Epure

  • Fleuron du Jura, lueur dans la nuit des vins oxydatifs, véritable phare du vignoble et spécificité française, tout comme l'éclairage automobile de la même couleur, le vin jaune n'est pas un vin facile.
    Produit dans toute l'aire d'appellation Jura, il revêt ses plus beaux atours (et un médaillon sur le torse) à Château-Chalon, seule AOP jurassienne exclusivement dédiée à ce divin breuvage. À tel point qu'il vaut mieux ne pas froisser la susceptibilité des vignerons du cru en parlant de vin jaune lorsque l'on boit du Château-Chalon. Six ans, ça fait un bail, en matière de vinification ! Mais le vin jaune se mérite et il faut savoir patienter jusqu'au premier week-end de février pour enfin pouvoir tremper son bec dans le cru vendangé sept millésimes plus tôt. La Percée du vin jaune, événement jurassien majeur au coeur de l'hiver, arrive à point pour réchauffer le gosier et le coeur d'une foule en délire venue affronter la rigueur du climat du Jura. Fête bacchique extrêmement populaire, la Percée met à l'honneur le roi des breuvages locaux en permettant à bon nombre de ses sujets de le déguster, dans des conditions pas toujours idéales. Trop frais, trop humide ou en trop grande quantité. Alors, le vin jaune, vin populaire, oui. Mais avant tout vin d'initié. Et, surtout, vin de gastronomie, qui ouvre le champ des possibles à table. Nul doute que ce petit fascicule épuré en livre quelques clés.

  • - Entre la poire et le fromage - Joue de boeuf à la cannelle - Sauté de porc pommes-cannelle - Couscous Bachir - Tajine de boeuf d'El Harrach, cannelle et pruneaux - Délices d'hiver - Sorbet de pommes, cannelle et caramel de Macvin - Crème catalane Carla de Barcelone - Liqueur digestive de la Douzaine - Petits gâteaux juifs aux dattes

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