duo désormais formé par Pickwick et Weller s'inscrit dans la lignée de don Quichotte et Sancho Pança. Le futur valet de Pickwick - avec son chapeau blanc, son foulard rouge vif et son gilet rayé - séduit universellement et fait des Papiers posthumes du Pickwick Club le plus grand succès de l'histoire littéraire britannique : on passe des ventes à 400 exemplaires pour le premier épisode à 40 000 pour le dernier, un chiffre record pour l'époque.

    Avec Les Papiers posthumes du Pickwick Club, Dickens invente un nouveau modèle éditorial : le feuilleton publié avec des illustrations créées pour l'occasion. Quarto a retenu pour cette édition les 57 illustrations de l'édition de 1870 replacées à l'endroit du texte correspondant. Quarto propose au lecteur de redécouvrir Les Papiers posthumes du Pickwick Club dans la traduction de Sylvère Monod, parue dans la Bibliothèque de la Pléiade (1958). L'annotation du texte et l'appareil critique sont totalement inédits.

    Ce volume contient :
    Préface - Vie & OEuvre.
    Les Papiers posthumes du Pickwick Club.
    Appendices : « D'un auteur à ses lecteurs » - Le monde de M. Pickwick - Géographie pickwickienne.
    Dossiers : « Origines du roman, roman des origines » - Illustrer, enluminer, illuminer - Rire et se divertir dans l'Angleterre des années 1830.

    Édition présentée et annotée par Céline Prest.

  • Vies parallèles

    Plutarque

    • Gallimard
    • 9 Janvier 2002

    L'immense postérité de Plutarque est développée dans une longue introduction de François Hartog qui montre aussi comment on est passé au cours des siècles de la notion d'hommes illustres à celle de grands hommes illustres à celle de grands hommes pour finir aujourd'hui avec celle de stars entraînant ainsi des principes d'identification différentes. Une bibliographie générale - chaque couple de Vie en comportant une particulière - complète ce volume qui se termine, par un Index très complet des noms de personnages, des principaux lieux, et des notions déterminantes chez Plutarque.

  • Ce volume rassemble la poésie, l'unique roman, les nouvelles et contes, les journaux et les essais autobiographiques de Sylvia Plath.
    La spécificité du volume est de mettre en valeur les oeuvres de Sylvia Plath par Sylvia Plath, c'est-à-dire telles que l'auteur les a pensées, souhaitées, voulues. Pour comprendre l'intérêt de cette nouvelle édition, il faut avoir à l'esprit l'histoire complexe de l'édition des manuscrits d'une jeune poète qui se donne la mort à 31 ans, en ayant publié de son vivant, outre les nombreuses parutions en revues et dans des magazines, deux livres : un recueil de poèmes Le Colosse et autres poèmes et un roman d'inspiration autobiographique, La Cloche de détresse (récit, sous le pseudonyme de Victoria Lucas, de son expérience psychiatrique à la suite d'une tentative de suicide).
    A sa mort, elle laisse le manuscrit d'un autre recueil : Ariel et autres poèmes, et une sélection de 17 nouvelles (choisies parmi quelques 70). On retrouve également des carnets et journaux intimes, de nombreuses lettres, des milliers de pages de poèmes, des oeuvres picturales. Un ensemble poétique et artistique qui témoigne d'un talent incontestable. Ted Hughes décide de faire connaître l'oeuvre de son épouse.
    Mais il opère des choix, notamment celui de remanier Ariel et d'éditer une version expurgée des Journaux.

  • Nouvelles, histoires et autres contes

    Julio Cortázar

    • Gallimard
    • 13 Mars 2008

    Les histoires de Julio Cortázar s'inscrivent dans une grande tradition classique de la littérature fantastique. Mais chez lui, contrairement à ses prédécesseurs, pas de fantômes, pas d'ambiguïté : les histoires les plus élaborées ne tendent pas vers l'abstraction, elles gardent - et c'est leur mystère - la vitalité du quotidien. Cortázar s'inscrit aussi dans la tradition surréaliste du « merveilleux quotidien », du mystère de la réalité qu'il est réservé au poète de percer derrière les apparences, dans un état de rêve éveillé ou de transe. Il est ce voyant qui extrait l'insolite de la banalité, l'absurde de la logique, le prodigieux de l'ordinaire. L'extrême dépouillement du style ne peut qu'ajouter à l'illusion de la facilité. Ces histoires si simples à lire atteignent un sommet de la sophistication : l'alliance imprévisible du jeu, de la folie, de la poésie et de l'humour.

    NOUVELLES, HISTOIRES ET AUTRES CONTES : Bestiaire - Les Armes secrètes - Fin d'un jeu - Cronopes et Fameux - Tous les feux le feu - Octaèdre - Façons de perdre - Un certain Lucas - Nous l'aimons tant, Glenda - Heures indues - Les Discours du pince-gueule - On déplore la - Prose de l'observatoire - Silvalande - Un gotán pour Lautrec. Choix de récits dans : Le Tour du jour en quatre-vingts mondes - Dernier Round - Territoires - Les Autonautes de la cosmoroute -

  • Les enquêtes de Philip Marlowe

    Raymond Chandler

    • Gallimard
    • 25 Novembre 2013

    «- Parlez-moi un peu de vous, Mr. Marlowe. Enfin, si vous trouvez ma demande acceptable. - Qu'est-ce que vous voulez savoir? répondis-je. Je suis détective privé, et depuis pas mal de temps. Je suis un loup solitaire, célibataire, bientôt entre deux âges et fauché. Je me suis retrouvé en taule plus d'une fois et je ne m'occupe pas d'affaires de divorce. J'aime l'alcool, les femmes, les échecs et quelques autres petites choses. Les flics ne m'aiment pas, mais j'en connais deux avec lesquels je m'entends bien. Je suis un fils du pays, né à Santa Rosa, mes parents sont morts; je n'ai ni frère ni soeur, et si un jour je me fais assommer au fond d'une impasse, comme ça pourrait arriver à n'importe qui dans mon métier, comme d'ailleurs à des tas de gens dans d'autres métiers ou même sans métier, personne ne se dira que sa vie a perdu son sens.» The Long Goodbye.

  • Oeuvres

    Truman Capote

    • Gallimard
    • 23 Octobre 2014

    Truman Capote (1924-1984), né en Alabama, appartient à la même génération que Norman Mailer, Carson McCullers, Tennessee Williams. Il exprime très jeune sa volonté de devenir écrivain et s'entraîne à écrire des histoires dès les débuts de sa scolarité. L'ennui et la solitude dans lesquels il vit, enfant puis adolescent, favorisent le développement précoce de ses dons d'observation. Ses débuts littéraires commencent avec la publication de nouvelles dans la presse - Harper's Bazaar, Mademoiselle, qui ont pour vocation de découvrir de jeunes talents.
    Les Domaines hantés, son premier roman (1948), remporte un vif succès. La critique salue savirtuosité et souligne ses dons poétiques, même si l'intrigue paraît faible. Petit déjeuner chez Tiffany sera un triomphe, après lequel Capote se lance dans un genre qu'il veut complètement neuf. Ce sera De sang-froid, un «roman-vérité» inspiré par le meurtre, en 1965, de quatre membres d'une même famille, au Kansas, dans des circonstances particulièrement atroces et incompréhensibles. Il s'agit de mettre en oeuvre «une forme narrative qui utilise toutes les techniques de l'art de la fiction, tout en restant au plus proche des faits». Il n'en terminera l'écriture qu'au terme de six ans de travail acharné, de l'enquête de police à l'exécution des coupables, à laquelle Truman assistera. Ce «solitaire mondain» a connu «tout le monde» aux États-Unis comme en Europe. Il a été photographié par les plus grands (Richard Avedon, Cartier-Bresson ou le futur lord Snowdon), on le voyait dans les pages de Playboy et de Vanity Fair. L'effondrement qui marque les dernières années de sa vie - drogue, alcool, maladie - sonne le glas de son imagination. Il meurt en 1984 d'une crise cardiaque.

  • Underworld ; romans noirs

    William Riley Burnett

    • Gallimard
    • 30 Mai 2019

    Ce volume contient :
    Quand la ville dort - Rien dans les manches - Donnant donnant - Tête de lard - Un homme à la coule - Journal inédit (extraits).

    En publiant son premier roman, Little Caesar (1929), William R. Burnett (1899-1982) a ouvert une brèche dans le monde du polar et imaginé un genre nouveau : le roman de gangsters. Il renverse la perspective, ses romans noirs plongent dans l'underworld - la pègre à l'âge de la Prohibition, la corruption qui gangrène toutes les strates de la société au grand jour - et font des criminels professionnels leurs personnages principaux. Servies par des intrigues élaborées, un style concis, un sens inné du dialogue, ses histoires livrent une fresque historique et sociale des États-Unis. Burnett y a inventé une subjectivité - criminel, le malfrat n'en est pas moins un être humain en proie à des doutes, des rêves et des cauchemars - et offert «une image du monde vu par les yeux d'un gangster».
    En proposant pour la première fois en français des traductions intégrales et révisées, cette édition invite, à travers une trilogie - The Asphalt Jungle (1949), Little Men, Big World (1951) et Vanity Row (1952) - augmentée d'Underdog (1957) et de The Cool Man (1968), à plonger dans l'univers du Milieu et du syndicat, où les mitraillettes ont fait place à la corruption, à la menace et au chantage.
    Scénariste réputé de Hollywood, Burnett est avant tout un écrivain. Inédits, des extraits de son Journal et le témoignage de son fils révèlent un homme érudit qui constelle son oeuvre de références aux classiques (de Virgile à Casanova, de Byron à Fitzgerald, de Balzac à Anatole France). Si la postérité ne semble retenir que le versant hollywoodien de son oeuvre, William R. Burnett, figure importante du premier roman noir, n'en fut pas moins l'inventeur d'un univers narratif dans lequel beaucoup ont puisé. «Aux États-Unis, il y a un snobisme littéraire. Si c'est un roman de gangsters, ça ne peut pas être de la littérature», affirmait-il. Et cette nouvelle édition de nous prouver qu'il avait tort.

  • " Mr.
    Greenleaf accourait vers elle, brandissant son fusil, et elle le vit venir à elle, bien qu'elle ne regardât pas dans sa direction. Elle le vit s'approcher en longeant la lisière d'un cercle invisible, et la ligne d'arbres était béante derrière lui, et ses pieds ne foulaient que le vide. Il visa l'oeil de la bête et fit feu quatre fois. Elle n'entendit pas les détonations, mais elle perçut le tremblement de l'énorme corps alors que le taureau s'affaissait et l'entraînait dans sa chute, rivée à sa tête au point qu'elle semblait, lorsque Mr.
    Greenleaf fut près d'elle, se pencher sur l'oreille de l'animal et lui chuchoter une ultime révélation.". Mon mal vient de plus loin, " Greenleaf ".

  • Nouvelles completes

    Joseph Conrad

    • Gallimard
    • 3 Avril 2003

    " parler de conrad, c'est parler tout naturellement de rimbaud, la ressemblance entre les deux destins est plus que frappante - évidente ", écrit jacques darras dans sa préface.
    Découvrir ou redécouvrir, dans leur ordre chronologique, ces trente nouvelles, c'est mesurer le caractère exceptionnel de ce destin qui conduit le jeune aristocrate polonais exilé par l'empire russe, après quinze années d'aventures sur toutes les mers du globe, à devenir l'un des plus grands romanciers de langue anglaise du début du xxe siècle. c'est aller des merveilleux récits maritimes encore hantés par la séduction de l'orient jusqu'aux nouvelles où il jette sur la vision poétique et sur la société de son temps un regard d'une ironie impitoyable et d'une pénétration qui font de lui le maître du récit politique moderne.
    Qu'advient-il, demande conrad, quand les rimbaud tombent dans le commerce alors qu'ils étaient partis vers de visionnaires croisades ?

  • Le roman de ferrare

    Giorgio Bassani

    • Gallimard
    • 21 Avril 2006

    « En moi il y avait le désir que mes nouvelles aient une signification différente, plus riche et profonde que ce que produisait la littérature italienne d'alors, même la plus importante. À la différence des autres, de tous les autres, je prétendais être, en plus d'un auteur de fiction, également un historien de moi-même et de la société que je représentais. Je m'opposais. [...] J'entendais être un historien et un historiciste, non un raconteur de bobards.
    Je suis parti de là, je ne peux pas feindre de ne pas être parti de là. Je crois à la réalité spirituelle comme à la seule réalité [...] J'y crois vraiment. Et c'est aussi pour cela que je me suis acharné sur mes textes pour en faire une seule oeuvre. C'est uniquement pour cette raison que j'ai écrit et réécrit chaque page de mes livres. J'ai écrit et réécrit pour dire, à travers mon oeuvre, la vérité. Toute la vérité. »
    Giorgio Bassani, En réponse VII.

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