Anne Queyrel

  • L'abondante documentation transmise par les auteurs de l'Antiquité donne à Athènes une place exceptionnelle dans l'étude des cités grecques : pour le Ve siècle, ces sources, pour la plupart d'origine athénienne, attestent le rôle de premier plan joué dans les faits par la patrie de Sophocle, d'Aristophane et de Thucydide. Cet ouvrage, faisant le point sur les recherches récentes consacrées à tel ou tel aspect du génie athénien, s'attache à mettre en lumière la singularité de cette cité. Une fois la crise sociale surmontée par le gouvernement tyrannique de Pisistrate, les conditions sont réunies pour la mise en place de l'isonomie avec les réformes de Clisthène en 508/507 ; le système politique évolue par étapes jusqu'à la démocratie péricléenne, alors que la cité, grâce au rôle qu'elle a joué dans les guerres médiques, maintient comme hégémôn de la Ligue de Délos sa domination sur bon nombre de cités insulaires et côtières. L'ouvrage, après avoir étudié la nature de cette hégémonie, s'intéresse aux relations que le régime politique de la cité entretient avec la domination maritime, puis met en évidence le lien entre le régime démocratique et la " culture " athénienne, qui prend valeur de modèle pour le monde grec : tandis que s'épanouissent l'éloquence judiciaire et politique et la réflexion historique, le genre dramatique profite de la suprématie athénienne dans le cadre des fêtes fastueuses consacrées aux divinités de la cité hégémonique, qu'honorent encore les édifices somptueux de l'Acropole. Athènes présente ainsi au Ve siècle, jusqu'à sa défaite de 404 face à Sparte, l'image d'une cité dynamique et ambitieuse, que son infatigable énergie pousse à vouloir toujours entreprendre davantage.

  • - Cet ouvrage vise à faciliter l'étude de l'histoire et de la civilisation grecques de l'Antiquité.
    - Véritable instrument de travail pour les étudiants de la 1 re année universitaire jusqu'à la préparation des concours.
    - Il apporte, de manière rapide et précise, les éclaircissements pour préparer exposés et examens.
    - Définit les notions d'ordre institutionnel, mais aborde aussi les notions d'ordre politique, religieux, économique et artistique, ainsi que certains aspects de la vie quotidienne des Grecs.
    - Ce lexique est enrichi de cartes, de croquis, de tableaux, d'un index, d'une chronologie générale et de tableaux généalogiques des principales dynasties, au total plus de 50 illustrations.

  • Cet ouvrage vise à faciliter l'étude de l'histoire et de la civilisation grecque de l'Antiquité.
    S'il privilégie les notions d'ordre institutionnel, ce lexique aborde aussi les notions d'ordre politique, religieux, économique et artistique, ainsi que certains aspects de la vie quotidienne des Grecs. Enrichi de cartes, de croquis, de tableaux, d'une chronologie générale et de tableaux généalogiques des principales dynasties, c'est un véritable instrument de travail pour les étudiants en histoire, en archéologie et en lettres classiques, de la première année universitaire jusqu'à la préparation des concours.
    Ce lexique apporte, de manière rapide et précise, les éclaircissements dont ils ont besoin pour préparer exposés et examens.

  • Ce volume réunit des études consacrées à l'appréciation morale du caractère des autres, fondée sur la lecture d'auteurs grecs et latins. Dans le champ de l'histoire des mentalités, elles portent sur la notion de caractère chez les philosophes, les orateurs, les historiens et les poètes.

  • Cet ouvrage collectif est consacré à un peintre renommé en son temps, Grand prix de peinture en 1797, et dont l'oeuvre se situe entre néoclassicisme et romantisme. La référence à l'Antiquité, continûment présente dans l'art européen et capitale à la fin du XVIIIe siècle, est au coeur de ce livre, richement illustré : comment Pierre Guérin, contemporain de David et Girodet, maître de Géricault et Delacroix, s'inspira-t-il de l'Antiquité, dans des oeuvres empreintes de tragique (Marcus Sextus, Phèdre et Hippolyte, Andromaque et Pyrrhus, Clytemnestre), marquées par le merveilleux mythologique (L'Aurore et Céphale, Iris et Morphée), ou évoquant par un décor à l'antique l'intemporel de l'allégorie ? Les auteurs, s'attachant à l'imaginaire personnel du peintre, recherchent ce qu'a été, dans le réseau d'histoires que racontent éternellement les mythes antiques, le cheminement créateur qui l'a mené à son oeuvre ultime, La Dernière Nuit de Troie.

  • Cette recherche se donne pour objet d'étudier comment la mentalité athénienne du Ve siècle percevait le phénomène de la trahison, comportement d'hostilité d'un proche envers sa communauté au bénéfice de l'ennemi extérieur. Même s'il n'existe pas pour les Athéniens de mot ou d'expression qui regroupe toutes les manifestations de ce comportement, le mot « prodosia », par lequel ils désignaient l'action de livrer un proche à l'ennemi, avec une extension de sens qui implique l'idée d'un abandon dans le danger, est le plus proche de notre mot « trahison ». Les Athéniens ont défini précisément les actes commis contre la cité dans ses rapports avec l'étranger en les soumettant à la procédure spéciale de l'eisangélie : les caractéristiques de l'entente avec l'ennemi au détriment de la cité permettent d'étendre à plusieurs d'entre eux la qualification de « prodosia », bien que la violence ouverte contre la patrie, acte d'adikia envers la communauté, considérée comme sacrilège dans la mentalité commune, ne puisse être désignée par ce terme. Il apparaît que la conception morale de la prodosia peut déborder sur la définition juridique étroite du terme, d'ordre militaire et diplomatique, qui désigne principalement la remise à l'ennemi d'un élément de la puissance de la cité. L'étude de cette période, qui va de 500 environ jusqu'aux premières années qui suivent la restauration démocratique de 403, montre que les crises et temps forts vécus par Athènes ont encouragé, en relation avec l'histoire d'autres États, le grand empire perse, mais aussi des communautés comparables, comme Sparte, Thèbes, ou les cités insulaires alliées, et malgré les luttes civiles, la formation d'un sentiment d'appartenance à une même communauté. Il apparaît qu'à la fin du siècle les Athéniens se trouvent dans la situation non plus de se construire une identité commune, mais bien d'avoir à gérer l'identité qu'ils ont forgée, avec les divergences qu'entraîne dès lors l'appréciation du passé quand de celui-ci on veut tirer des enseignements pour un environnement nouveau.

empty