Eres

  • Dire non à son enfant, pas si facile ! Nouv.

    Donner des limites, c'est assumer son autorité. Celle-ci repose sur un subtil mélange entre le oui et le non :
    « Oui, c'est difficile pour toi, mais non, tu n'as pas le droit. » Le point de vue de l'enfant, sa tristesse, sa frustration sont entendus dans un entre-deux nuancé : tout admettre confine au laxisme, tout réprimer penche vers l'autoritarisme. Nous pouvons dire que l'autorité éduque, donc elle est de l'ordre de la bienveillance, alors que l'autoritarisme assujettit et risque de se situer sur le versant de la maltraitance. Les enfants apprennent ainsi le respect d'eux-mêmes et des autres tout en étant soutenus par une autorité bien tempérée.

  • Qu'ont dit de l'enfance les philosophes ? Négligé par les grands textes philosophiques, ce thème est trop vite simplifié dans les ouvrages à destination des parents. Ce livre écrit pour tous n'est pas un livre d'érudition. Son but est d'enrichir notre compréhension de l'enfance à l'aide d'un éclairage philosophique.

    Le thème de l'enfance n'est pas un thème classique de la philosophie mais il traverse la pensée des grands auteurs de l'histoire de la philosophie, depuis vingt-quatre siècles, de Héraclite à Foucault. Les chapitres courts et indépendants s'ouvrent sur une citation de philosophe dans laquelle apparaît la question de l'enfance. Chaque citation est expliquée précisément et mise en perspective dans son contexte à la fois historique et philosophique pour envisager ses forces et ses limites. Au fil du livre, l'auteur élabore un nouveau type de discours sur l'enfance, qui propose une réflexion ouverte, faite de controverses et de questionnements, de points de vue différents, qui s'opposent parfois mais permettent toujours de saisir la richesse et la profondeur de cette question de l'enfance qui nous suit toute la vie.

  • Transmission(s) autour des tout-petits : des psychologues s'interrogent Nouv.

    Que transmettre du travail clinique que réalisent les psychologues auprès des familles ? Les auteurs, psychologues de l'anapsype, médecins et philosophe, partagent leurs réflexions sur la transmission aujourd'hui.

    Comment ne pas perdre de vue l'essentiel et continuer à transmettre ce qu'il en est des besoins d'un tout-petit, à savoir : être en lien dans une relation humanisante ? Comment s'y retrouver au milieu des discours divergents : pédiatrie, psychopathologie, psychanalyse, neurosciences, génétique, psychologie positive, coaching parental, intelligence artificielle, management d'entreprise appliqué dans les lieux d'accueil et de soins... ? Que transmettre du travail clinique que réalisent les psychologues auprès des familles ? Les auteurs, psychologues de l'anapsype, médecins et philosophe, partagent leurs réflexions sur la transmission aujourd'hui.

  • « Au début, vous vous figuriez que cet enfant, votre enfant, serait le plus beau du monde, le plus intelligent, le plus doué, le plus aimant, le plus tout ce que vous pouviez imaginer. Mais vous allez devoir déchanter parce qu'aucun enfant ne vient au monde pour satisfaire les rêves de ses parents, parce qu'aucune puériculture n'est simple, aucune éducation aisée, parce qu'être parent, parfois c'est galère, parfois c'est super, parce qu'accompagner un enfant sur les chemins de la vie, c'est un vrai engagement, quotidien, lourd, riche. Vous serez ravis, émerveillés par la petite, le petit, qui vous donnera du peps, du bonheur, qui vous fera sourire, pleurer, penser. Et à d'autres moments, vous serez éreintés, démoralisés, perdus, contrariés, déprimés, enfin bref si c'était à refaire, le referiez- vous ? Ben oui, vous le referiez. Parce que vous allez survivre à ces moments, trop bons ou trop pénibles. Vous allez trouver par vous-même les moyens de tenir, de durer, de bien vivre, de bien faire.
    Immanquablement sur votre route, vous allez croiser ces nouveaux papes de la parentalité, bienveillante la parentalité, non-violente, compréhensive. Ils vous ont dit de ne pas vous inquiéter, qu'ils allaient vous donner les moyens de bien faire, qu'on a enfin trouvé la méthode miracle pour élever les enfants dans la paix et l'harmonie. Imaginez, finis les conflits, les prises de tête, les pétages de plomb, le burn-out et la déprime ! Contre quelques euros, vous avez acquis la notice, et vous vous êtes persuadés qu'à la course à l'enfant parfait, vous alliez finir prem's . Alors, vous l'avez gagnée votre médaille de parents zéro déchet ? Vous avez pu vous connecter au flux de la bienveillance et de l'empathie et vibrer à hauteur de l'illumination parentale ? Vous l'avez retrouvée cette positive attitude qui, immanquablement, a fait de vous des parents merveilleux, de vos enfants des enfants merveilleux, de votre famille une famille merveilleuse ?
    Comment ? Non ! Ce n'est pas possible, je ne vous crois pas, vous avez vraiment bien appliqué les techniques, les recettes, les 10 commandements et les 14 outils de la parentalité positive ? Vous vous êtes bien servi des 5 clés pour tout comprendre de votre enfant ? Vous avez soigneusement lu et administré ces petits guides à l'usage des parents positifs, ces kits de démarrage, ces fiches outils du « Parent bienveillant » ? Vous êtes bien allés aux ateliers ? Quoi ? Vous avez fait tout cela ? Et vous n'avez pas su trouver votre bonheur et celui de votre enfant ? Malgré tout l'outillage contemporain du parent moderne qu'on vous a distribué ? Oh ! Là, il y a un `blème... Vous avez un problème. Bien sûr, à cet instant précis, vous lisez « vous êtes un problème » parce que si les promesses de la parentalité positive ne se sont pas réalisées, c'est de votre faute n'est-ce pas ? C'est vous qui ne savez pas faire. Ouh, les parents qui se ratent ! La honte ! Pas fichu de bien faire avec leur gosse, bouh ! Et voilà qu'au lieu de contribuer à révéler vos « compétences » parentales, la super méthode clés en main ne fait que vous culpabiliser davantage.
    Allez, ne vous inquiétez pas, prenez ses conseils comme ils sont, lénifiants parfois, de bon sens d'autres fois, cucul-la- praline aussi et carrément insupportables encore. Et continuez, tranquilles, votre petite traversée de la vie avec enfant, par grand beau temps et mer calme mais aussi tempête et houle. Cultiver le bonheur en famille, développer l'équilibre des enfants et rendre leur vie future harmonieuse et sereine n'est pas une mince affaire. Parfois vous serez des parents 100% positifs, parfois juste 100% nuls. Et ce n'est pas grave. Pis, c'est normal. Parce que vivre, du mieux que l'on peut, cette incroyable et folle aventure de la parentalité, c'est pas évident. Mais vous y arriverez. » PBS

    Ajouter au panier
    En stock
  • De nouvelles pistes de réflexion pour comprendre comment nous devenons des sujets et pourquoi la qualité des soins précoces apportés aux bébés est déterminante pour leur devenir à long terme.

    L'embryon est un organisme vivant, le foetus également, mais il est difficile d'imaginer qu'ils aient déjà une réflexivité qui leur permette de se sentir exister. Ils peuvent probablement se sentir être car il n'y a pas besoin d'avoir déjà découvert l'objet externe pour cela. En revanche, le sentiment d'ex-ister fait par définition référence à l'extérieur et aux objets de l'environnement, il suppose donc d'accéder à l'intersubjectivité et à la subjectivation. Le passage de l'un à l'autre peut être traumatique, comme c'est probablement le cas dans le cadre des pathologies autistiques ou archaïques. Les défis de la périnatalité concernent la question du soin des liens précoces afin de permettre au bébé de passer sans à-coup du sentiment d'être au sentiment d'exister.

  • Dans une époque où la demande et les propositions artistiques pour la petite enfance se multiplient, il est nécessaire de mettre en réflexion ce moment de la rencontre entre le spectacle vivant et le tout-petit, et de poser des mots sur cet accompagnement.

    Dans une époque où la demande et les propositions artistiques pour la petite enfance se multiplient, il est nécessaire de mettre en réflexion ce moment de la rencontre entre le spectacle vivant et le tout-petit, et de poser des mots sur cet accompagnement.
    Les auteurs - musicienne, chorégraphe, lectrice - conçoivent le spectacle pour la toute petite enfance comme une expérience à partager entre enfant et adulte dans un espace préparé, en un temps dédié, qui nécessite un accueil, des accompagnements et des disponibilités afin qu'enfant, adulte et artiste puissent vivre pleinement ces moments en toute confiance. Fruit d'une écriture collective, cet ouvrage présente sous la forme d'un abécédaire leur façon de vivre une éthique, la philosophie qui anime leur recherche créatrice, leurs références sur cette notion essentielle qu'est l'accompagnement.

  • Une confrontation entre les recherches historiques concernant la mort des mères et des nouveau-nés autrefois et les témoignages d'aujourd'hui sur la manière dont ces morts spécifiques sont vécues et accompagnées. Qu'est ce qui a changé ?

    Depuis le XVIIIe siècle, les soignants ont engagé un long combat pour faire baisser la mortalité des mères et des nouveau-nés. Même si aujourd'hui, dans nos maternités occidentales, le risque mortel pour la mère est presque écarté, la peur de la mort reste encore présente dans l'esprit des protagonistes de la naissance. Depuis les années 1950, c'est cette peur qui a légitimé bien des avancées de la médicalisation hospitalière de la naissance, censée désormais éviter tout risque fatal. Les analyses et les témoignages de soignants, de psychologues, de sociologues et de parents nous rappellent ici combien ont été importantes les mutations récentes : dans les maternités, jusque dans les années 1990, la possibilité de la mort maternelle, néonatale ou périnatale a longtemps été occultée, entraînant chez les soignants, quand elle survenait, une apparente indifférence qui a longtemps prévalu. La mort des mères étant devenue rare, c'est surtout la mort des foetus et des nouveau-nés qui a longtemps posé problème. Depuis quelques années, les conduites d'évitement ont cessé, peu à peu remplacées par des paroles, des gestes de bienveillance qui ont permis une prise en charge par les personnels hospitaliers. Plus récemment, des associations de parents endeuillés, appuyées sur les réseaux sociaux, ont constitué un recours original de plus en visible, en encourageant le partage de récits de vie numériques.

  • Les premières semaines de la nouvelle accouchée ne sont pas aussi enchantées qu'on le dit. Durant ce quatrième trimestre de la grossesse, la symbiose mère-enfant continue via les jeux hormonaux, l'adaptation du sommeil maternel, la sensibilité émotionnelle, la lactation (faire du lait) et l'allaitement (nourrir un bébé). D'autres chantiers biologiques et psychiques sont en cours. Ils constituent un cheminement vers un nouvel équilibre et non à un retour à l'état antérieur.

    La méconnaissance des différents aspects de cette « dégestation » empêche les femmes de prendre conscience de leurs besoins et de les exprimer. La pression sociale pousse vers un retour rapide à ce qui est désigné comme « la normalité », à savoir la séduction et la productivité. Or, ces deux dynamiques sont aux antipodes des réalités de l'après-naissance.

    Cet ouvrage décrit tout ce que traversent les femmes (mais aussi les hommes et les couples) dans ce quatrième trimestre de la grossesse, leurs nouveaux besoins, et notre nécessité de réinventer l'accompagnement de ce temps si singulier, qui, parfois vécu dans une relative solitude, peut révéler des fragilités personnelles préexistantes.

  • Plus que jamais, il faut préserver nos bébés de la télévision mais également de tous les écrans qui en quelques années ont colonisé notre quotidien. Rendant compte des recherches récentes qui corroborent le contenu de cet ouvrage, Serge Tisseron alerte les parents et les professionnels sur ce problème majeur de santé publique.

    Non, la télévision pour les bébés n'est pas un divertissement sans danger ! Non, elle n'est pas un outil de découverte du monde ! Non, elle ne peut pas constituer un support d'échanges familiaux ! Et encore moins faire o?ice de nounou !
    Chez les bébés, la télévision ne s'appuie pas sur des repères déjà élaborés, elle participe à la construction de leur cerveau, de leur psychisme, de leur rapport aux autres. Elle n'est qu'une pièce du gigantesque dispositif que les marchands de « temps de cerveau disponible » ont imaginé pour imposer leur vision du monde et leurs intérêts.
    Cette nouvelle édition enfonce le clou en citant les travaux de recherche parus depuis 2013. Ceux-ci montrent sans ambiguïté que les troubles liés à la surconsommation d'écrans mesurés à 13 ans sont corrélés au temps passé devant un écran avant l'âge de trois ans. Les parents et ceux qui s'occupent des bébés doivent absolument comprendre l'importance de tenir l'enfant de moins de trois ans à l'abri des écrans.

    Les programmes qui défilent sur un écran de télévision, et auxquels le jeune enfant ne comprend très vite plus rien, menacent plusieurs de ses capacités : l'acquisition du langage, de l'attention et de la concentration, la possibilité d'identifier les mimiques d'autrui, et même l'empathie. C'est ce qu'ont montré les résultats des recherches, notamment celle que mène depuis vingt ans par Linda Pagani, professeur à l'École de psychoéducation de Montréal.
    Ainsi en 2010, elle a montré que les enfants qui avaient passé plus d'une heure par jour devant le petit écran lorsqu'ils étaient en âge de débuter la marche présentaient divers retards du développement par rapport à ceux qui y avaient passé moins d'une heure. Puis, en 2016, elle s'est intéressée aux compétences sociales de ces mêmes enfants âgés maintenant de 13 ans. Son étude montre que le fait d'avoir eu une consommation télévisuelle importante à l'âge de deux ans et demi accroît, à 13 ans, le risque de victimisation et d'isolement social, et favorise l'adoption d'un comportement violent et antisocial envers les autres élèves.
    La petite enfance est en e?et un moment particulièrement important dans le développement des zones du cerveau impliquées dans l'autorégulation de l'intelligence émotionnelle. C'est à cet âge que l'enfant apprend à constituer le visage de l'autre comme support de construction émotionnelle partagée. Or chaque heure passée devant un écran est perdue pour un échange en face à face avec un adulte ou un autre enfant. Et cela est d'autant plus grave que dans la petite enfance, le nombre d'heures de veille dans une journée est limitée.

  • Non, la télévision pour les bébés n'est pas un divertissement sans danger ! Non, elle n'est pas un outil de découverte du monde ! Non, elle ne peut pas constituer un support d'échanges familiaux ! Et encore moins faire offi ce de nounou ! Chez les bébés, la télévision ne s'appuie pas sur des repères déjà élaborés, elle participe à la construction de leur cerveau, de leur psychisme, de leur rapport aux autres. Elle n'est qu'une pièce du gigantesque dispositif que les marchands de « temps de cerveau disponible » ont imaginé pour imposer leur vision du monde et leurs intérêts. Cette nouvelle édition d'un ouvrage précurseur paru en 2007 enfonce le clou en citant plusieurs travaux de recherche publiés depuis. Ceux-ci montrent sans ambiguïté que divers troubles cognitifs et relationnels mesurés à 13 ans sont corrélés au temps passé devant un écran de télévision avant l'âge de 3 ans. Les parents, et tous ceux qui s'occupent des bébés, doivent tenir compte des dangers des écrans dans l'éducation des jeunes enfants.

     

  • Lire l'entretien avec Patrick Ben Soussan (propos recueillis par Audrey Minart)

    Tous les enfants sont des promesses. Ils nous prédisent des jours meilleurs et nous apporteront la félicité... Vraiment ? Les enfants d'aujourd'hui sont désirés comme le salaire mirobolant des footballeurs professionnels, la beauté précieuse des mannequins sur papier glacé, des vacances de rêve aux iles du Levant.

    Tout enfant ne serait-il en fait qu'une imposture ? Et toute enfance, une fable ? Quand donc finirons-nous d'attendre de nos enfants... le bonheur ? Quand donc cesserons-nous de les habiller de rêves et de les vouloir parfaits ? Quand et comment vivre la vie présente, l'instant présent, tel qu'il est, avec son tout-petit ?

    Cet antimanuel de parentalité appliquée se demande s'il est vraiment raisonnable aujourd'hui de fabriquer du bébé pour le bonheur de ses parents. A l'intention de ceux-ci, il énonce quelques simples conseils pour rater leur job de super parents pour le plus grand profit de leur super bébé.

  • Aux racines de la socialisation précoce, là où le tout-petit construit ses futures rencontres avec les autres - ses parents, puis les professionnels qui l'accueillent - et le monde.
    La vie à plusieurs nécessite des règles, protégeant l'intégrité et la place de chacun pour un vivre ensemble constructif et enrichissant. Les limites et interdits viennent heurter les tout-petits dans leur soif de découvrir, de s'affirmer, de décider par eux-mêmes. Quel environnement mettre à leur disposition pour limiter les interdits et ouvrir les possibles ? Comment accompagner les jeunes enfants vers les autres ? Est-ce qu'une vie collective précoce est favorable (voire incontournable comme on le pense souvent) au développement de la socialisation ? Quel accompagnement individualisé pour les aider à compter jusqu'à deux, trois et bien davantage ?

  • La spécificité de la consultation de développement est de dépister les besoins propres à l'enfant, quelles que soient ses particularités ou son histoire, et d'envisager les moyens de leur satisfaction. Dans cette perspective, l'enfant n'est plus un objet de soin mais un acteur de son développement : il devient partenaire.

    Fondée sur l'approche sensori-motrice et éthique d'André Bullinger, la consultation de développement est un moyen d'identifier au plus tôt les besoins propres d'un bébé, quelles que soient ses particularités, quelle qu'ait été son histoire. Son objectif est d'y répondre par des aménagements de l'environnement pour éviter l'installation de conduites adaptatives symptomatiques. Dans cette perspective, l'enfant n'est plus un objet de soin mais un acteur de son développement : il devient partenaire.
    Des chercheurs et des professionnels, issus de disciplines différentes, témoignent de leur pratique de la consultation de développement, des questions qu'elle suscite, de l'évaluation de leurs résultats.

  • Quelques simples conseils aux parents pour rater leur job de super parents pour le plus grand profit de leur super bébé.
    Cet antimanuel de parentalité appliquée se demande s'il est vraiment raisonnable aujourd'hui de fabriquer du bébé ? N'est-ce pas pour tout dire un mauvais calcul, les bénéfices n'étant pas garantis ? Mme Dolto parlait autrefois de « désirs un instant confondus qui se font chair en devenir », de choses un peu folles témoignant de la vie et de l'amour. Et aujourd'hui ? S'agirait-il strictement de reproduire du biologique performant grâce aux savoirs des experts et à une technologie de pointe ?

  • Cet ouvrage, paru en 1973 aux éditions du Scarabée, est devenu un classique pour tous ceux qui s'intéressent à l'éducation et au soin des jeunes enfants. S'il se proposait initialement d'être seulement un témoignage sur une expérience intéressante, il a été le point de départ de toute une éclosion d'activités (séminaires, débats, journées scientifiques, formation, coopération franco-hongroise...). Les propositions « piklériennes » bousculaient les idées et les modes de faire habituels avec les bébés. Elles ont soulevé de nombreux questionnements et de fortes résistances mais elles ont généré un renouveau dans les réflexions et les pratiques éducatives, de soin. Elles ont aussi entraîné des changements de perspective au niveau des fonctionnements institutionnels des pouponnières, crèches, services hospitaliers et autres lieux d'accueil de la petite enfance.

  • De A comme... allaitement (!) à Z comme zizanie, en passant par F comme féminisme, J comme jumeaux, S comme sexe, T comme tirer (son lait), etc. Une petite déclinaison des aspects que prend l'allaitement aujourd'hui, et des façons dont il Ce véritable dictionnaire amoureux de l'allaitement fait un tour assez complet du sujet.
    Mais ne vous attendez pas à compulser un manuel de plus sur les pourquoi et les comment, dans le genre « Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur l'allaitement maternel en 26 questions » ! Point de guide pratique ou de lexique savant ici, juste une balade dans un domaine que Claude Didierjean- Jouveau ne se lasse pas d'explorer, depuis le début des années 80, y découvrant chaque jour de nouveaux sentiers et de nouvelles perspectives, souvent insolites.

  • Le projet de cet ouvrage est de déconstruire les vérités affirmées mais jamais établies du programme « Parler Bambin » actuellement en voie de généralisation dans toute la France, dont l'objectif proclamé est d'améliorer les compétences langagières des enfants de 18 à 36 mois.
    Il offre un bilan de la recherche scientifique et de terrain.

    Labellise´ par l'initiative présidentielle « La France s'engage » en juin 2015, le programme de renforcement langagier « Parler bambin », initié en crèche à Grenoble en 2005, ambitionne d'essaimer dans de nouveaux et nombreux territoires. Mais quels sont donc les bénéfices réels de « Parler Bambin » ? Sur quelles évaluations scientifiques rigoureuses se fonde ce projet ? D'où tire-t-il la légitimité´ des pratiques professionnelles qu'il met en avant ? Justifie-t-il la diffusion à laquelle il prétend, dans le champ de la lutte contre les exclusions, la pauvreté et l'illettrisme ? Des professionnels de l'accueil, de la périnatalité, de la psychologie et de la linguistique, proposent une analyse précise, détaillée et engagée des enjeux et controverses autour de cette méthode. Il ouvre aussi sur d'autres horizons, pratiques, projets pour un réel et signifiant investissement dans la petite enfance, que nous espérons tous, enfants, parents et professionnels.

  • Face à l'accroissement des inégalités, les actions précoces et continues d'éveil culturel constituent, en particulier dans les quartiers où les injustices sociales sont les plus fortes, un des leviers majeurs pour un partage plus équitable du bien commun. Oui, les lectures avec les jeunes enfants amènent d'autres relations, un autre accompagnement, avec une capacité redoublée d'observation, d'écoute, de bien-être et davantage d'humanité. C'est ce que ce livre montre avec la mise en dialogue des multiples acteurs de ce champ, sur le terrain, dans les institutions d'accueil de la petite enfance, en pmi ou bibliothèque, avec les familles, les universitaires et les politiques engagés, à partir de vingt ans d'expérience de l'équipe de lire. Sans statistiques mais avec des analyses qualitatives fines de pratiques, de dispositifs, d'albums, d'études, les éclairages apportés par les uns et les autres convergent sur ce constat. Ils en éclairent les acquis pour les enfants et les familles, non seulement dans l'ici et maintenant mais 5, 10, 15, 20 ans plus tard.

  • L'objectif de cet ouvrage est d'attirer l'attention des professionnels sur les périodes sensibles du développement de l'enfant où des signes objectifs de dysfonctionnement moteur peuvent être banalisés. Les auteurs soutiennent que la prise en charge quotidienne des enfants à risque sur le plan développemental montre une meilleure récupération fonctionnelle quand l'intervention est précoce, coordonnée, intégrant les aspects physiologiques et psychologiques du bébé en relation avec ses parents.
    Pierre Delion est pédopsychiatre psychanalyste, professeur à la faculté de médecine Henri Warembourg, chef du service de pédopsychiatrie au CHRU de Lille.
    Roger Vasseur est médecin de rééducation et de réadaptation fonctionnelle, ancien médecin directeur technique du CAMSP de Villeneuve d'Ascq.

  • Comprendre l'ostéopathie pour permettre aux parents de choisir le bon soin pour leur enfant et aux acteurs de la périnatalité d'être éclairés pour une prise en charge globale du nouveau-né.

    L'ostéopathie pour bébé : ça marche ? pourquoi ? et comment ? Ce livre vous aidera, parents et professionnels de la périnatalité, à comprendre l'ostéopathie crânienne du bébé. Vous y découvrirez ses principes, son cadre, son intérêt. Vous comprendrez ce qu'est une prise en charge en ostéopathie pour le tout petit et vous y trouverez toutes les réponses, pratiques et imagées, aux questions que vous vous posez.

  • L'ouvrage relativise l'importance, toujours grande, de la mère dans l'éducation du jeune enfant en montrant la place nouvelle prise par le père et les professionnelles de la petite enfance ainsi que la reconfiguration des rapports sociaux qui l'accompagne.

    L'omniprésence de la mère dans les soins au bébé et l'éducation du jeune enfant demeure pour beaucoup un dogme inattaquable, alors que la situation des familles, les rôles parentaux, la place des professionnels se sont profondément modifiés depuis cinquante ans. L'auteur évoque les transformations sociales très profondes en jeu, qu'il s'agisse des places familiales, des savoirs sur le jeune enfant, de la nouvelle importance de l'accueil, de l'attitude de la société civile et des institutions. Il analyse les effets de cette restructuration des relations au bébé, y compris les résistances, parfois violentes, qui se manifestent à son égard.

    L'ouvrage synthétise l'ensemble des transformations sociales, familiales et professionnelles, qui font qu'aujourd'hui la prépondérance maternelle est mise en perspective alors que, non seulement le père, mais aussi les accueillantes de la petite enfance, voire les enseigants et les intervenants associatifs ont pris une importance nouvelle auprès du bébé. En retraçant cette évolution, le livre montre tout ce qui a changé tant du côté des savoirs sur les places familiales, le développement de l'enfant et l'éducation, que du côté des pratiques des acteurs, et de l'attitude des institutions. Il évoque les résistances, parfois violentes, qui se manifestent contre cette reconfiguration, qu'il s'agisse du rôle de la mère et de celui du père, des « nouvelles familles » (notamment homoparentales), de la résidence alternée, de la prévention des troubles que peut présenter le jeune enfant, et la façon dont la société civile et les institutions se positionnent à cet égard.
    Il offre au lecteur la possibilité de mieux comprendre les effets des profondes mutations en analysant la nouvelle configuration de prise en charge du jeune enfant qui caractérise désormais la société hypermoderne. Il montre la nécessité d'une coéducation renouvelée, et plus encore, d'une cosocialisation qui prenne en compte l'ensemble des instances qui contribuent à la formation des jeunes enfants dans une perspective citoyenne et démocratique.

  • Aujourd'hui nous savons que lire est un acte global et ne se confond pas avec le déchi?rement des lettres. Et c'est ainsi que, tous sens en éveil, le bébé absorbe la vie, la langue, la culture qui l'entoure. Les albums lui donnent matière à découvrir, « lire et créer du sens, lire avant que de parler ».

    Cette publication interroge la manière dont les livres que l'on lit aux enfants enrichissent leur accès au monde, l'intime et le social, comment ils concourent à élaborer chez le jeune lecteur le rapport à l'autre, participent à construire leur pensée, à ouvrir des perspectives. Scientifiques, psychanalystes, spécialistes de la petite enfance et de la littérature pour la jeunesse, auteurs, éditeurs, libraires et médiateurs livrent leur enthousiasme, leurs savoirs, leurs points de vue.

    Depuis plus de trente ans, des lecteurs itinérants vont à la rencontre de tout-petits enfants de moins de moins de trois ans et de leurs familles avec des albums de littérature jeunesse choisis pour leurs qualités littéraires et artistiques pour lire, jouer, parler, rire, mâchouiller, réfléchir, rêver, habiter le monde, se le représenter... Depuis plus de trente ans un mouvement est en marche !
    Nous savons désormais qu'un tout-petit s'intéresse aux livres et aux histoires dès sa venue au monde. Nous savons aussi que les adultes présents - parents, personnels de la petite enfance, professionnels du livre, des arts ou de la culture - s'émerveillent de cet intérêt et qu'ils s'interrogent sur les bébés, sur les albums, sur la lecture, sur le langage, sur la langue et les langues... Nous savons que dès sa venue au monde, un bébé, tous les sens en éveil, « lit » le monde qui l'entoure. Mais comment des albums de jeunesse peuvent-ils contribuer à nourrir et développer ces capacités de lectures des tout-petits ? Comment, pourquoi et dans quelles conditions enrichissent-ils les représentations de soi, des autres, du monde ?

  • Lire un livre à haute voix à un bébé, s'entendre parler, raconter. Se lire le livre. Partager sa lecture avec son bébé. Donner de la voix, mettre en voix ; une voix lit. Mais que se passe-t-il donc quand cette voix lit ? Qu'entend bébé ? L'histoire lue et le lecteur qui lit. Et si le livre est un album, un livre d'images, que voit bébé, pendant que la voix parle ? Les images du livre, de celui ou celle qui lit et ces images là qui s'éveillent en lui, à l'écoute de l'histoire lue. Que ressent bébé ? Et le lecteur ? Une expérience à deux ou singulière, un partage, une émotion, une mise en sens, une découverte, une énigme ? Lire un livre à un bébé, ce n'est pas une mince histoire, c'est bien plus qu'on ne peut l'imaginer. Lire un livre à un bébé, c'est participer d'une rencontre avec l'autre, au plus près de soi, une rencontre de corps, des sens, des émotions et des psychés. L'Agence nationale des pratiques culturelles autour de la littérature jeunesse a pour objectif de mettre en cohérence, de développer et de soutenir les actions en faveur de l'expérience littéraire dès le plus jeune âge.

empty