Juan-Luis Klein

  • Ce numéro propose un ensemble de réflexions théoriques et empiriques qui permettent de voir la part de l'innovation dans le développement territorial depuis divers angles. Ces analyses montrent l'importance d'élargir la notion d'innovation et approfondissent ses dimensions sociales. Il se dégage ainsi une vision critique qui montre bien sûr l'importance de l'effet de l'innovation sur les transformations sociales, mais qui replace son analyse dans un contexte de tensions sociales, économiques et politiques, montrant en même temps que cet effet peut prendre plusieurs sens. Aussi, pour comprendre le rôle de l'innovation dans le développement des territoires, convient-il d'aller au-delà de l'innovation purement technologique et de développer une vision plus large, qui encastre les technologies, ainsi que les entreprises et organisations qui les produisent, dans l'innovation sociale. Ce n'est qu'à cette condition que le concept d'innovation peut servir de base à des stratégies et politiques de développement territorial économiquement efficaces mais aussi socialement équitables.

  • Passer de la dépendance à l´autodéveloppement, tel est le défi qu´entend relever le Nicaragua. Pour ce faire, le nouvel État nicaraguayen entreprit en 1979 la transformation de ses structures sociales et économiques. Défi au développement régional analyse les nouvelles formes d´exploitation et de propriété mises en place dans un effort pour changer le découpage du territoire et pour solutionner les inégalités régionales.

  • "Un Living Lab est un laboratoire d innovation ouverte. L utilisateur est placé au centre du dispositif afin d imaginer, développer et créer des services ou des outils innovants qui répondent aux espérances et nécessités de tout un chacun. À partir de leurs réflexions sur les Living Labs, les auteurs postulent que le développement territorial devrait produire de la valeur pour l'ensemble de la société. La valeur à produire devrait être surtout une valeur d'usage, plutôt qu une valeur d'échange qui mettrait les territoires en concurrence au détriment du bien-être collectif. Dans la mesure où le territoire est un milieu de vie pour les citoyens, l'accroissement de sa valeur d'usage contribue à son amélioration et à sa protection. - - "

  • Le présent ouvrage montre la diversité qui caractérise Montréal, diversité qui à travers les années s'est transposée dans la morphologie même des quartiers. Des formes spécifiques de leadership et de gouvernance y chapeautent aujourd'hui des agencements générés par l'attachement au lieu.
    L'existence des quartiers et leur affichage public montrent les marques d'une ville hétérogène qui prend la forme d'une collection urbaine bigarrée, sans être pour autant chaotique. Cette spécificité identitaire des quartiers constitue une des richesses de Montréal que ce livre cherche à décrire et à analyser.

  • Dans un contexte de multiplication des expériences innovatrices, le présent ouvrage veut faire reconnaître les pratiques émergentes comme étant valables et justes, et montrer leur capacité à transformer le monde. Ainsi, les auteurs prônent le passage d'une vision minimaliste de l'innovation sociale, selon laquelle les acteurs sociaux et communautaires agissent de manière à pallier l'«austéritarisme» gouvernemental et les insuffisances provoquées par le marché, à une approche plus large, orientée vers une véritable transformation sociale, économique et territoriale.

  • La sécurité alimentaire est l'un des plus vieux enjeux du monde. Dans plusieurs régions du globe, l'insécurité alimentaire est présente de manière quasi permanente, et d'autres connaissent une résurgence intermittente de celle-ci, parfois dans ses expressions extrêmes - les crises alimentaires, voire les famines. En contrepartie, au Québec, à l'instar de la plupart des pays du Nord, l'insécurité alimentaire atteint des niveaux d'une ampleur plus modérée. Le phénomène n'est toutefois pas inexistant. Des individus, des groupes, des populations entières font face à ce type de situation, entre autres en raison de l'inaccessibilité physique des aliments, de la précarité financière et de la vulnérabilité sociosanitaire des gens, du décalage culturel, de l'insalubrité et de la perte des ressources productives. Les milieux sont donc amenés à réagir.
    Le présent ouvrage illustre les processus permettant de lutter contre cette insécurité. Plus précisément, les auteurs mettent en lumière les dimensions territoriales de la sécurisation alimentaire au Québec en portant une attention particulière aux dynamiques actorielles et à la mobilisation des ressources. Ils présentent des cas issus des milieux urbains, ruraux et périurbains, ainsi que centraux et périphériques, et mettent en évidence la nature territorialisée et territorialisante des initiatives de sécurisation alimentaire.

  • Les auteurs analysent les formes daction collective novatrices qui émergent depuis la crise de 2008 et posent les jalons dun nouveau modèle de mondialisation construit autour de linclusion, de la solidarité et de lécologie. Leurs contributions sont issues du 3e colloque international tenu par le Centre de recherche sur les innovations sociales (CRISES) en avril 2011.

  • Ce livre passe en revue les enjeux et les bouleversements qui traversent l´« espace-monde » contemporain. L´analyse thématique et régionale proposée montre que l´espace-monde est tout sauf homogène, ce qui met en relief l´importance d´une approche géographique attentive aux lieux et aux spécificités territoriales.

  • Un manuel sur l'innovation sociale destiné à faire référence au plan national et international.
    Cet ouvrage se présente comme une introduction à l'innovation sociale. Il permet de situer en quoi la dimension sociale de l'innovation vient renouveler l'approche de ce concept. Il explique pourquoi la thématique de l'innovation sociale est apparue dans la période de mutations contemporaines à travers une discussion théorique et montre l'importance pratique qu'elle peut revêtir en s'appuyant sur des exemples de territoires (Flandre et Québec) comme de secteur (services sociaux).
    Juan-Luis Klein est professeur titulaire au Département de géographie de l'université du Québec à Montréal et, depuis 2009, assure la direction du Centre de recherche sur les innovations sociales (CrISeS), lequel regroupe 47 membres réguliers provenant de 10 universités québécoises.
    Jean-Louis Laville est professeur du Conservatoire national des arts et métiers et y dirige le master Innovations sociales ; il est chercheur au LISe (CNrS-Cnam) et à l'IFrIS, il coordonne l'axe Innovation sociale du laboratoire d'excellence Sciences, innovations et techniques en société (SIteS).


    Frank Moulaert est professeur de planification territoriale et président du Centre de recherche sur l'espace et la société à l'université de Leuven. Pendant plus de vingt ans, il a dirigé des consortiums internationaux de recherche sur l'innovation sociale dont Social polis et Katarsis.

  • Depuis quelques années en sciences sociales, le territoire émerge comme une dimension d´analyse importante. Les auteurs relève le défi de recomposer les définitions, les perspectives théoriques et les outils d´analyse afin d´élaborer une approche territoriale panoptique qui permette d´observer les différentes dimensions du territoire.

  • Une réflexion pour comprendre les problèmes nouveaux provoqués par la crise de l'État-providence et par la configuration d'un contexte où la croissance ne crée pas suffisamment d'emploi pour résorber le chômage. Au nom de la compétitivité et de l'équilibre, la société a été divisée en deux grandes classes : ceux qui ont tous les droits, qui jouissent d'une large sécurité sociale, qui possèdent un revenu stable, et ceux qui voient leurs droits de citoyens rodés par des revenus faibles et incertains, par la remise en question des programmes de sécurité sociale et par leur rapport précaire au marché du travail. Sociologues, économistes, géographes et politicologues cherchent à dessiner les contours d'une option construite par des partenariats privés-publics, par la combinaison du travail salarié et des activités non rémunérées, par l'implication des milieux locaux dans des formes innovantes d'entrepreneuriat social et par la mise en place d'institutions et d'espaces où se négocient des nouveaux liens entre l'État et la société civile. Sous le signe de la solidarité, cette option réintroduit la société dans le calcul économique.

  • Oeuvre collective d'un groupe de professeurs du département de géographie de l'Université du Québec à Montréal, ce livre invite à revoir la place et le rôle de la géographie dans l'éducation. À l'origine du projet, il y a la responsabilité commune des auteurs de préparer les futurs enseignants en sciences humaines de l'école secondaire au Québec et de les introduire à la connaissance géographique. C'est pourquoi les auteurs ont voulu offrir un espace de réflexion, non seulement sur ce qui caractérise le contenu de cette géographie, à l'université et à l'école, mais aussi sur sa nécessaire actualisation pour assurer la formation du citoyen et le développement d'une conscience territoriale au Québec. L'unité de leur réflexion tient dans la volonté de faire connaître, d'approfondir et de mettre en relation les savoirs de base qui font de l'éducation géographique un aspect essentiel de la formation à la citoyenneté.

  • Jamais les concepts d'espace et de territoire n'ont été aussi présents. Jamais l'environnement n'a soulevé autant de débats. Jamais, non plus, n'a-t-on disposé d'outils de représentation du territoire aussi performants que les systèmes d'information géographique. Quelle est donc la place de l'analyse géographique dans la compréhension des grandes questions sociales de l'heure?

    Des géographes se sont penchés sur ce thème et ont analysé l'expertise du géographe, le rôle de la géographie et l'environnement, les défis à relever par les «jeunes géographes», la place de la géographie dans l'institution universitaire, les liens entre la technologie et la géographie, la géographie et la citoyenneté ainsi que la culture géographique.

  • La mondialisation et la montée de la nouvelle économie posent un défi aux acteurs de la société civile. Comment résister aux vagues de suppression d'emplois ou aux réorganisations sectorielles? Comment assurer le développement ou la survie de sa région malgré les fortes turbulences provoquées par l'apparition, la disparition et le réaménagement de pans entiers de l'économie?

  • Quelles conditions jouent en faveur du développement ou du mal-développement des espaces métropolitains ? À une époque où les métropoles constituent des entités intermédiaires et de plus en plus détachées de leur espace national, elles participent spécifiquement à la production de la mondialité et demandent à être étudiées à partir d'outils d'analyse adaptés. Cet ouvrage constitue un nouveau maillon dans l'élaboration d'un tel modèle en apportant une lecture transdisciplinaire à la question du développement de l'espace métropolitain.

  • Constitué d'un ensemble de chapitres et de capsules, appuyé par des cartes et des tableaux, cet «État du monde» contemporain décrit, sur le plan géopolitique, les grands espaces où se met en scène la mondialisation et étudient, pour chacun, les concentrations géosociales et géoéconomiques, les facteurs et contraintes physiques, les trajectoires évolutives, les différents territoires, ainsi que les principaux enjeux. Deux annexes complètent l'information sur des données géographiques de base (superficie et démographie) et sur des données sur la situation socioéconomique.

  • Cet ouvrage propose de revoir le concept d'innovation en plaçant la société au centre de son analyse. Les auteurs y posent les jalons nécessaires pour aborder les innovations sociales comme facteur de changement et pour les situer dans leur contexte économique et technologique. Ils exposent ensuite les dynamiques qui témoignent de l'émergence d'innovations dans la façon de résoudre des problèmes sociaux, et explorent les modalités de diffusion de ces nouvelles pratiques.

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