Anne Guglielmetti

  • Entre trois êtres qui semblent voués à la solitude, deux femmes que tout sépare - l'âge, le mode de vie, les expériences - et un jardin à l'abandon, un lien va se créer par-delà les mots, un lien salvateur pour tous les trois. Ce petit récit à la fois concret et suggestif nous entraîne dans le monde secret et délicat de ces affinités profondes, inexplicables, souvent indicibles, qui aident à grandir, à croître et à mûrir.
    Que l'on soit une femme simple et timide d'un certain âge, une adolescente rebelle ou un jardin livré aux mauvaises herbes, il suffit parfois d'une rencontre improbable pour retrouver le goût de la vie et poursuivre sa route. " Dans l'ombre grandissante, tournées vers un marronnier dont le faîte s'empourprait dans le crépuscule, nous nous tenions côte à côte sur la passerelle d'un navire qui avait, à notre insu, largué les amarres et entamé un voyage qui durerait plusieurs années, dure toujours...

  • Recueilli dans une abbaye bénédictine normande du XIe siècle, un jeune orphelin misérable que ses talents artistiques innés semblent destiner à mener l'existence de moine copiste, se voit détourné du chemin spirituel qu'on a tracé pour lui par la violence des événements qui secouent une époque en train d'accoucher d'une société nouvelle, quand une tâtonnante quête de soi tente de se substituer aux seuls dogmes de la religion. D'abbayes en abbayes, et de la Normandie au sud de l'Italie, ce roman initiatique convoque un Moyen-Age qui entre en intense résonance avec nos sociétés contemporaines au sein desquelles la demeure de l'être humain ne cesse de rester à bâtir.

  • Au domaine d'estère, roch vient de faire un infarctus : il lui faut quitter cette exploitation à laquelle il a tout donné durant trois décennies et dont il n'a jamais pu obtenir l'acte de propriété.
    Les fermages sont repris par marlin, un agriculteur ambitieux, et la maison rachetée par mathias, un jeune parisien pour qui roch va retracer l'histoire du domaine, depuis sa constitution, au seuil de la première guerre mondiale, jusqu'à son barbare démembrement.
    Objet de convoitise depuis près d'un siècle au sein d'un univers où la terre n'a cessé de dicter aux hommes sa loi, ce domaine paysan des origines en forme d'impossible éden correspond sans doute à l'une des figures les plus archaïques de notre imaginaire.
    Et ce roman de chair, de songe et de temps est sans conteste la plus belle invitation à revisiter notre rapport à ces lieux très anciens qu'avec nos passions, du fond des âges, nous n'avons jamais cessé d'habiter.

  • Il était une fois une maison si éloignée de la grande ville qu'il fallait, paraît-il, une journée de voyage en voiture pour l'atteindre.
    Du moins, c'était ce que disaient ses propriétaires. Et la maison était bien obligée de les croire, elle n'avait évidemment jamais voyagé (a-t-on déjà vu, à part en Amérique, une maison prendre la route ?) et elle ignorait tout de la métropole d'où venaient ses hôtes de l'été. Elle savait juste qu'une fois arrivés, ils se demandaient à voix haute comment ils faisaient le reste de l'année pour vivre dans le vacarme, la puanteur et la foule de la capitale.
    Une maison, un enfant, un soir de Noël et, peut-être, un miracle...
    Onze photographies de Jean-Christophe Ballot illustrent ce nouveau conte poétique d'Anne Guglielmetti.

  • Le domaine

    Anne Guglielmetti

    Au Domaine d'Estère, Roch vient de faire un infarctus : il lui faut quitter cette exploitation à laquelle il a tout donné depuis près de trente ans et dont il n'a jamais pu obtenir l'acte de propriété.
    Les fermages sont repris par Marlin, un agriculteur ambitieux et la maison rachetée par Mathias, un jeune Parisien pour qui Roch va retracer l'histoire du Domaine, depuis sa constitution au seuil de la Première Guerre mondiale par la fille Estère qui sacrifia sa vie à la "cause" de la terre, jusqu'à la barbarie d'un démembrement dont Roch, fasciné, va devenir l'impuissant témoin... Objet de convoitise depuis près d'un siècle au sein d'un univers originel où la terre n'a cessé de dicter aux hommes sa loi, l'impossible éden de la fille Estère puis de Roch, ce domaine paysan des origines en forme de jardin merveilleux, étrange et familier, ainsi que l'est la terre elle-même, correspond sans doute à l'une des figures les plus archaïques de notre imaginaire.
    Et ce n'est pas l'un des moindres mérites d'Anne Guglielmetti que de nous offrir, au fil de ce roman de chair, de temps et de songe, dont l'architecture se soutient d'une langue ample et somptueuse, l'une des plus fécondes manières de penser et de sentir à nouveau notre rapport à ces lieux très anciens qu'avec nos passions, du fond des âges, nous n'avons jamais cessé d'habiter.

  • Laerte, haut perchée sur son promontoire dominant la mer dans la beauté d'une baie méditerranéenne, recèle entre ses murs des amours qui transfigurent les êtres ou les entachent de frustrations, et de passions plus étranges encore où se mêlent souffrance et bonheur en une quête qui n'est plus celle de l'autre mais celle de l'absolu. Foisonnant de personnages et d'histoires, ce roman éclate en six parties comme autant de visages de cette ville qui, bien qu'explorée dans sa réalité la plus concrète, acquiert une dimension mythique dans laquelle le destin du fils recouvre celui du père. Les obsessions abolissent le temps chronologique tandis qu'un jeune homme apprenti-écrivain a pour maîtres un marin, un fou et un prisonnier. Avant que d'être un modeste bijou, la corne de corail est une amulette contre les sortilèges. Quand bien même pourrait-elle nous défendre à coup sûr des passions, bien peu l'accrocheraient à leur cou.

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