L'extase totale ; le IIIe Reich, les Allemands et la drogue (postface Hans Mommsen)

Traduction Vincent Platini - Langue d'origine : Allemand

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La drogue est la continuation de la politique par d'autres moyens : telle est sans doute l'une des leçons les plus méconnues du IIIe Reich. Découverte au milieu des années 1930 et commercialisée sous le nom de pervitine, la méthamphétamine s'est bientôt imposée à toute la société allemande. Des étudiants aux ouvriers, des intellectuels aux dirigeants politiques et aux femmes au foyer, les petites pilules ont rapidement fait partie du quotidien, pour le plus grand bénéfice du régime : tout ...allait plus vite, on travaillait mieux, l'enthousiasme était de retour, un nouvel élan s'emparait de l'Allemagne. Quand la guerre a éclaté, trente-cinq millions de doses de pervitine ont été commandées pour la Wehrmacht : le Blitzkrieg fut littéralement une guerre du « speed ». Mais, si la drogue peut expliquer les premières victoires allemandes, elle a aussi accompagné les désastres militaires. La témérité de Rommel, l'aveuglement d'un Göring morphinomane et surtout l'entêtement de l'état-major sur le front de l'Est ont des causes moins idéologiques que chimiques. Se fondant sur des documents inédits, Norman Ohler explore cette intoxication aux conséquences mondiales. Il met notamment en lumière la relation de dépendance réciproque qui a lié le Dr Morell à son fameux « Patient A », Adolf Hitler, qu'il a artificiellement maintenu dans ses rêves de grandeur par des injections quotidiennes de stéroïdes, d'opiacés et de cocaïne. Mais, au-delà de cette histoire, c'est toute celle du IIIe Reich que Ohler invite à relire à la lumière de ses découvertes.

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La wehrmacht a consommé massivement, pendant le blitzkrieg et bien après, les drogues tout juste synthétisées par l’industrie allemande (et plus tard testées sur des juifs dans les camps). La Métamphétamine notamment (pervédrine à l’époque) servait à réduire la fatigue et désinhiber les soldats. Ce fait peu connu est brillamment disséqué par l’auteur qui en détaille les conséquences déterminantes sur le déroulement de la guerre. Au plus haut niveau du Reich, Hitler lui-même se voit injecté régulièrement d’énormes quantités de drogues diverses et parfois artisanales pour pallier à sa santé défaillante. 

Le journal de son médecin personnel, retrouvé dans les archives américaines en témoigne abondamment. 

Les effets sur son jugement et ses décisions seront incalculables (voir chapitre High Hitler).

Autres informations

  • EAN 9782707190727
  • Disponibilité disponible
  • Nombre de pages 255 pages
  • Longueur 24 cm
  • Largeur 15 cm

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