Editions Du Patrimoine

  • Le château de Chambord est un chef-d'oeuvre de la Renaissance, l'emblème de la vallée de la Loire. Son architecture et son ornementation marquent l'affranchissement de l'art français du modèle italien et l'affirmation du pouvoir royal. La profusion et la symétrie des tours et des fenêtres, lucarnes, clochetons et cheminées lui confèrent une silhouette unique, voire féerique, dont l'harmonie tient au mariage parfait entre la monumentalité des masses et la noblesse des détails.

    Autour du célèbre escalier à double révolution s'ordonnent les appartements royaux et les logements de la cour dont certains conservent une partie de leur décor et qui ont récemment fait l'objet de campagne de remeublement. En 2017, la reconstitution du vaste parterre à la française qui avait été commandé par Louis XIV dévoile un autre visage du château de François Ier.

    Le château de Chambord et son village se trouvent au centre d'un vaste domaine national forestier et de chasse de 5433 hectares, entouré d'un mur de 32 kilomètres de long.

  • Située aux confins de la Normandie et de la Bretagne, l'abbaye du Mont-Saint-Michel a été l'un des plus fabuleux chantiers du Moyen Age.
    Cette prouesse de l'architecture monastique s'étage sur trois niveaux principaux autour du rocher en granit du Mont. Les cryptes et la nef romanes, le choeur gothique et la Merveille constituent un vaste ensemble religieux et artistique dont la beauté est à la mesure de son importance dans la chrétienté. Au pied de l'abbaye, le village aux maisons à pans de bois se serre à l'intérieur d'une enceinte fortifiée qui a pour particularité d'être en grande partie bâtie sur du sable ! Emergeant des eaux de la baie, le Mont-Saint-Michel, par son aspect monumental et pittoresque, compte au nombre des sites les plus extraordinaires du patrimoine mondial.
    Les Itinéraires, conçus comme un outil de tourisme culturel, invitent à la découverte des chemins du patrimoine.

  • Édifiée à Poissy par Le Corbusier, la villa Savoye - appelée Les Heures Claires - est probablement le symbole éclatant de l'architecture du XXe siècle. Spécialiste de l'oeuvre du maître, Guillemette Morel Journel fait découvrir ici son histoire, et accompagne le lecteur dans sa visite.
    Ce guide présente une des réalisations emblématiques de Le Corbusier. La villa Savoye est en effet une icône du Mouvement moderne. Un siècle après son achèvement en 1931, elle continue à frapper les esprits par sa rigueur, voire son intransigeance formelle, dénuée de toute référence aux constructions traditionnelles : un parallélépipède blanc juché sur de fins poteaux de béton, ceint sur tout son pourtour d'une seule fenêtre horizontale et dépourvu de toiture en pente.
    Illustré par des documents d'archive et des reportages contemporains exclusifs, cet Itinéraire retrace l'histoire de la villa, la place dans le contexte de l'architecture du XXe siècle en général et de l'oeuvre de Le Corbusier en particulier. Les plans, redessinés pour l'ouvrage, permettent de repérer les prises de vue et donc de mesurer l'incroyable complexité spatiale de cet édifice qui semble de prime abord simpliste.
    La description des différents espaces et de leur enchaînement constitue un guide de visite retraçant ce que Le Corbusier nommait une "promenade architecturale" : dans un de ses nombreux écrits, il a en effet indiqué la manière dont cette villa devait être parcourue par les visiteurs - ce récit est reproduit dans ce volume. Celui-ci évoque aussi les successives campagnes de restauration dont la villa a fait l'objet, jusqu'à celle de la loge du gardien, qui incarne un des principes théoriques de logement minimum développé par l'architecte : la "maison Citrohan".

  • Paris s'est créée autour de la Seine. Son eau, pour boire, cuisiner ou se laver, activa les moulins accrochés aux arches de ses ponts, alors couverts de maisons, et, par les bateaux arrivés à ses ports, apporta nourriture, bois et autres denrées de première nécessité.

    En 1991, les rives de la Seine ont été classées parmi les sites mondiaux majeurs de l'humanité pour la qualité et la renommée de leurs paysages. Des millions de touristes s'y pressent tous les ans pour contempler les plus célèbres monuments de la capitale et les ponts historiques qui les relient. Parcourir les berges, c'est aussi comprendre comment la Seine est devenue un des axes majeurs de la capitale. La piétonisation qui en éloigne les voitures en fait une attraction parisienne majeure.

    Cet Itinéraire conduit le lecteur sur trois circuits qui retracent l'histoire de Paris : le premier couvre le centre et ses îles autour du Pont Neuf, le plus vieux pont de Paris ; le deuxième parcourt la capitale royale et aristocratique jusqu'à la tour Eiffel et le pont Mirabeau ; le dernier va vers Bercy et la passerelle Simone-de-Beauvoir, pont le plus récent ; il visite le nouveau quartier Paris Rive gauche, le plus grand projet urbain depuis Haussmann, construit autour des « livres ouverts » de la BnF, où est valorisé un patrimoine industriel remarquable (Grands Moulins de Paris, usine Sudac).

  • La Comédie-Française ou Théâtre-Français est une institution culturelle française fondée en 1680. Bien que mort depuis sept ans quand la troupe a été créée, Molière est considéré comme le « patron » de l'institution, surnommée la « Maison de Molière ».
    Le fauteuil dans lequel il entra en agonie lors d'une représentation du Malade imaginaire est toujours exposé à droite de la grande cheminée du Foyer public.
    La Comédie-Française réside depuis 1799 salle Richelieu au coeur du Palais-Royal dans le 1er arrondissement de Paris. L'édifice, construit par Victor Louis à la fin du XVIIIe siècle et initialement conçu pour être un opéra, et complété en 1864 par Prosper Chabrol, est l'un monuments symboliques de Paris. Depuis le décret dit « de Moscou », signé par Napoléon Ier en 1812, en pleine campagne de Russie, c'est le seul théâtre d'État en France disposant d'une troupe permanente de comédiens, la Troupe des Comédiens-Français.
    La Comédie-Française conserve ses archives depuis sa création. Ses collections continuent à s'enrichir d'oeuvres d'art et de documents d'archives (dont des maquettes, plans de décors et costumes), qui sont autant de témoignages exceptionnels sur la vie de la troupe et des auteurs.
    Après une partie historique, qui tient compte des dernières rénovations achevées en 2013, ce guide nous invite sur les traces de Molière et de ses comédiens, mais aussi sur celles de tous les acteurs de l'ombre, qui participent à la magie du lieu : du péristyle aux cintres, du foyer aux ateliers.

  • Saint-Jean-des-Vignes, l'une des plus puissantes abbayes de la France médiévale, fut fondée vers 1075 sur une colline située hors du castrum de la ville antique d'Augusta Suessionensis. Au milieu du XIIIe siècle, lorsqu'est lancé le chantier de l'abbatiale gothique, Soissons est en plein essor et son paysage monumental manifeste avec éclat la prégnance de la cathédrale. L'abbaye, qui abrita jusqu'à 150 moines, traversa les siècles jusqu'en 1805 quand Napoléon Ier ordonna d'en utiliser les pierres pour restaurer la cathédrale. Sa façade monumentale, heureusement épargnée, est un élément remarquable du paysage soissonnais et un repère topographique sur la colline Saint-Jean, site privilégié qui continue à accueillir des réalisations architecturales contemporaines novatrices (Henri Gaudin, Jean-Michel Wilmotte).
    Toujours entourée de son enceinte fortifiée du XIVe siecle, Saint-Jean-des-Vignes garde une partie du mur du bas-côté sud de la nef et le mur du chevet avec ses contreforts qui rendent perceptible les dimensions de l'église, ainsi que son splendide réfectoire, la moitié de son cloître gothique et des vestiges de bâtiments claustraux médiévaux.
    Depuis 1982, le site fait l'objet de fouilles systématiques sous la direction de Sheila Bonde et Clark Maines. Dans les anciens greniers à farine loge le Centre d'Etude des Peintures Murales Romaines (CEPMR), dans les anciennes infirmeries et logis des hôtes, la base de recherche archéologique de l'Inrap, dans le logis, le Centre d'Interprétation de l'Architecture et du Patrimoine, faisant de l'ancienne abbaye un foyer de la recherche scientifique et culturelle. À proximité, le magasin à poudre et l'arsenal sont les témoins de l'occupation militaire de l'abbaye au XIXe siècle.

  • De 1949 à 1970, les fouilles archéologiques de Georges Fouet ont permis d'exhumer deux fastueuses villas gallo-romaines à Montmaurin (31350) : certains indices laissent penser qu'elles auraient pu appartenir à la famille de l'empereur Maximien. Toutes deux sont curieusement édifiées à proximité l'une de l'autre : Lassales est la plus luxueuse et profite d'une incomparable vue panoramique sur la barrière pyrénéenne. La Hillère est au contraire repliée autour d'une source. Ces palais ruraux fondent la renommée de la commune de Montmaurin, tout comme son écosystème remarquable qui a favorisé l'adaptation des espèces à leur environnement depuis la préhistoire ancienne. En témoigne la Vénus de Lespugue, chef-d'oeuvre du Paléolithique supérieur (33-26 000 ans) exposé au musée de l'Homme à Paris. Le CMN propose désormais un cheminement les reliant au nouveau musée archéologique au coeur du village, où le passé préhistorique de Montmaurin est retracé et une sélection des objets antiques issus des fouilles exposée.

  • La Sainte-Chapelle est construite par Saint Louis, au milieu du XIIIe siècle, au coeur du palais de la Cité, résidence du souverain et siège de son administration.
    Palatine et reliquaire, la Sainte-Chapelle se compose de la chapelle basse, destinée au personnel du palais, et de la chapelle haute, chapelle royale où étaient conservées les reliques liées à la passion du Christ rachetées par Saint Louis à l'empereur de Constantinople. Son architecture et le culte des reliques qui y était célébré ont influencé toute la création artistique ainsi que la liturgie jusqu'au XVIe siècle. La Sainte-Chapelle est ornée d'un ensemble unique de quinze verrières et d'une grande rose qui forment de véritables murs de lumière. Au milieu du XIXe siècle, la Sainte-Chapelle a bénéficié d'une restauration qui a autant restitué le gothique rayonnant d'origine que créé une vision idéale de l'architecture sacrée médiévale.
    Proposant dans une formule largement illustrée l'histoire du monument et sa visite détaillée, la nouvelle édition de ce guide intègre les derniers acquis de la recherche sur les décors peints et les restaurations spectaculaires des vitraux.

  • Premier chef-d'oeuvre monumental de l'art gothique, église d'une abbaye puissante et lieu de pèlerinage très important au Moyen Âge, la basilique de Saint-Denis a été conçue par l'abbé Suger au XIIe siècle et achevée au XIIIe siècle. Elle a connu de nombreux embellissements et subi les vicissitudes de l'histoire comme haut lieu de la monarchie française. Les restaurations menées par Eugène Viollet-le-Duc au XIXe siècle lui ont rendu une partie de sa splendeur passée. Nécropole des rois de France, la basilique abrite une collection unique en Europe de gisants et de tombeaux du XIIe au XVIe siècle, ainsi qu'un ensemble de vitraux des XIIe et XIXe siècles. La basilique de Saint-Denis est à la fois église paroissiale, siège épiscopal et lieu culturel majeur.
    En 48 pages, l'auteur retrace l'histoire générale de la basilique et en propose la visite détaillée, s'attachant particulièrement aux tombeaux royaux largement illustrés.

  • Sis au coeur de la Touraine, en ce Val de Loire prisé par tant de rois, Azay-le-Rideau fut bâti sous le règne de François Ier par un riche financier soucieux d'asseoir son récent titre de noblesse. Mais les procès engagés par François Ier pour renflouer les caisses de l'État, déciment la grande bourgeoisie d'affaires et Gilles Berthelot, craignant pour sa vie, abandonne le château inachevé et s'enfuit hors du royaume.

    Petit joyau des prémices de la Renaissance française, doté d'un des escaliers les plus innovants et orné d'une dentelle de pierre ciselée, le château se para au cours des siècles et des générations d'une entrée inspirée par celle de Vaux-le-Vicomte et d'un parc à l'anglaise. Ce n'est pourtant qu'au XIXe siècle, après son achèvement par les marquis de Biencourt dans un style néo-Renaissance qu'il acquiert son image du « château de la Loire » idéal.

  • Les tours jumelles de la Conciergerie, en bord de Seine, figurent parmi les tableaux qui véhiculent l'image de Paris à travers le monde. Mais sait-on toujours que le palais de la Cité fut la première résidence parisienne des rois de France. Avant de devenir une prison, qualifiée d'antichambre de la mort pendant la Révolution, la Conciergerie faisait partie en effet, avec la Sainte-Chapelle voisine, du somptueux palais édifié par Philippe le Bel. Outre de splendides salles médiévales, classées parmi les chefs-d'ouvre du XIVe siècle, elle conserve, juxtaposés, les vestiges des grandes époques de son histoire.

  • Fondée au Xe siècle, l'abbaye de Cluny fut, durant le Moyen Âge, une capitale spirituelle au rayonnement considérable, son rôle de pacificateur du monde féodal contribuant à l'établissement de la culture européenne.

    Elle compta parmi ses abbés de hautes figures dont Pierre le Vénérable. Bien que démolie en large partie à la Révolution, l'abbaye a conservé des vestiges qui révèlent son gigantisme et sa splendeur passée. Entouré d'un bourg monastique, son site abrite de nombreuses constructions médiévales, un ensemble unique en Europe de sculptures romanes ainsi que de riches témoignages des siècles suivants.

  • Reconstruit à maintes reprises, la dernière fois après son incendie lors des bombardements de 1914, le palais du Tau est l'ancienne résidence des archevêques de Reims.
    En parcourant la salle basse, la chapelle palatine, la salle du Tau, la salle Charles X, le musée de la cathédrale et le trésor, on découvre de riches collections lapidaires et un ensemble d'oeuvres d'art qui évoquent l'histoire du palais ainsi que celle de la cathédrale Notre-Dame. En effet, depuis le Ve siècle, avec le baptême de Clovis par saint Rémi, Reims est étroitement liée à l'histoire de la France.
    Les cérémonies du sacre des rois de France se sont déroulées dans ces deux monuments : la statuaire de la cathédrale déposée au musée, l'orfèvrerie et les tapisseries conservées dans le trésor en remémorent tous les fastes.

  • Le château d'Angers, implanté sur des constructions néolithiques puis gallo-romaines, surplombe la Maine.
    Également appelé château du roi René (René Ier de Naples), il conjugue deux architectures qui s'imbriquent l'une dans l'autre : la forteresse de Saint Louis, avec le gigantisme de ses tours et la massivité de son enceinte ; et le château de cour des dynasties d'Anjou aux élégants bâtiments et agréables jardins. La célèbre tenture de l'Apocalypse, commandée à la fin du XIVe siècle par Louis Ier, duc d'Anjou, est exposée dans une galerie réaménagée en 1996.
    La restauration du logis royal, seul vestige des bâtiments résidentiels construits au XIVe siècle par Louis II, et des remparts sud, ainsi que les fouilles entreprises à cette occasion ont permis de faire progresser la connaissance du château et d'avancer de nouvelles hypothèses historiques. Ce chantier a également permis de rendre accessible aux visiteurs la totalité des niveaux intérieurs qui accueillent désormais des espaces muséographiques, avec notamment des maquettes du château.
    En parallèle de sa carrière d'ingénieur, Jean Mesqui poursuit une activité de chercheur sur les patrimoines architecturaux. Il a notamment publié plusieurs ouvrages de référence sur l'architecture féodale, l'architecture militaire médiévale et l'art des ingénieurs au Moyen Âge.

  • La Villa Arson à Nice par Serge Gleizes - La Villa séduit par son emplacement idyllique sur les hauteurs de Nice, face à la mer.
    - Ouverte au public, c'est une des adresses d'un tourisme culturel de la ville, hors des sentiers niçois habituels.
    - Labellisé " patrimoine du xxe siècle " en 2000.
    - L'architecte Michel Marot, grand prix de Rome en 1954, a reçu en 1963 le prix de l'Équerre d'argent pour l'église Sainte-Agnès de Fontaine-les-Grès (Aube), classée monument historique en 2010. Il a collaboré avec André Minangoy au projet de Marina Baie des Anges à Nice. Architecte des Bâtiments civils et Palais nationaux, il a eu en charge l'Arc de Triomphe notamment, ainsi que la rénovation des secteurs sauvegardés de Troyes et du Marais à Paris.

    La Villa Arson est la seule institution nationale dédiée à l'art contemporain à réunir un centre d'art et une école supérieure d'art. C'est en outre un des fleurons de l'architecture des années 1970, construit par Michel Marot. Implantée sur la colline Barthélemy, la Villa occupe un vaste domaine de plus de 2 ha dominant Nice et la baie des Anges. Elle enchâsse la villa à l'italienne des Arson (XVIIIe siècle) dans un ensemble architectural peu banal : un métissage entre le minéral et le végétal, aux murs en béton habillés de galets du Var. Un hall monumental dessert le vaisseau principal et se poursuit en une " rue " centrale, ponctuée de patios. Celle-ci dessert l'école d'art, logée sous les terrasses en gradins, sorte de jardins suspendus qui préservent l'emprise au sol et les arbres remarquables admirés par les premiers touristes. Le centre d'art et la résidence d'artistes s'organisent autour de l'ancien jardin d'été ponctué d'oeuvres d'art.

    Journaliste, ancien rédacteur en chef adjoint au magazine AD, Serge Gleizes collabore aux pages déco, architecture et design du mensuel M (Le Monde) et à Ideat.

  • Le château de Montal, dans le Lot, a été élevé à partir de 1523 par Jeanne de Balsac qui fait reproduire sur les façades les effigies des membres de sa famille. Ces médaillons sont entourés de frises Renaissance exubérantes, floraison de figures mythologiques et allégoriques. Le répertoire iconographique de ces façades n'est pas décoratif mais l'expression de la pensée humaniste d'une femme férue de culture qui exprime les valeurs morales de son temps. Ces décors sculptés sont dispersés en vente publique par un spéculateur du XIXe siècle entre musées et amateurs d'art français et étrangers. En 1908, un érudit doublé d'un mécène, Maurice Fenaille, acquiert le château, rachète l'essentiel des éléments sculptés et fait refaire la porte d'honneur à un élève de son ami Rodin. Il remeuble le château de tapisseries et objets d'art avant de le donner à l'État français en 1913. Pendant la Seconde Guerre mondiale, Montal a été l'un des lieux choisis par l'administration pour y entreposer les oeuvres du Louvre, dont La Joconde de 1943 à 1945.

  • Qui arrive à Jumièges est saisi par les vestiges de l'immense abbatiale bâtie au creux d'une boucle de la Seine au temps de Guillaume le Conquérant. Symboles du rayonnement de l'un des plus anciens et des plus importants monastères d'Occident, ses tours dominent le village et la campagne environnante. Le parc sert d'écrin à ses ruines grandioses : malgré les destructions, cette architecture exceptionnelle renvoie au passé de l'abbaye marqué par la protection des rois, la grandeur de ses abbés, l'intense activité intellectuelle et artistique de ses moines.

  • À deux pas du bois de Vincennes, dans Paris, le palais de la Porte Dorée est un monument exceptionnel, faisant partie de ces trésors presque oubliés. Et pourtant son architecture et la pureté de ses lignes sont extraordinaires : derrière son élégante colonnade, on découvre un bas-relief d'une richesse à couper le souffle, une « tapisserie de pierre » qui représente femmes, hommes, végétaux, animaux...

    Lorsque l'on pénètre dans le bâtiment au volume remarquable, les salons de part et d'autre du hall présentent un superbe mobilier Art déco. Au centre du bâtiment, dans le forum, la lumière zénithale, unique en son genre, ne cesse d'émerveiller. Le promeneur y découvre une profusion de fresques. Au sous-sol, son aquarium fait toujours le bonheur des enfants.

    Du palais des Colonies au musée national de l'Histoire de l'immigration, son histoire est complexe : bâtiment de propagande ? Métaphore de l'idéologie coloniale ? Exceptionnel monument Art déco ? Le palais de la Porte Dorée est assurément tout cela à la fois.
    Cet ouvrage, le premier depuis quinze ans, veut offrir au public l'occasion de le redécouvrir, sous un aspect plus humaniste. Raconter différemment son histoire ; décaler l'angle de vue de l'histoire qu'il raconte.

  • Le château de Voltaire a quelque chose de mythique : tous les voltairistes du monde en connaissent l'existence. Situé à Ferney, dans l'Ain, à quelques encablures de Genève, il a belle allure, au milieu de son écrin de verdure. Voltaire l'acheta en 1759 « pour jouir pleinement du plus bel apanage de la nature humaine qu'on nomme liberté ». Il ignorait alors qu'il y passerait les années les plus fécondes de son existence, celles du Traité sur la tolérance et du Dictionnaire philosophique, celles aussi des combats pour Calas et le chevalier de La Barre, véritable « affaires Dreyfus » à l'époque. « S'il fut mort à 60 ans, écrivait Paul Valéry, il serait à peu près oublié » : c'est là qu'il fut sacré « roi de l'esprit européen ». Entre Voltaire et Ferney, transformé en capitale des Lumières grâce à sa générosité, s'est établie une relation de symbiose. Voltaire a créé Ferney, Ferney le lui rend bien.

    Cette nouvelle édition augmentée tient compte de la réouverture du château en 2018, après trois ans de restauration et l'aménagement de nouvelles salles, sous l'égide d'Emmanuel Macron, Président de la République, car depuis 1791, la République reconnaît en Voltaire une figure tutélaire. Elle invite le visiteur à découvrir un lieu de mémoire. Elle restitue la vie du philosophe, partagée entre l'écriture, les représentations théâtrales, les repas avec les amis, les audiences accordées à ses innombrables admirateurs, le jardinage, les promenades dans la charmille et le parc.
    Cette nouvelle édition augmentée tient compte de la réouverture du château en 2018, après trois ans de restauration et l'aménagement de nouvelles salles, sous l'égide d'Emmanuel Macron, Président de la République, car depuis 1791, la République reconnaît en Voltaire une figure tutélaire. Elle invite le visiteur à découvrir un lieu de mémoire. Elle restitue la vie du philosophe, partagée entre l'écriture, les représentations théâtrales, les repas avec les amis, les audiences accordées à ses innombrables admirateurs, le jardinage, les promenades dans la charmille et le parc.

  • Le château de Chambord est un chef-d'oeuvre de la Renaissance, l'emblème de la vallée de la Loire. Son architecture et son ornementation marquent l'affranchissement de l'art français du modèle italien et l'affirmation du pouvoir royal. La profusion et la symétrie des tours et des fenêtres, lucarnes, clochetons et cheminées lui confèrent une silhouette unique, voire féerique, dont l'harmonie tient au mariage parfait entre la monumentalité des masses et la noblesse des détails.
    Autour du célèbre escalier à double révolution s'ordonnent les appartements royaux et les logements de la cour dont certains conservent une partie de leur décor et qui ont récemment fait l'objet de campagne de remeublement. En 2017, la reconstitution du vaste parterre à la française qui avait été commandé par Louis XIV dévoile un autre visage du château de François Ier.
    Le château de Chambord et son village se trouvent au centre d'un vaste domaine national forestier et de chasse de 5 433 hectares, entouré d'un mur de 32 kilomètres de long.

  • Achevée en 1932, la villa Cavrois constitue un véritable choc esthétique, dont les effets sont toujours perceptibles. L'architecte Robert Mallet-Stevens y réalise alors sa création la plus aboutie, fondée sur la grande liberté qui lui est laissée par son commanditaire.
    Le concept de la villa est en soi passionnant car il s'agit d'une ouvre de transition entre l'architecture résidentielle traditionnelle et l'architecture moderne. C'est un véritable programme de « château moderne ». Ses proportions sont imposantes - près de 60 mètres de long, 3000 m² de surface - organisées selon les principes d'axialité et de symétrie des châteaux du XVIIe siècle. Si le concept de la Le visiteur et le lecteur peuvent ainsi découvrir :
    - des espaces restaurés à l'identique, en particulier ceux initialement dédiés aux parents ainsi que la - des espaces où le talent de Mallet-Stevens à travailler les volumes, les perspectives et la lumière sont respectés, comme la salle à manger des parents, ou le grand salon, - des espaces reconstitués qui pourront accueillir des objets, des ouvres d'art, échos de l'implication de Mallet-Stevens dans le champ de ce qui n'était pas encore appelé design, ainsi qu'auprès d'artistes de son temps, tels les frères Martel ou Fernand Léger, - les espaces techniques du sous-sol, - le parc et son miroir d'eau.

  • Située aux confins de la Normandie et de la Bretagne, l'abbaye du Mont-Saint-Michel a été l'un des plus fabuleux chantiers du Moyen Âge. Cette prouesse de l'architecture monastique s'étage sur trois niveaux principaux autour du rocher en granit du Mont. Les cryptes et la nef romanes, le chour gothique et la Merveille constituent un vaste ensemble religieux et artistique dont la beauté est à la mesure de son importance dans la chrétienté. Au pied de l'abbaye, le village aux maisons à colombages se serre à l'intérieur d'une enceinte fortifiée qui a pour particularité d'être bâtie sur du sable ! Emergeant des eaux de la baie, le Mont-Saint-Michel, par son aspect monumental et pittoresque, compte au nombre des sites les plus extraordinaires du patrimoine mondial.

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