Jacques Rougerie

  • Le 18 mars 1871, Paris, écrasé d'humiliation par la défaite devant les Prussiens, exténué par un siège de quatre mois, se révolte contre une Assemblée nationale monarchiste. La capitale va vivre pendant neuf semaines, une étrange, une impossible aventure, celle d'une république indépendante, la Commune. Adossée à la mémoire de la Grande Révolution, elle ne durera que soixante-douze jours. La dernière insurrection sociale du XIXe siècle sera sauvagement écrasée au cours d'une longue et sanglante semaine. Le souvenir tragique de cette aventure héroïque et utopique restera gravé dans la mémoire ouvrière : depuis 1885, socialistes et révolutionnaires font pèlerinage devant le mur des Fédérés au Père-Lachaise.
    Jacques Rougerie donne une lecture apaisée de ces jours qui appartiennent désormais à notre histoire.

  • Le 18 mars 1871, Paris, écrasé d'humiliation par la défaite devant les Prussiens, exténué par un siège de quatre mois, se révolte contre une Assemblée nationale monarchiste. La capitale va vivre pendant presque dix semaines, une étrange, une impossible aventure, celle d'une république indépendante, la Commune. Adossée à la mémoire de la Grande Révolution, elle ne durera que soixante-douze jours.
    La dernière insurrection sociale du XIX e siècle sera sauvagement écrasée au cours d'une longue et sanglante semaine. Jacques Rougerie narre cette aventure héroïque et utopique dans la première partie de ce livre, « Paris insurgé ». Puis, dans la deuxième partie, « Procès des Communards », il fait entendre les héros, grands ou anonymes, de ces semaines dont nous gardons le souvenir tragique. Devant le conseil de guerre : ils sont là, Louise Michel, Courbet, Rossel, Ferré et tant d'autres, parmi les 36 000 détenus dont aucun historien de la Commune n'avait jamais entendu la voix jusqu'à l'ouverture des 15 000 dossiers inédits de la justice militaire. Ce qui permet à Jacques Rougerie d'instruire ici publiquement, le nouveau procès des Communards, loin des mythes d'une sanglante bacchanale ou d'une révolution prolétarienne.

  • Paris libre 1871

    Jacques Rougerie

    • Points
    • 17 Mars 2004

    L'acteur principal de ce livre est la ville de paris, insurgée en 1871, paris " libre " comme on l'appelait alors.
    L'auteur analyse le rôle de paris en la traitant comme un être à part entière qui se meut, se révolte, se libère, s'effondre. il donne la parole aux témoins du temps, les introduit par un rapide commentaire et propose ensuite quelques pistes de réflexion pour aider le lecteur à mesurer le sens et la portée des événements. sont ainsi présentées " sur pièces " les principales phases de " l'année terrible ", comme la maturation de l'idée de révolte dans le paris en guerre, le soulèvement de la capitale puis la libération de la ville avant son écrasement.
    Au passage, l'auteur brosse un portrait réaliste et haut en couleur du " communeux ".

  • Eugène Varlin (1839-1871) est l'une des personnalités les plus attachantes du mouvement ouvrier du xix e siècle. Ouvrier relieur, il adhèra dès 1865 à l'Association internationale des travailleurs (1 re Internationale) au sein de laquelle il défendit contre la majorité le droit des femmes à travailler et à une rémunération juste. Il fut un militant infatigable, Jules Valès le décrivit ainsi : « Son activité était prodigieuse. Pendant des années, il se multiplia dans les associations ouvrières ; il fut l'âme de toutes les grèves, de toutes les manifestations. Son talent d'organisation se révéla dans toutes les créa- tions auxquelles il prit part. » Ses dons de maître d'oeuvre éclatèrent lors de la Commune où, au sein de la commission des finances, il coordonna le fonctionnement quotidien d'une ville assiégée de 2 millions d'habitants !
    Défenseur de l'une des dernières barricades, arrêté, lynché, il fut fusillé le 28 mai 1871. Il avait 32 ans.
    Ce livre n'est pas seulement une biographie classique, mais aussi la chro- nique du développement du mouvement des sociétés ouvrières des années 1860 qui doit tant à Varlin.

  • La Commune, objet « chaud », a longtemps divisé les historiens. Elle a eu sa légende noire, sitôt après l'événement, celle de la révolte sauvage des « ...

  • La Commune, objet "chaud", a longtemps divisé les historiens. Elle a eu sa légende noire, sitôt après l'événement, celle de la révolte sauvage des "barbares et bandits". Elle a eu aussi sa légende rouge : toutes les révolutions et les insurrections socialistes du XXe siècle se sont dites filles de l'insurrection parisienne de 1871. Cette légende a pu se révéler redoutablement déformante mais, à présent, une histoire apaisée de la Commune de Paris est devenue possible.
    Replacée dans l'ensemble plus large d'une France provinciale, l'événement - ces soixante-treize journées de la révolution parisienne achevées dans une répression sanglante - n'en devient pas pour autant un objet froid.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • La Commune, objet « chaud », a longtemps divisé les historiens. Elle a eu sa légende noire, sitôt après l´événement, celle de la révolte sauvage des « barbares et bandits ». Elle a eu aussi sa légende rouge : toutes les révolutions et les insurrections socialistes du XXe siècle se sont dites fille de l´insurrection parisienne de 1871.
    Cette légende a pu se révéler redoutablement déformante mais, à présent, une histoire apaisée de la Commune de Paris est devenue possible. Replacée dans l´ensemble plus large d´une France provinciale, l´événement - ces soixante-treize journées de la révolution parisienne achevées dans une répression sanglante - n´en devient pas pour autant un objet froid.

  • Telle est l'intime conviction de l'architecte Jacques Rougerie, persuadé qu'un jour l'homme tissera de nouveaux liens avec la " planète Mer ", matrice de toute vie sur Terre et garante de l'avenir des générations prochaines.
    Des " Mériens " qui, sous l'eau, prépareront notre futur dans l'espace. Cette vision s'incarne en Galathée - sa première maison sous-marine -, Aquaspace - trimaran d'observation voué à la célébration des splendeurs océanes -, Nausicaà et Océanopolis, phares de la connaissance au service de la préservation de l'environnement marin... Bientôt, SeaOrbiter- vaisseau d'exploration aux formes futuristes - voguera sur le plus grand fleuve de la mer : le Gulf Stream.
    Inspirées par le vivant, ces formes architecturales bioniques sont autant de ponts jetés entre les rêves des hommes, entre Terriens et créatures marines, désir et réalité, océan et cosmos. Posé par Paul Valéry, " un regard sur la mer, c'est un regard sur le possible ". Alors, lorsque sous la coupole de l'Institut de France, le nouveau membre de l'Académie des Beaux-Arts affirme devant ses pairs : " J'ai regardé la mer et j'ai rêvé des possibles ", le lecteur ne peut qu'être tenté de plonger avec lui.
    Dans le sillage de Jacques Rougerie, il croisera les astronautes-cosmonautes Jean-Loup Chrétien et Claudie Haigneré ; l'explorateur Jean-Louis Étienne ; l'environnementaliste Jean-Michel Cousteau ; les explorateurs des profondeurs Henri-Germain Delauze et Jacques Piccard ; et bien d'autres... Forts d'une expérience singulière, les vingt et un membres de ce Grand Equipage apportent leur propre éclairage à cette aventure hors du commun.

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