Les étoiles s'éteignent à l'aube

Traduction Christine Raguet - Langue d'origine : Anglais (canada)

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Lorsque Franklin Starlight, âgé de seize ans, est appelé au chevet de son père Eldon, il découvre un homme détruit par des années d'alcoolisme. Eldon sent sa fin proche et demande à son fils de l'accompagner jusqu'à la montagne pour y être enterré comme un guerrier. S'ensuit un rude voyage à travers l'arrière-pays magnifique et sauvage de la Colombie britannique, mais aussi un saisissant périple à la rencontre du passé et des origines indiennes des deux hommes. Eldon raconte à ...Frank les moments sombres de sa vie aussi bien que les périodes de joie et d'espoir, et lui parle des sacrifices qu'il a concédés au nom de l'amour. Il fait ainsi découvrir à son fils un monde que le garçon n'avait jamais vu, une histoire qu'il n'avait jamais entendue.

Grand format
20.00 €

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Dans une modeste ferme isolée de la Colombie britannique au nord-est des Etats-Unis, vivent Franklin Starlight, un jeune Indien de seize ans, et le vieil homme qui l’a recueilli tout petit. Les deux hommes mènent une existence harmonieuse au plus près de cette nature sauvage qu’ils aiment et respectent profondément. Le vieil homme (on n'apprendra son nom que beaucoup plus tard) n’est pas indien mais il tente d’enseigner au jeune homme une philosophie de vie qui le rapprocherait le plus possible de ses racines. 

« Quand il fut capable de tirer de façon aussi fiable qu’avec la 22, le vieil homme le laissa commencer à chasser. Ils prenaient les chevaux, traversaient le champ, remontaient pesamment jusqu’à la crête et quand ils étaient arrivés de l’autre côté, ces terres devenaient ce que le vieil homme appelait "le vrai monde". 

Pour le garçon, le vrai monde c’était cet espace de liberté calme et ouvert, avant qu’il n’apprenne à l’appeler prévisible et reconnaissable. Pour lui, c’était oublier écoles, règles, distractions et être capable de se concentrer et de voir. 

Dire qu’il aimait, c’était alors un mot qui le dépassait, mais il finit par en éprouver la sensation. C’était d’ouvrir les yeux sur un petit matin brumeux d’été pour voir le soleil comme une tache pâle au-dessus de la dentelure des arbres et avoir le goût d’une pluie imminente dans la bouche, sentir l’odeur du Camp Coffee, des cordes, de la poudre et des chevaux. C’était sentir la terre sous son dos quand il dormait et cette chaleureuse promesse humide qui s’élevait de tout. C’était sentir tes poils se hérisser lentement à l’arrière de ton cou, quand un ours se trouvait à quelques mètres dans les bois et avoir un nœud dans la gorge quand un aigle fusait soudain d’un arbre. C’était aussi la sensation de l’eau qui jaillit d’une source de montagne. Aspergé sur ton visage comme un éclair glacé. Le vieil homme lui avait fait découvrir tout cela. (...)

Je ne peux rien t’enseigner de ce que tu es, Frank. Tout ce que j’peux faire, c’est te montrer comment être une bonne personne. Si tu apprends à devenir un homme bon, tu seras aussi un bon inju ».



Franklin ignore tout de son histoire familiale; personne ne lui a jamais parlé de sa mère et il ne voit son père Eldon que lors de brèves et houleuses rencontres. Malgré l’amour qu’il lui porte, Eldon n’a pas su créer de liens avec ce garçon devenu aussi peu loquace que lui. 

Rongé par l’alcool, usé par une vie de labeurs et miné par la culpabilité, Eldon, qui sait sa fin proche, demande à Frank de l’emmener dans les montagnes afin d’y mourir et d’y être enterré comme un guerrier. 

La pérégrination sera laborieuse pour ces deux hommes qui ont tant à se dire et ne se connaissent pas. Franklin ira au bout de son devoir et de sa mission, portant, nourrissant et protégeant ce père extrêmement affaibli. 

Mais qu’en sera-t-il pour Eldon ? Durant ces quelques jours en tête à tête avec son fils au milieu de cette nature qu’il ne connaît plus, réussira-t-il à répondre aux questions de celui-ci, en particulier au sujet de sa mère ?

« Jimmy disait tout le temps que nous étions un Grand Mystère. Tout. Il disait que les choses qu’ils faisaient, ces Indiens d’autrefois, c’était rien d’autre que d’apprendre à vivre avec ce mystère. Pas le résoudre, pas s’y attaquer, pas même chercher à le deviner. Juste être avec. J’crois que j’aurais aimé apprendre le secret qui permet de faire ça.(…)

La plupart du temps, j’essayais de survivre, rien d’autre. Un ventre plein de haricots, c’est mieux qu’une tête pleine de pensées. Apparemment les histoires, ça n’a jamais vraiment aidé un type à s’en sortir. Tu piges ?

- Je crois, répondit le garçon. Moi, j’ai toujours voulu en savoir plus sur mes origines. (...) J’ai compris qu’il y a des choses pour lesquelles il faut de la patience. »

La nature, mère protectrice et nourricière pour qui a appris à la connaître et la respecter, magique et envoûtante, tient une place prépondérante dans cette sublime et bouleversante histoire de transmission. 

Ce texte est un baume revivifiant et apaisant, un antidote aux chagrins secrets.

Les étoiles s’éteindront sereinement à l’aube en laissant le lecteur profondément ému et reconnaissant.

Simple et puissant, ce roman magnifique et inoubliable est le premier livre traduit de Richard Wagamese, né en 1955 dans l’Ontario.

«  On est rien d’autre finalement. Que nos histoires. »

Autres informations

  • EAN 9782889273300
  • Disponibilité disponible
  • Nombre de pages 286 pages
  • Longueur 21 cm
  • Largeur 14 cm

Rayon(s) : Littérature générale > Romans & Nouvelles


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